IV. Il
l6a SULFATE TRIBA91QÜ£.
la liqueur commence à prendre une réaction alcaline« C est un
précipité bleu vert, composé de GuS + 3Guä+H. Le sel supporte rébullitiou j sans que le dernier atome d*eau s'en sépare« D'après Denham Snäth^ il perd d*abord, à +aoo% i atome d*eau, en prenant une couleur verte; mais, humecté ou cbauflë, il ne la reprend pas. A une chaleur plus forte , l'hydrate cuivrique perd aussi ses 3 atomes d*eau, mais il les recouvre lentement à Tair; il les reprend immédiatement et avec dégagement de chaleur, lorsqu'on l'humecte; il redevient ainsi vert.
Suivant Z>0AAa«n Smith^ on obtient un précipité très-léger d'un bleu pâle, quand on mêle une solution très-étendue de sulfate cuivrique avec une solution également très-étendue d'hydrate potassique, de manière que la liqueur devienne à peine sensiblement alcaline. Ce précipité, lavé et desséché, contient a atomes d'eau de plus que l'hydrate, conséquemment i atome d'eau de plus que le sel précédent, dont il partage du reste la composition.
Ce produit a été trouvé, comme minéral, au Mexique. La com-
position de ce minéral est, d'après Berthier^=zC\xS+ZG\xW+M. On l'a aussi rencontré près de Krisuvig, en Islande ; c'est pourquoi on lui a donné le nom de krisuvigite, La moitié du composé a, suivant Forchhammer^ perdu un atome d'eau, et ne renferme plus que 3 atomes, c'est-à-dire, exactement la quantité nécessaire à la formation de l'hydrate cuivrique.
Il résulte de ce qui précède, qu'en ajoutant, à une solution aqueuse de sulfate cuivrique, de la potasse caustique par petites portions successives, il se précipite d'abord le sel bibasique; et le sel double qui se produit donne ensuite le sel tribasique, dont la quantité augmente à mesure qu'on continue la précipitation , pourvu que le sel double ne soit pas totalement décomposé. Lors' qu'on recueille ensuite le précipité, on y trouve le sel neutre combiné avec plus de a atomes, mais moins de 3 atomes d'oxyde hydrique. Si l'on ajoute l'alcali jusqu'à précipitation complète de l'oxyde cuivrique, le précipité qu'on obtient est un mélange de a Cu' S 4- Cu* S. L'excédant d'alcali diminue la quantité du premier, et augmente celle du dernier. Brunner trouvai ainsi un soussel analogue, composé de 4 atomes d'acide sulfurique, i5 atomes d'oxyde cuivrique et la atomes d'eau, évidemment un mélange de (Cu S + aCu H -4- H) H- 3(Cu S + 3Cu H). P^r l'addition d'un excès d'alcali, tout &«} change eu sel tribasique.
SGLFAT£ CUPRICO-ÂUMOlflQUE. |()3
c. Sulfate quadribasique^ Cn" S=CuS + 4C!u. On l'obtient, suivant Denham Siniih^ eu traitant le sulfate cuÎTrique par Thjdrate potassique en faible excès ; c'est un précipité léger, bleu , qui , pendant le kyage et la dessiccation, tend à changer de couleur et à devenir vert foncé. On ne réussit à Tobtenir avec sa couleur
intacte qu'en le lavant, le pressant, et le desséchant promptement«
Il se compose de CuS+ 4GuH+H. Chauffé doucement sur un bain de sable, il perd i atome d'eau, et devient d'un vert olive foncé. Il est difGcile de décider si i atome d'hydrate cuivrique, qui contribue à l'altérabilité du sel, ne s'y trouve pas à l'état de mélange mécanique.
a. Sulfate heptabasique^G\x^S:=zQMS'\-'jCM, On l'obtient, sui«
vant Kane^ en mêlant une solution de sulfate cuivrique avec de l'hydrata potassique , jusqu'à ce que tout l'oxyde cuivrique soit précipité. Kane le décrit comme étant coloré en vert pré, et composé de 8,83 acide sulfurique, 68,00 oxyde cuivrique, et a3,i7
pour cent d'eau==CuS + 7CuH-f-5H. A-f- i5o% îl perd la moitié de son eau ou 6 atomes; à-f-aSo', il perd aussi l'autre moitié, n brunit, et, mis dans leau, il en reprend tout ce qu'il avait perdu, et même un peu au delà. Denham Smith a essayé en vain de préparer ce sel d'après le précepte de Kane.
Sulfaté cuprico'potassique^ KS+CuS. Il forme de gros cris* taux bleus, réguliers, contenant ^4)4^ pour cent ou 6 atomes d'eau de cristallisation. Privé d'eau et fondu, il cristallise pendant le refroidissement ; mais , au moment de se solidifier, il se réduit en poudre fine avec bouillonnement. Ce phénomène curieux se renouvelle toutes les fois que le sel est fondu. Lorsqu'on chauffe une dissolution de ce sel au-dessus de + 60°, il se trouble et dépose un sel double basique, qui, d'après l'analyse de Brunner^ est formé de I atome de sulfate potassique neutre, 3 atomes de sulfate cuivrique neutre, i atome d'oxyde cuivrique et 4 atomes d'eau , et dont la composition pourrait être représentée par un atome d'hydrate cuivrique, i atome de sel double et 3 atomes d'eau, z=Cu8 ^^S-|. 3CuS-t-3H). Lorsqu'on fait bouillir ce sel avec de l'eau, il reste un mélange de i atome de sel tribasique et de 3 atomes de sel quadribasique insolubles.
Sulfate cuprico^ammoniqucy NH*S+GuS. C est un sel double^
It*
lG4 SULFATE GUPRiGO-CODALTlQUE.
trèc-soluble, et formant des cristaux blancs. Il contient 34)4^ pour
cent ou 8 atomes d'eau.
Sut/aiecuivriqiteammoniacaljCiiS+ii^W+U. Lorsquon dissont du sulfate cuivrique dans Fammoniaque caustique, et qu'on mêle la solution avec de lalcool ou qu on ajoute de lammoniaquc à sa surface, il se produit, dans le premier cas, un précipite crisuHin bleu foncé, et, dans le dernier, des crisUux prismatiques plus gros d'un bleu foncé, qui sont le composé dont il s*agit. Chauffé jusqu à + i5o" dans un vase distilla toire, il perd , d'après Kane, l'atome d'eau en même temps que i équivalent d'ammoniaque, et il
• • • • laisse pour résidu CuS+Nff, sous forme d une poudre vert
pomme. Traitée par l'eau, celle-ci dégage de la chaleur et devient verte. L'excès d'eau peut être évaporé à une température qui ne dépasse pas + aS*"; il reste ensuite une poudre bleue, qui est CuS H-NH^-t- 2g. Le sel bleuit aussi, quoique lentement, à l'air humide. Le composé anhydre , soumis à une chaleur qu'on élève graduellement jusqu'à +260% peut perdre son ammoniaque, de manière qu'il reste du sulfate cuivrique. Mais si on le chaulTe rapidement à une température plus élevée, il se sublime du sulfiite ammonique, et il reste un mélange de sulfate cuivrique et d'oxyde cuivreux.
Lorsqu'on laisse le sulfate cuivrique ammoniacal bleu à lair, il se décompose peu à peu, exhale de l'ammoniaque, devient bleu clair, et enfin vert. Etant soumis à la distillation, il se décompose, donne dé l'ammoniaque et du sulfite am monique, tandis qu'il reste dans la cornue un mélange de sulfate cuivrique et cuivreux. Le sel double est très-soluble dans l'eau, mais la dissolution se décompose quand on l'étend de beaucoup d'eau ; il se précipite du sulfate cuivrique quadribasique , et il reste dans la liqueur du sulfate ammonique, avec un excès d'ammoniaque. Ce sel est employé en médecine, et connu, dans les pharmacies, sous le nom
de ciävf^ ammoniacal. D'après H. Rose^ i atome de sulfate cui-
Trique anhydre absorbe 5 atomes simples d'ammoniaque =aGii S + 5NH'.
Sulfate cuprico-cobaltiqiie y 2CoS-+-CuS. D'après Liebig^ on l'obtient en dissolvant ensemble les deux sels, et évaporant la dissolution jusqu'au point de cristallisation. H a la même forme et contient les mêmes multiples d'eau que le sel cobaltique simple.
WITRATE CUlvnrQIlF. DIBASIQVK. l65
Dtthionates (hyposulfates) cuU'Hques. a, Sel neutre^ CuS. On le prépare, d'après Heeren y en décomposant le sulfate cuivrique par Thyposulfate barytique. Il cristallise en petits prismes , est trèssoluble dans Feau, insoluble dans Talcool, et légèrement efflorescent à Fair sec. Quand on le chauffe, il décrépite fortement. Les cristaux contiennent 24>47pour cent ou 4 atomes d'eau,
b. Dithionate basique. On Tobtient sous forme d un précipité vert bleuâtre, quand on ajoute une petite quantité d'ammoniaque à la dissolution du sel neutre. Il est peu soluble dans l'eau, et verdit le sirop de violettes. Quand on le chaufle, il devient d'un jaune d'ocre. Il contient environ i3 pour cent d'eau.
Dithionate cuprico-ammonique. On l'obtient en sursaturant d'ammoniaque le sel simple. Le sel double se dépose de la dissolution bleu foncé en petits cristaux de la méii^e couleur. Il se dissout assez difficilement dans l'eau, et ne s'altère pas à l'air.
Le sulfite et le dithionite cuivriques n'existent pas, parce qu'ils forment de l'acide sulfurique aux dépens de l'air, avec réduction de
l'oxyde cuivrique à l'état d'oxyde cuivreux.
• • •• Nitrates cuivriques, a. Sel neutre , Cu N. Il forme une belle dissolution bleue, qui cristallise après l'évaporation. Il cristallise à froid, en tables rhomboidales bleues, contenant 6 atomes d'eau; évaporés dans le vide sur l'acide sulfurique, ces cristaux perdent la moitié de leur eau, et deviennent par là opaques. A chaud, le sel cristallise en prismes , contenant 3 atomes d'eau. Ces deux espèces de cristaux attirent l'humidité atmosphérique, et se dissolvent aisé« ment dans l'alcool. Le sel détone légèrement quand on le jette sur des charbons ardents, ou quand, après l'avoir mêlé avec du phosphore, on le frappe fortement. Lorsqu'on l'enveloppe solide* ment dans une feuille d'étain très-mince, et qu'on place le tout dans un endroit modérément chauffé, l'étain s'oxyde avec une telle violence, qu'assez souvent certains points de la masse entrent en ignitiou. Si Ton plonge un morceau de papier dans la dissolution alcoolique de ce sel , et qu on le tienne ensuite devant le feu, il s'enflamme à une température qui serait insuffisante pour faire fondre Tétain.
*. Nitrate cuivrique bibasique^ Cu'N=Cu N + aCu. On l'obtient en chauffant Tacide du sel neutre à une chaleur modérée, soit en mêlant ce sel avec un alcali caustique, en ayant soin de ne
l66 PHOSPHATS CUIVRIQUF.
pas mettre celui-ci en excès. Il est insoluble, et cl*un vert clair. On obtient ce même sel en faisant bouillir une dissolution de nitrate cuivrique avec du cuivre métallique. Il contient 5 pour cent ou i atome d*eau, qui, diaprés Graham^ ne s*en va que lorsque ce sel
commence à se décomposer.
Nitrate cuprico-ammonique ^ NH^N+CuN. Il forme un sel très-soluble, cristallisable. En poussant trop loin l'évaporation de la liqueur, le sel brûle avec détonation et brise le vase, même quand il est mêlé avec d'autres sels. La raison de cela semble être que le sel ammoniaque devient plus stable par sa combinaison avec le sel cuivrique; et cette stabilité s'oppose à toute décom« position successive, jusqu'à ce que la température soit tellement élevée que le tout brûle en un instant.
Nitf'ate cuivrique ammoniacal. On ne Tobtient pas en mêlant le nitrate cuivrique avec l'ammoniaque et ajoutant ensuite de Talcool, car il ne se précipite rien. Mais on lobtient en faisant absorber au sel cristallisé du gaz ammoniac; use produit ainsi une poudre volumineuse , blanc foncé. On peut aussi le préparer en plaçant sous une cloche de verre, dans deux vases ouverts, une dissolution concentrée de nitrate cuivrique, et une autre, également concentrée, d ammoniaque. Au bout de quelques heures, le sel basique se dépose de la dissolution de cuivre, sous forme d'une poudre cristalline, qui, reçue sur du papier et séchée, parait d'un bleu tirant
sur le pourpre, semblable à de Tindigo trituré. D'après Kane^ il
est=CuJK-+-aNH'. En dissolvant le sel dans l'eau chaude jusqu'à saturation complète de la liqueur, il cristallise par le refroidissement. Jeté dans le feu , il se décompose sans détonation , mais avec un bruit semblable à celui produit par une fusée qui brûle.
Nitrite cuivriqucy CuN, Il a été peu examiné. On l'obtient en décomposant le nitrate plombique par le sulfate cuivrique. La dissolution de ce sel est verte; il se décompose à l'air, surtout quand on le chauffe , et donne du nitrate. ^
Phosphate cuivrique^ Gu*P. On l'obtient en décomposant le sulfate cuivrique par un phosphate soluble. C'est une poudre verte, insoluble , qui perd son eau de cristallisation et devient brune quand on la calcine. Il se dissout dans un excès d acide phospho^ rique, et le sel acide se dessèche en une masse verte, gommcuse«
BBOMÜTE CUfVRIQUE. 167
Dans la natur«on trouve des souspkosphates cuiuriqueSy Cu^P +
5H et Cu^P + ^H^ à Tétat de minéraux verts, dont la surface
noircit avec le temps ; changement qui est dft à ce que le sel perd
son eau de cristallisation.
• • • • Phosphite cuii^rfquey Cu*P. Il se précipite sous forme d'une
poudre d'une belle couleur bleue. Quand on le chauffe, il donne d'abord de l'eau, puis du gaz hydrogène, et laisse une masse brune, fondue, contenant du surphosphate cuivrique et du cuivre métallique.
Hjrpophosphîte cuivrique^ Gu P. Il se dissout en bleu dans l'eau. Lorsqu'on chauffe la dissolution, qu'on la concentre dans le vide ou qu'on l'abandonne pendant longtemps à elle-même, le cuivre s'en précipite à l'état métallique. On ne peut doqc obtenir ce sel qu'en dissolution étendue , et on prépare celle-ci en dissolvant
l'hydrate cuivrique dans l'acide hypophosphoreux étendu.
Perchlorate cuivrique^ Cu G\, Pendant l'évaporation au moyen de la chaleur, il forme des cristaux volumineux, réguliers, bleus
et déliquescents.
Chlorate cuivrique^ Cu€l. Le meilleur moyen de l'obtenir consiste à décomposer le chlorate barydque par le sulfate cuivrique. Par l'évaporation de la liqueur filtrée dans le vide, il se produit, suivant fFaechter, une masse sirupeuse, verte ^ épaisse, qui devient cristalline par le refroidissement. Les cristaux renferment 6 atomes ou 31,96 pour cent d'eau. Le sel fond à +65"", mais il ne se solidifie qu'après avoir été refroidi au-dessous de + ao^ A + xoo% il se dégage des bulles gazeuses, dont chacune cause une détonation. Si on le maintient au-dessous de + 100" jusqu'à ce qu'il ne s'en dégage plus rien , il reste un soussel solide vert, qui ne se décompose qu'environ à + a6o^ Ce sel contient de l'acide
chlorique, et est insoluble dans l'eau.
Bromate cuivrique ^ CuBr. On l'obtient comme le sel précédent,
ou en dissolvant le carbonate cuivrique dans l'acide bromique. lyjàpTès Rammelsberg j il est si soluble, qu'on ne l'obtient que difficilement en.cristaux réguliers. Ces cristaux sont bleu vert, et renferment 5 atomes ou 22,16 pour cent d'eau. Ils s'effleurissent dans le vide sur lacide sulfurique, et tombent en une poudre d'un vert clair ; mais ils ne perdent toute leur eau qu'en commen*
|68 lODlTE CITIVRIQUE.
çant à se décomposer à environ -f- aoo°. Le sel laisse , après la cal« cinatlon , un bromure basique.
Bromate quinquébasique^ Cu*Br= CuBr + 5Cu H + 5H. Il se précipite sous forme d'une poudre vert clair , lorsqu'on précipite le bromate neutre incomplètement par l'ammoniaque. II renferme 90,17 pour cent d'eau.
Bromate cuii^rique ammoniacal ^ Cu Br+aNH*. Il se précipite quand on traite par l'alcool une solution de bromate cuivrique neutre, mêlée d'ammoniaque en excès ; le précipité se réunit en petites aiguilles bleu foncé, anhydres, qui, par la chaleur, sont décomposées avec production de lumière. Ces cristaux se dissolvent dans une petite quantité d'eau , mais se décomposent par l'addition d'une plus grande quantité de ce dissolvant, eu laissant un sel basique.
lodatecuiçriqueyCulAl se précipite sou s forme d'une poudre vert bleu, quand on mêle une solution d'iodate sodique avec du sulfate cuivrique. Si les solutions sont étendues, le précipité est manifestement cristallin. Il contient, d'après Rammelsberg^ a atomes de sel, 3 atomes ou 6>38 pour cent d eau. Use dissout dans 3o parties d'eau froide et i54 ^ parties d'eau bouillante. D'après Milien^ l'acide iodique donne un précipité bleu clair dansia solution très-étendue d'un sel cuivrique; le précipité se redissout par l'agitation, et laisse, au bout de quelque temps, déposer des grains cristallins bleus. Le sel bleu clair qui se redissout paraît être hydraté; le sel grenu, de couleur plus foncée, contient i atome ou 4)18 pour centd'eau, qui s'en va entre +a3o^et + a4o^, pendant que le sel noircit. Suivant le même chimiste , Thydrate cuivrique, lavé à l'eau bouillante et traité par une quantité suffisante d'acide iodique, se change en une poudre grisâtre couleur olive, qui a la même composition que le sel bleu foncé ^ mais qui, pour perdre son eau, exige une température de +40'' plus élevée , ce qui paraît indiquer deux modifications isomériques. A la température à laquelle le sel bleu
perd toute son eau , le sel couleur olive n'en cède que les deux
• ... • tiers, en se transformant en 3ÇuI + H. L'oxyde cuivrique calciné, étant agité avec la solution d'une quantité suffisante d'acide iodique, ne change pas d'aspect; mais il absorbe 'tant de l'acide iodique que de l'eau, et devient, suivant le même chimiste,
GARBOBTATK MON OB A S IQITE. 169
= 3CuI+3Cu4-H. Lorsqu'on fait bouillir l'oxyde avec racide,il se produit le sel couleur olive.
lodate cuiçrique ammoniacal. Pur le refroidissement d'une solution d'iodatc cuivrique neutre, saturé a chaud dans Tamnio-
niaque, le sel cristallise en prismes bleu foncé , =:Gu 1+ sN H + 3H.
Carbonate cuwrique^ Cu C. On n'a pas pu l'obtenir isolément, mais seulement en combinaison avec l'oxyde ou l'hydrate cuivrique, auquel il s'unit en plusieurs proportions.
a. Carbonate sesquibasique ( azur de cuivre ), Cu'C* 4-H= aCu
C + CuH. Il se rencontre naturellement cristallisé en prismes rhomboïdaux, près de Chessy en France, et dans plusieurs autres localités. Il est d'un beau bleu foncé ; réduits en poudre, ses cristaux donnent une belle couleur bleu céleste, fort recherchée sous le nom de bleu minéral. Autant que je sache, on n'est pas parvenu à le préparer artificiellement, bien qu'on rencontre dans le corn« mcrce une matière colorante tout aussi belle, mais qui n'a pas la même composition.
b. Carbonate mo/to&^ji^i/^, Cu'G-f-H z=CuC 4-CuH. Il se forme lorsqu'on précipite à une douce chaleur la solution d'un sel cuivrique par un carbonate alcalin : il se dégage de l'acide car* bonique, pendant qu'Hse dépose une poudre cristalline d'un beau ♦ert , q-ii'on lave à l'eau bouillante et qu'on dessèche. Par l'addition du carbonate alcalin en excès, il se redissout une petite partie du précipité ( la liqueur filtrée a ime teinte verte, et donne, par l'évaporation, un résidu salin qui, calciné et redissous, laisse un peu d'oxyde cuivrique non dissous). C'est une poudre verte cristalline. Bouilli, surtout avant la dessiccation, avec de l'eau ^ ce sel perd d'abord son eau et devient Cu C + Gu , qui noircit ; mais ensuite il ne tarde pas à perdre de l'acide carbonique pendant l'é— bullition. Cependant i7/K;i;i^r a trouvé que ce composé noir, ayant été bouilli pendant cinq jours, contenait encore i,88 pour cent d'acide carbonique et i,a5 pour cent d'eau. Les vapeurs d'eau qui s'en dégageaient continuaient à troubler faiblement l'eau dechaux où elles venaient se condenser.
Ce composé se rencontre naturellement dans plusieurs localités,et souvent cristallisé en prismes rhomboïdnux d'un beau vert. On rappelle malachite. Il en existe une espèce à fibres serrées,
170 CARBONATE CI7IVRfQt7R AUTWOKIACAL.
dont on fabrique des objers d'ornement ^ et meine des vases. On le rencontre quelquefois à l'état terreux, anhydre et noir.
Suivant Fa^^re , ce composé peut exister avec i atome d'eau de cristallisation, et on lobtient à Tétat de précipité bleu volumineux, en traitant un sel cuivrique à froid par le carbonate alcalin. En le séparant promptement de leaii mère, le lavant sur le filtre avec une très-petite quantité d'eau froide, le pressant fortement, le desséchant, on peut l'obtenir avec sa couleur intacte. Suivant l'analyse de Brnnner^ il est forméde CuG-f-CuII + H. ATetat humide, il verdit par une très-douce chaleur; mais, une fois desséché, il supporte au delà de -f- 60** sans changer de couleur. A + 110% il perd, d'après Bninner^ toute son eau de cristallisation, et devient vert. On obtient cette combinaison à l'état cristallisé, lorsqu'on abandonne la liqueur qui a laissé déposer du carbonate cuivrique ammoniacal (i;o/r plus bas) à l'évaporation spontanée: il se dégage peu à peu de l'ammoniaque, et la combinaison se dépose sous forme d'une croûte cristalline d'un vert bleu.
c. Carbonate bibasiquej Cu^C -+■ 2H= Cu C + aCu H. On lobtient, suivant Faure j lorsqu'au lieu d'abandonner la liqueur dont on vient de parler à l'évaporation spontanée , on l'étend de beaucoup d'eau : il se forme un précipité blanc , qui peut être lavé et desséché entre +5o" et + 60**, sans perdre sa couleur. Il renferme de l'eau dont on n'a pas déterminé la proportion, et qu'il perd à + 110", en verdissant comme lacétate cuivrique. Il noircit par rébullition dans l'eau.
Les différentes variétés du souscarbonate cuivrique sont employées en peinture. La couleur bleue est la plus recherchée et la plus chère. S'il est vrai qu'on peut l'obtenir artificiellement à l'état de aCu C + Cu H , le procédé est au moins resté un secret des fabricants. La belle couleur bleue qu'on prépare en mêlant le nitrate cuivrique avec l'hydrate calcique en excès,n'est autre chose qu une combinaison de l'hydrate calcique : celui-ci attire peu à peu l'acide carbonique, et l'hydrate cuivrique subit son altérabilité ordinaire.
Carbonate cuhrique ammoniacal y Cu G + NH*. On l'obtient, d'après FaçrCj en dissolvant le sous-carbonate cuivrique dans une solution concentrée de sesquicarbonate ammonique. La solution est bleu foncé. Quand on traite la solution avec le double de son
OXALATE CnPBIGO-SODIQUK. I7I
volume d'alcool , et qu'on Tabandonne pendant vingt-quatre heures au repos I le composé se dépose en cristaux assez gros, dun beau bleu foncé, qui forment quelquefois des aiguilles de cinq centimètres de longueur , et d'une teinte violette , vue par trans« parence« Il n'y a pas d'eau de cristallisation. L'eau les décompose en carbonate ammonique qui dissout une partie du carbonate oui« vrique, et laisse du sous-carbonate cuivrique insoluble. Le sel est insoluble dans l'alcool et dans l'éther, il se décompose en ammoniaque et en acide carbonique qui se volatilisent , et en oxyde cuivreux ou en cuivre métallique qui reste.
Carbonate citprico-potasstquej K G + CuC. On l'obtient en dis* solvant, à l'aide d'une douce chaleur, le carbonate cuivrique dans le bicarbonate potassique. Par l'évaporation spontanée , la dissolution donne des cristaux bleus. -^ Le carbonate cuivrique forme des sels doubles semblables avec la soude et Vammoniaque.
Oxalate cuivrique^ CuG. Il est insoluble dans leau , pulvenilent, bleu clair, et soluble dans un excès d'acide oxalique ; en évaporant la dissolution , ce sel forme des cristaux verts.
Oxalate cuprico-potassique ^ Kè+ Cuè. Ce sel double est soluble, et s'obtient en faisant digérer une dissolution de bioxalate potassique avec de l'oxyde cuivrique. Le sel double forme descristauxbleus. Ce sel affecte deux formes cristallines différentes, celle d'aiguilles ou de prismes courts, et celle de tables épaisses. Le sel cristallisé en aiguilles est efflorescent , tandis que celui cristallisé en tables ne s'altère pas à lair. Dans les deux sels, le rapport de l'acide à la base est le même; mais le sel aciculaire contient deux fois autant d'eau de cristallisation que le sel en tables , et il se convertit en ce dernier, en perdant par l'efflorescence la moitié de son eau de cristallisation. Le sel en tables est composé de 4o,5 parties d'acide oxalique, 27 dépotasse, aa \ d'oxyde cuivrique et 10 d'eau; le sel en aiguilles est composé de 36,46 parties d'acide oxalique, a5,o4 de potasse^ ao,5 d'oxyde cuivrique et 18 d'eau, et perd par l'efflorescence 9 parties de cette dernière. La quantité d eau totale est de 4 atomes , et par conséquent l'eau qui reste après l'efflorescence est de a atomes
Oxalate efiprico-êodique^ Na C + Cu Gt. Selon Fogel^ il donne un sel double, qu'on obtient en versant une dissolution concentrée et chaude d'oxalate sodique dans une dissolution également
17^^ CROCOfTATE CÜIVRIQIIE.
concentrée et chaude de sulfate cuivriqiie. Le sel double se précipite d'abord, car il est peu soluble ; mais il se redissout ensuite, et cristallise , pendant le refroidissement ou par lévaporation de la liqueur, en petits prismes quadrilatères, d'un bleu foncé, qui ne s'altèrent pas à Tuir, mais deviennent, au soleil, d'abord verts, puis noirs. Ce sel est composé de 4^,4^ parties d acide oxalique, 19,02 de soude, a3,5 d oxyde cuivrique, et 11,00 d'eau ou a atomes,
Oxalate cuprico-ammonique ^ NH^€«1-Cu€. On 1 obtient en faisant digérer deToxalate cuivrique avec de Feau de l'oxalateam« monique. 11 se dissout, et la liqueur évaporée donne de petites tables bleues, contenant a atomes ou 11, 5 a pour cent d'eau, qui s^en vont à + ioo\ Ces cristaux ne se dissolvent plus dans l'eau,
Oxalate cuivrique ammoniacal.Onle prépare en dissolvant l'oxalate cuivrique dans l'ammoniaque caustique, et abandonnant la
dissolution à l'évaporation spontanée. Il cristallise en prismes apla-
lii, d'un bleu foncé. Ce sel se composede€u€f-t-NH'+ti. A Tair chaud, il perd toute son eau et la moitié de l'ammouiaque, de manière qu'il reste aCuC + NH\ On obtient ce même sel en faisant digérer de Toxalate cuivrique avec une dissolution saturée du même Oxalate dans l'ammoniaque caustique. Dans ce cas,roxalate cuivrique se transforme eu une poudre bleue, qui ne s'altère pas à lair. Exposé à l'action de la chaleur , le sel dégage de lammoniaque et brûle.
Mellitate ( honigstate ) aumque , Cu C^0\ Il s'obtient sous forme d un précipité très«volumineux, insoluble, d'un bleu trèsclair. Recueilli sur le filtre , il devient de plus en plus foncé , en diminuant considérablement de volume, jusqu'à ce qu'il se change à la fin en une poudre composée de p^stits cristaux. Dans les solutions étendues et mêlées à chaud, il se dépose peu à peu en cristaux plus gros, nettement formés. ChauRë, il perd ao pour cent d'eau. Dissous dans l'ammoniaque, il présente l'aspect d'une liqueur blanc foncé , qui ne tarde pas à laisser déposer un soussel en cristaux bleu foncé.
Rhodicate cuivrique. 11 forme , par voie de double décomposition, un précipité brun chocolat; il en reste une petite quantité en dissolution dans la liqueur , qui le laisse ensuite déposer.
Croconntu cuivrique ^ CuC*0*. 11 se dissout dans l'eau, et se