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SELS DE LITHIUM

Suif otung State sadique. Il s’obtient de même que le sulfotungstate potassique. Il cristallise difficilement. La meilleure manière de l’avoir sous forme de cristaux, consiste à abandonner sa dissolution alcoolique à l’évaporation spontanée. Les cristaux sont rouges, et ils ont une forme confuse. Ils s’humectent à l’air, et y deviennent jaunâtres.

Avec un excès de base , on obtient un sel également soluble dans l’alcool, qui est très-déliquescent, et qui se décompose bientôt à l’air.

Sulfate llurate trisodique. 11 ne cristallise pas, mais se dessèche en une masse saline jaune, que l’air décompose promptement.

' III. Sels de lithium.

Les sels de lithium se distinguent par la propriété que possède la litbine, de former un sel peu soluble avec l’acide phosphorique. Une dissolution saline renferme du lithium, quand elle n’est pas précipitée à froid par la potasse caustique, ni à la température de l’ébullition par le carbonate potassique; quand elle est troublée, lorsqu’on l’évapore, après y avoir ajouté du phosphate sodique ; et quand , après la dessiccation de cette liqueur, on obtient une masse saline qui, reprise par l’eau, laisse une poudre blanche, qui gagne lentement le fond du vase. En générai, les sels de lithium se distinguent par leur grande fusibilité, qu’ils communiquent même à d’autres sels, auxquels on en ajoute une petite portion. Si l’on enflamme une dissolution alcoolique d’un sel de lithium, elle brûle avec une flamme rouge purpurine. Si I on fait un mélange d’une partie de spath-fluor en poudre fine et d’une partie et demie de sulfate ammonique, qu’on en ajoute un peu à un sel solide contenant du lithium , et qu’on chauffe le tout au chalumeau , la flamme se colore d’abord en vert, par suite de la décomposition de l’ammoniaque , puis , quand la masse fond , en rouge pourpre.

FLUORURE BORICO-LITHIQÜE.

A. Sels haloîdes de lithium.

Chlorure lithiqiie (muriate de lithine). Il est très-soluble dans l’eau ^ et cristallise en cubes, quand on évapore la dissolution à l’aide de la chaleur. Ce sel est plus déliquescent qu’aucun autre, se dissout dans l’alcool anhydre, entre facilement en fusion, et répand des fumées quand il est chauffé jusqu’au rouge.

Lorsqu’on laisse le chlorure lithique exposé à l’air, jusqu’à ce qu’il soit tombé en déliquescence et fondu, on obtient , d’après Hermann , au bout de quelque temps, de gros cristaux réguliers, qui contiennent 4^ ' pour cent d’eau de cristallisation , c’est-à-dire quatre fois autant qu’il en faudrait pour oxider le lithium. Si l’on enlève ces cristaux en les saisissant avec les doigts, et qu’on les pose sur du papier joseph, les parties qui ont été en contact avec les doigts , deviennent à l’instant même opaques, phénomène qui se propage dans toute la masse; et lorsqu’on touche les cristaux ainsi devenus opaques , ils se réduisent sur-le-champ en une poudre cristalline.

Fluorure lithique. Fluorure neutre. Il est à-peuprès aussi peu soluble dans l’eau que le carbonate. Quand on évapore la dissolution de ce sel, il se dépose à la surface du liquide de petits cristaux qui ressemblent, après la dessiccation, à une poudre farineuse très-fine; celle-ci, vue au microscope, paraît composée de cristaux opaques et se fond, au rouge naissant, en une masse transparente, qui perd sa limpidité en se solidifiant. 2° Fluorure acide. Plus soluble que le sel précédent , il se dissout cependant difficilement. La dissolution donne de petits cristaux qui se décomposent et passent à l’état de fluorure neutre, quand on les expose à la chaleur rouge.

Fluorure boricodithique. On le prépare eu précipitant le sulfate lithique par le fluorure horico-barytique. Il se dissout facilement dans l’eau; la dissolution donne , par une lente évaporation à + 4^ de

49<^> PHOSPHATE SODfCO-LITHlQPE.

gros cristaux prismatiques. Expose à Fair, il s’humecte, redevient liquide et dépose alors de petits cristaux rhomboëdriques dont la composition n’est pas encore connue.

Fluorure silicico-lithique. Il se dissout difficilement dans l’eau, et devient plus soluble par un excès d’a» eide. Par l’évaporation, il cristallise en petits grains qui, ^us au microscope, se présentent comme des prismes à SIX pans. Lorsqu’on le conserve pendant long-temps dans la bouche, on s’aperçoit qu’il a une saveur amère aigrelette. Il entre en fusion à la chaleur rouge, mais retient le fluoride silicique avec opiniâtreté.

B. Oxisels de lithium.

Sulfate lithique. Il cristallise en prismes plats ou en tables ; les cristaux sont plus volumineux quand la dissolution contient un excès d’acide, mais il ne se forme point de sursel. Ils renferment i4, 20 pour 100 d’eau, dont l’oxlgène est égal à celui de la lithine. Le sel pur n’entre pas en fusion à la chaleur rouge; mais quand il se trouve mêlé avec une petite quantité d’un autre sulfate, il fond au rouge naissant ; et lorsqu’on y ajoute du sulfate calcique, même en proportion très-petite, il fond au-dessous du rouge. Il est très -soluble dans l’eau , et n’éprouve aucune altération de la part de l’air. L’alcool le dissout aussi en petite quantité.

Nitrate lithique. C’est un sel très -soluble qui cristallise par une lente évaporation : il est extrêmement fusible, s’humecte promptement à l’air, et a la même saveur que le nitre.

Phosphate lithique. N Phosphate neutre. Il est si peu soluble, que quand on ajoute de l’acide phosphorique à une dissolution d’acétate lithique, presque tout le phosphate formé se précipite au bout de quelque temps.

Surphosphate. Il est très -soluble dans l’eau; et quand on livre la dissolution à l’évaporation spontanée, il cristallise en grains transparens.

Phosphate s odico -lithique. On l’obtient en ajou-

PHOSPHATE SODICO-LITHIQIJE. 49*

tant du phosphate sodique à la dissolution d’un sel lithlque, que l’on évapore ensuite à siccité.- La liqueur se trouble quand on fait le mélange ; cependant la majeure partie du sel double ne paraît se former que pendant la dessiccation de la masse saline. En traitant celle-ci par une petite quantité d’eau, le sel double reste sous forme d’une légère poudre blanche. Il est insoluble dans une liqueur contenant des phosphates, très-peu soluble dans l’eau froide et un peu plus soluble dans l’eau bouillante. Dans ce sel double, les deux phosphates contiennent la même quantité d’acide phosphorique. Le sel qui a été soumis à la calcination renferme j5,o8 pour loo de lithine. Le phosphate sodico-lithique est si peu soluble dans l’eau froide, que sa formation sert à constater la présence de la lithine dans les dissolutions qui n’en contiennent que des traces. On commence par ajouter du carbonate sodique à la dissolution, on l’évapore à siccité, on calcine la masse et on la reprend par l’eau ; par ce moyen on parvient à éliminer les terres et les sels , que l’acide phosphorique pourrait précipiter. On mêle ensuite la liqueur avec du phosphate sodique pur (j), et on l’évapore jusqu’à siccité. En traitant la masse saline par l’eau, le sel double reste. Par son aspect, il ressemble parfaitement aux combinaisons insolubles de l’acide phosphorique avec la chaux ou la magnésie; mais il en diffère par les caractères suivans.Mêlé avec du carbonate sodique, et chauffé sur une feuille de platine jusqu’au point d’entrer en fusion , le sel double se fond en une masse transparente, qui perd sa limpidité en se solidifiant. Les sels terreux, au contraire, ne fondent pas avec le carbonate alcalin. Si l’on fait l’essai sur du charbon, le sel double

(i) Pour être sûr que ce phosphate ne contient aucun phosphate terreux, on ajoute du carbonate sodique à la dissolution, on l’évapore à siccité et on traite le résidu par l’eau; s’il contenait un phosphate terreux, ce qui ariive ordinairement, ce sel reste indissous.

49^ MALAXE LITHIQUE.

fondu s’introduit avec le carbonate sodique dans ie charbon; les sels terreux au contraire restent sur le charbon pendant que le sel sodique est absorbé.

Carbonate lUhlqiLe. 11 est très-peu soluble, entre en fusion au rouge-brun , et laisse une masse d’un blanc d’émail, à cassure matte. Sa dissolution aqueuse dé^ pose pendant l’évaporation une croûte saline irrégulière. Ce sel est insoluble dans l’alcool. Api'ès avoir été saturé de gaz acide carbonique, il est un peu plus soluble, et donne, par l’évaporation spontanée, une croûte de petits grains cristallins , qui décrépitenf fortement quand on les chauffe. On rencontre le carbonate lithique à 1 état de dissolution dans quelques eaux minérales de la Bohême.

Oxalate lithique. Ce sel cristallise , quoique difficilement, en masses salines peu volumineuses et opaques qui affectent la forme de champignons; il se dissout facilement dans l’eau. Avec un excès d’acide, il forme un sel peu soluble, qui se dépose à l’état de petits grains cristallins transparens.

Borate lithique. Ce sel ressemble au borax ; sa saveur et ses réactions sont alcalines. Au feu il se hoursouffle, puis se fond en un verre limpide.

Acétate lithique. Ce sel est déliquescent et donne, par une évaporation prolongée, une masse semblable a de la gomme, qui n’offre aucune trace de cristallisation.

Tartrate lithique. Il est très-soluble, surtout quand il contient un excès d’acide. La dissolution s’effleurit pendant l’évaporation. Quand on neutralise le bitartrate potassique ou sodique par du carbonate lithique, il se forme un sel double qui se dissout facilement dans l’eau, et donne, par l’évaporation, des cristaux prismatiques, qui s’effieurissent à la surface , quand on les laisse en contact avec l’air.

Mucate lithique. H forme des aiguilles blanches et brillantes, qui perdent leur transparence à l’air et se dissolvent facilement dans l’eau.

Maiate lithique. En évaporant la dissolution de ce

SULFHYDRATE LITHIQLTE.

sel, soit neutre, soit avec excès d’acide, on obtient un sirop incristallisable , qu’on ne peut réduire, à l’aide d’une douce chaleur, eh une masse saline solide.

Benzoate lithique. Il se dessèche, par l’évaporation , en une masse blanche, opaque, nullement cristalline, qui se dissout facilement dans l’eau.

Sélénite lithique. Il s’humecte à l’air, entre en fusion au-dessous de la chaleur rouge, et donne un liquide jaune qui se prend, par le refroidissement, en une masse cristalline, translucide, à éclat nacré, composée de, grandes lames.

Chromate lithique. Il est très-soluble , et cristallise en prismes obliques, de couleur jaune.

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