CARBURE DE FER
que ; si l’on sature l’acide libre qui se trouve dans la dissolution, soit par un alcali, soit par de l’oxide ferreux, et qu’on laisse la liqueur exposée à l’air pendant quelque temps, ilse précipite une poudre blanche, quiest duphosphate ferrique. Bergman , qui fît le premier cette remarque, ayant trouvé que la poudre blanche pouvait être réduite par le charbon en une masse métallique d’un gris d’acier, la considéra comme un métal particulier, auquel il donna le nom de sidéî'um ; mais Rlaproth a fait voir que ce métal contient du fer et du phosphore, et Scheele a prouvé que la poudre blanche est du phosphate ferrique.
Carbure de fer. Le fer a beaucoup d’affinité pour le carbone; mais les différentes proportions dans lesquelles il peut se combiner avec lui , ne sont pas bien déterminéès. Autrefois on regardait la plombagine comme un surcarbure de fer. J’ai déjà dit, en parlant du charbon, que cette substance n’est que du carbone sous une forme particulière, qui contient accidentellement du fer, mais dans laquelle ce métal n’entre jamais comme corps essentiel à son existence. Les plus hauts degrés de carburation du fer s’obtiennent , en soumettant des sels de fer à acides végétaux, dans des vases clos, à la distillation sèche; alors il ne reste à la fin que du fer et du carbone combinés ensemble. Mais jusqu’à présent ces combinaisons n’ont pas été soumises à un examen spécial, parce qu’on les a regardées comme de simples mélanges de carbone et d’oxide ferreux. Les seules qui aient attiré l’attention des chimistes sont celles qui se forment quand on décompose, par la distillation sèche , à une température assez élevée, les doubles cyanures anhydres de fer et d’un autre métal ; il se dégage alors du gaz nitrogène, et le carbone reste en combinaison avec ces métaux. Les cyanures doubles des radicaux des alcalis fixes ne sont pas sensiblement altérés par la chaleur qui suffît pourfendre le verre; mais ceux des radicaux des terresalcalines sont décomposés de telle manière que le cyanure de fer abandonne son nitrogène, et qu’il se