‹ Traité de chimie minerale, végétale et animaleChapitre 2 sur 107 · IV. I · texte numérisé non relu

IV. I

2 CHLORURE GOBALTICO-AMMONIQUE.

Tienne bleue, on obtient, d^aprèi Proiiêi^ des cristaux bleus anhydres. Si Ton expose le sel rouge à une haute température , il se dégage, outre l'eau, une portion d acide chlorhydrique, et il reste un sel basique qui se décompose , à une tenipérainre plus élevée , en chlorure oobaltique anhydre qui se sublime , et en oxyde coballique qui reste. Le sel sublimé e«t bleuâtre tant qu il est chaud, et prend, en se refroidissant, une légère couleur rouge. Il est gras au toucher, très-volumineux, et se dissout d'abord trèslentement dans Teau ; mais quand il est exposé à lair, il reprend peu à peu son eau de cristallisation, devient d'un rouge clair, et se dissout ensuite aisément. Il ressemble, sous ce rapport, à lalun anhydre, au sulfate ferreux anhydre et à plusieurs autres sels privés de leur eau de cristallisation. La propriété que possède le chlorure cobul tique contenant de Toxyde niccolique ou ferrique, de devenir vert quand on le chauffe, a été utilisée pour préparer une encre sympathique^ inventée en 1700 par Waitz^ et décrite plus tard par Hellot. On dissout i partie de cobalt gris dans 3 parties deau-forte, on étend la dissolution de a4 parties d*eau, et on la mâle avec une partie de sel ammoniac ou de sel marin. Lors^ qu'on écrit avec cette dissolution de cobalt, les lettres ainsi tra« cées ne deviennent pas visibles par la simple dessiccation, parce que la couleur rouge du sel est très*faible; mais en chauffant le papier près du feu ou sur un poêle, Técriture devient lisible, et paraît d'un très-beau vert. En se refroidissant, le sel attire l'humidité de lair, et les lettres disparaissent. Si le papier est exposé à une trop forte chaleur, 1 écriture devient noire, et ne disparait plus. Chaque fois qu'on chauffe cette écriture, il se dégage un peu d'acide chlorhydrique, et il se forme un sel basique dont la coupleur est plus foncée, de sorte que si l'essai a été répété plusieurs fois, l'écriture paraît même à froid ; elle est alors d'un rouge brunâtre, et devient d'un vert moins beau quand on la chauffe. On peut repfe^enter un paysage d'hiver en dessinant les feuilles des arbre« et l'herbe avec cette encre, les baies rouges et les fleurs avec iipe dissolution étendue de nitrate cobaltique, les fleurs jaunes et Tes fruits avec du chlorure cuivrique, et les fleurs bleues avec i^e dissolution d'acétate cobaltique exempte de fer et de nickel. £h chauffant ce dessùi avec précaution, la végétation se développe peu à peu, ei le paysage représente Tété.

ChloruteifobalUqueammofiique, Go G\ 4- aN ll\ D'après H,Rose^

FLUOnURE GOBÂLTIQUE. 3

on l'obtient en introduisant le chlorure anhydre dans du gaz ammoniac. Cent pariies de chlorure absorbent 53,43 parties d am* moniaque. La combinaison est d*un blanc rougeâtre; l'eau en extrait du sel ammoniac et laisse de Toxyde vert.

Setqtiichlorure cohalUque. Co€rl^ Il se produit passagèrement lorsqu'on traite le sesquioxyde hydraté par l'acide chlorhydrique froid. On obtient ainsi une solution brune foncée, qui ne tarde pas à dégager du chlore. Celui-ci s'en va à l'état gazeux par la moindre élévation de température, pendant qu'il reste du chlorure. Le sesquichlorure n'est dono pas connu sous forma solide.

Bromure coba/tique, Co&r. Il donne des cristaux rouges qui s'effleurissent dans le dessiccateur et sont déliquescents à lair. A l'état anhydre, il est vert-bleu ; il fond à la température rouge blanc, se réduit, à l'air, en un liquide violet, qui tourne au rouge par la dilution. liest soluble dans l'alcool et dans l'éther.

Bromure cobaltique ammoniacal, CoB^r4-3Nff. On l'obtient en saturant le sel anhydre par du gaz ammoniac, La combinaison renferme 33,3 pour cent d'ammoniaque. £n précipitant une solution de bromure cobaltique par l'ammoniaque caustique, ou versant de l'eau sur le sel précédent, on obtient un précipité bleu et un liquidfs rouge. L'un et l'autre absorbent l'oxygène de Tair; le précipité devient ainsi vert et le liquide brun ; car il se forme du sesquioxyde dans le précipité, et la solution renferme un sel double de bromure d'ammonium avec le sesquibromure cobaltique.

lodure cobaltique j Col. Il se dissout eu rouge dans l'eau j du reste on ne connaît pas ses propriétés.

lodure cobalt/que ammoniacale Col + 3HN^. Il se forme en saturant riodure cobaltique anhydre par l'ammoniaque caustique : le premier se change ainsi en une poudre rouge-jaune. Une solution d'iodure cobaltique, traitée par de l'amfnoniaque concentrée, donne un précipité rouge rose pulvérulent. Celui-ci se dissout jusqu'à saturation dans l'ammoniaque caustique chaude, et se prend, par refroidissement, en cristaux rouge rose == CoI + aNHS qui deviennent d'un brun noir à Tair. Une solution étendue d'iodure oobaltique, mêlée d'ammoniaque, présente les mêmes phénomènes que le bromure eobaltique.

Fluorure cobaltique^ Co F. On l'obtient en dissolvant de l'oxyde cobaltique dan« Tacide chlorhydrique, jusqu'à ce que celui-ci soit preêque saturé, et évaporant la dissolution : le sel se dépose alors

4 GYA.nURE DOUBLE SUSCOBALTIQUK ET POTASSIQUE.

en petits cristaux rose et irrégulîers. Il est très-peu soluble dans l'eau, et s*y dissout mieux quand celle-ci contient de Facide libre; mais les cristaux qu on obtient par Tévaporation de la dissolution acide ne sont ni plus gros ni plus réguliers. Ce sel contient a atomes d*eau de cristallisation. Il se dissout sans décomposition dans une petite quantité d'eau; mais quand on le mêle avec beaucoup d'eau, ou qu'on le fait bouillir, il se forme un sel basique insoluble, et la dissolution devient acide, he fluorure basique se présente sous forme d'une poudre rouge pâle; il contient a atomes

de fluorure, a atomes d'oxyde et i atome d'eau, = a(CoF+ Co )

Le fluorure cobaltico-potassique et le fluorure cobaltico^ammo^ nique forment des cristaux grenus d'un rouge pâle.

Fluorure silico^cobaltique^ 3 Co F -f- a Si F^ On l'obtient en dissolvant le carbonate dans l'acide hydrc^uosilicique, et évaporant la liqueur, qui donne des cristaux d'un rouge clair, affectant la forme de rhomboïdes ou celle de prismes à six pans. Ils contiennent une quantité d'eau de cristallisation dont l'oxygène est sextuple de celui qui serait nécessaire pour oxyder le cobalt; il en contient donc 7 atomes.

Cyanure cobaltique^ CoCy. Il forme un précipité brun-cannelle qui est insoluble dans l'eau. L'acide cyanhydrique, versé dans une dissolution d'acétate cobaltique, en précipite tout le cobalt à l'état de cyanure. 11 contient 3 atomes d'eau; ceux-ci étant éliminés, il devient bleu. Chauffé dans un vase distillatoire , il supporte

300*^, sans être décomposé, tandis qu'il s'enflamme dans l'air à

Cyanure double suscobaltique et potassique^ 3KCy-+-€oCy\ D'après L. Gmelin , on l'obtient en dissolvant le cyanure ou le carbonate cobaltique dans l'hydrate potassique, et neutralisant la dissolution par l'acide cyanhydrique, avec la précaution de la remuer sans cesse; quand la liqueur n'est plus alcaline, sans cependant répandre une odeur d'acide cyanhydrique, on l'évaporé jusqu'au point de cristallisation. Le sel cristallise en prismes tétraèdres, transparents, brillants, d'un jaune pâle, qui ont la même forme que le cyanure ferrico-potassique, et, d'après L. Gmelin^ une composition analogue à celle de ce sel ; en effet, le cobalt et le potassium y sont combinés avec la même quantité de cyanogène, et le cobalt y est uni à une fois et demie autant de cyanogène que dans le

OXTSELS DR COBALT. S

cjanure cobaldque simple. Chauffé^ le cyanure double décrépite ; il ne paraît pas contenir de Teau combinée, et quand on le chauffe davantage, il se fond en un liquide vert-olive foncé. — L'existence de ce sel fait voir que le cobalt possède une classe de sels doubles analogues à ceux que le cyanure ferrique forme avec dautres métaux; cependant ces sels n'ont pas encore été étudiés.

Cyanure ferroso'cobaltique , a Co Gi -h F G^. On l'obtient en précipitant des solutions de cobalt par le cyanure ferroso-potassique; il est verdâtre, et devient d'un gris rouge à l'air.

Cyanure ferrico-cobaltique^ 3 Co €y + FeGy^. On l'obtient d'une manière analogue; il est d'un rouge brun foncé.

Bhodanure cobaltique^ CoG^îi'S*. On l'obtient, d'après de Grot-^ tkuSj en mêlant une dissolution alcoolique de sulfocyanure potassique avec du sulfate cobaltique solide ; l'acide sulfurique de ce dernier s'unit à la potasse, et reste en non-solution , tandis que l'oxyde cobaltique se combine avec le rhodan, et forme ainsi une dissolution d'un beau bleu saphir. Par une lente évaporation , le sel cristallise en prismes bleus, qui se résolvent à lair humide en un liquide violet qui finit par devenir rouge. La dissolution aqueuse de ce sel a une couleur rose ; quand on l'étend d'eau, elle perd cette couleur, et ne conserve plus qu'une teinte rougeâtre. On peut l'employer comme encre sympathique bleue, dont la couleur devient visible par l'action de la chaleur. L^ammoniaque le dissout, et quand on évapore la dissolution, il se forme un dépôt bleu qui se redissout quand on prolonge l'évaporation, tandis que l'ammoniaque est chassée.

Mellanure cobaltique y CoC^NS. C'est un précipité rouge fleurs de pécher.

B. Oûcysels de cobalt.

Le cobalt forme deux classes d'oxysek : l'une comprend les sels cobalteux , et lautre les sels cobaltiques (à base de sesquioxyde) (i). On ne connaît encore qu'un très-petit nombre de sels de la dernière espèce, parce qu'ils se réduisent très-facilement en sels cobalteux.

(i) Comme ces sels sont analogues aux sels ferreux (a base de proloxjde) et aux sels feiriqaes (a base de sesquioxyde), nous avons conservé la nomenclature qui rappelle celle des sels de fer. (Note du Tr.)

6 SULFITR COBALTBUX.

a. Sels cohalteus.

Sulfate cobalteux^ 60 S. Oh l'obtient, soît en dissolvant le cobalt en poudre dans facide sulfurique concentré et bouillant, soit en faisant digérer Toxyde co))altique avec de Tacide sulfurique étendu. La dissolution du sel est rouge, et donne, par Tévaporatiôn, des cristaut de même couleur. Il se dissout dans 24 p^i'ties d eau froide, mais il est insoluble dans Talcool ; il sVffleurit à Tair, et quand on le chauffe , il perd son eau de cristallisation et devient rose. Soumis à une calcination forte et prolongée, il se décompose et donne un oxyde bleu-noiràtre. D'fkftèsMitscherlichj il contient i^^g^ pour cent, ou 6 atomes d eau de cristallisation.

Soussulfate cobàlteux. On l'obtient en mêlant le sel neutre avec une quantité d'alcali caustique, insuffisante pour précipiter tout le cobalt. Il est insoluble dans Teau et couleur rouge de chair. On prétend l'avoir trouvé à Tétat cristallisé dans le règne minéral.

Suif cite cobahoso'potassique et sulfate cobaltoso-^ammonique. Ces deux sels doubles sont rouges; leur forme cristalline, leur composition et la quantité d*eau qu'ils contiennent établissent une analogie parfaite entre eux et les sels correspondants de magnésie, et d'oxydes manganeux et ferreux, avec lesquels ils sont isomorphes, =KSetNa*S4-CoS-h6H.

Sulfatecobaltoso^mmoniacal, CoS+3NH^ D'après //. Rose^ îl forme une poudre blanche qui se produit lorsque le sel anhydre absorbe du gaz ammoniac. L*eau le décompose en laissant du soussulfate cobaltique insoluble.

Sulfate cobaltoso - magnésique , MgS + CoS -h 14«. Suivant ff^inckelblech^ il se rencontre naturellement, près de Biber, dans le territoire de Hanau; il y forme une masse saline, rouge, stalactitiforme, connue en minéralogie sous le nom de vitriol de co» balt. Il est soluble dans l'eau. D après une analyse plus ancienne de Kopp , on a trouvé , dans la même localité , un soussel =t= Co' S -+- 8H.

Sulfite cobalteuxj Co S. On l'obtient en dissolvant du carbonate cobalteux dans Tacide sulfureux liquide, ce qui s'effectue très-facilement. Lorsqu'on tient le carbonate cobalteux en suspension dans cette dissolution et qu'on fait arriver du gaz acide sulfureux dans le mélange chaufle jusqu à Tébullition , de manière que le

NITRATB COBALTBUX 6BXBASIQÜE. 7

liquide atteigne un certain degré de saturation f on Toit que le $df en faisant refroidir la liqueur dans un vase clos, se dépose en grains rouges, contenant de Teau de cristallisation. Muspratt^ qui soumit ce sel à ranalyse^ y trouva ^i^ii pour cent deau, ce qui correspond à un peu plus que 5 atomes, mais moins que 6 atomes. Comme le sel de cobalt s'obtient avec deux proportions d'eau différente, savoir, 5 et 6 atomes, il est probable que ces grains rouges sont un mélange de deux combinaisons dont Tune renferme 5 et l'autre 6 atomes d eau. Quand on mêle avec lalcool la dissolution préparée à froid, le sel se précipite en flocons rouges non cristallins, dont on n*a pas déterminé la proportion d*eau.

Diihionate (hyposulfate) cobalteux, Co^. Il forme^ d*après Heenm, une masse saline rouge qui contient de Peau de cristallisation, ne s'altère pas à lair, et se dissout facilement dans l'eau.

Dithionate cobaltoso-ammonique^ CoS + 5Nff. On l'obtient, suivant Rammelsberg^ en mêlant une solution concentrée de dithionate cobalteux avec Fammoniaque caustique en excès , et la soumettant à la chaleur. Il se produit ainsi un précipité vert et un liquide rouge-violet qu'on filtre chaud : le composé se dépose en prismes rectangulaires rouges qui brunissent peu à peu à l'air. Par Tévaporation, la solution se décompose, et l'oxyde cobalteux se précipite complètement.

DUhionite (hyposiilfite) cobalteux^ Go^. Il s'obtient de la même manière que le sel magnésique. La solution est bleue, mais les cristaux deviennent rouges. Il est isomorphe avec le sel magnésique, et contient 6 atomes ou 38,65 pour cent d'eau.

Nitrate cobalteux^ CoN.Il donne utie dissolution rose | et cristallise lentement en très-petits prismes rouges qui attirent l'humidité de l'air, subissent la fusion aqueuse quand on leschauffe^ et se décomposent par une évaporation prolongée^ en donnant un dépôt de suroxyde de cobalt«

Nitrate cobalteux eexbasique^ GoN + 5Go H. On l'obtient, d'après WinckelbUchu en mêlant, avec de l'ammoniaque caustique, une solution de sel neutre, privée d air par 1 ebullition et refroidie dans un flacon bien rempli qu'on referme ensuite. 11 se forme ainsi un précipité bleu, et la liqueur se décolore si laddition 4 ammoniaque est suffisante. Ce précipité bleu est le sel en question, con-

8 BROM ATE COBAtTEÜX.

tenant 13^75 pour cent d*eau et i6,7o3 pour cent d'acide nitrique. Par Texposition à l'air, l'oxyde ne tarde pas à passer à l'état de sesquioxyde : le sel devient ainsi d'abgrd pourpre, puis vert,

enfin jaune, après l'oxydation complète.

• • • • Phosphate cobalteuXy Co' P. Il est insoluble, et se précipite en

flocons d'un violet foncé. L'acide phosphorique le dissout en pre* nant une couleur vineuse foncée. En mêlant avec soin une partie de phosphate cobaltique pur avec i |, 2 ou 3 parties d'alumine pure, et chauffant le mélange dans un creuset couvert jusqu'au rouge blanc, on obtient une couleur bleue qui ressemble à celle produite par Toxyde cobaltique, et possède, vue à la lumière du jour, toutes les qualités de l'outremer. L'intensité de cette couleur dépend de la proportion d'alumine qu'on a ajoutée au mélange, et qui étend le sel colorant. Pour avoir une nuance parfaitement belle, il est nécessaire de chauffer fortement le mélange, et d'employer de l'alumine exempte de fer, et un sel cobaltique pur de tout mélange de nickel. Cette couleur a été découverte par Thenard.

Phosphite cobalteux^ Co* P. C'est un sel peu soluble, d'une couleur rouge très^pâle : il se précipite quand on le prépare par double décomposition , à une petite portion près , qui reste dissoute. Étant distillé, il se décompose avec dégagement de lumière, et se transforme en phosphate.

HypophospIUte cobalteux^ CoP. Le meilleur moyen de lobtenir est de dissoudre l'hydrate cobaltique dans l'acide hypophosphoreux. Il est très-soluble^ et cristallise en gros octaèdres réguliers, de couleur rouge, qui s'effleurissent à l'air, et contiennent 8 atomes d'eau de cristallisation.

Quand on fait bouillir de l'hypophosphite calcique avec de l'oxalate cobaltique, la décomposition n'est jamais complète , et Ton obtient un mélange de deux sels isomorphes, qui cristallise aussi en octaèdres, mais qui est plus efflorescent que le sel précédent, quoiqu'il ne contienne que 3 atomes d'eau.

Chhrate cobalteux^ Co Gl. Il cristallise, suivant JFaechter^ en octaèdres rouges réguliers , contenant 6 atomes ou 32,34 pour cent d'eau. Le sel est déliquescent à Tair et très-soluble dans l'alcool. Il fond à -f-So**, et se décompose à + 100^ en laissant un

résidu de suroxyde.

Bromate cobaUeux^ Co&r. Il est isomorphe avec le précédent.

C4RBON/iTE COBALTEUX. 9

et contient 6 atomes d*eau. Il se dissout dans Tammoniaque avec une coloration rouge-brune, et la solution laisse, après l'évapora-

tioD, une masse brune foncée, déliquescente.

lodate cobalteuXy Col. Il existe sous forme de croûtes cristallines d un rouge violet, qui exigent, pour se dissoudre, i4o parties deau froide, et 90 parties d*eau bouillante. Leur solution ammoniacale , traitée par Talcool, donne un précipité de soussel rouge pâle.

Carbonate cobalteux. L'oxyde cobal tique se comporte comme la magnésie avec 1-acide carbonique. L'eau décompose le carbonate cobaltique neutre, en produisant une combinaison de souscarbonate cobaltique avec de Thydrate cobaltique. Le sel neutre n*a pas encore été produit; mais il est probable qu'on pourrait le préparer, comme le carbonate magnésique, en dissolvant l'oxyde dans de l'eau chargée d'acide carbonique, et en laissant l'acide carbonique se dégager par l'évaporation spontanée. Le précipité que les carbonates alcalins produisent dans les sels cobaltiques dissous, à chaud ou à froid, est une poudre rouge pâle qui, d'après Setteriergj contient 70 parties d'oxyde cobaltique, i6,5 parties d'acide

carbonique et i3,5 parties d'eau, composition qui pourra s'expri-

mer par la formule aCo C + 3Go H + H. Ce sel se dissout dans de Teau chargée d'acide carbonique et dans une solution de bicarbonate alcalin. La solution est rouge. Par l'ébullition de cette solution, il se sépare intact. Suivant Beetz^ le précipité produit par le cobalt alcalin dans la solution froide d'un sel de cobalt, a une composition différente ; 62,78 oxyde cobaltique, i8,4o acide carbonique et 18,82 eau = 2(CoC + Co H) + 5H. Mais il se convertit en le sel précédent, tant par le lavage continué que par l'ébullition. Le carbonate cobalteux, qu'on fait bouillir avec le carbonate sodique dans une cornue, se colore, suivant Beetz^ en bleu-indigo; mais il ne peut pas ensuite être lavé, s^ns qu'il verdisse par l'influence de l'air; à moins qu'on n'opère le lavage et la dessiccation du précipité dans une atmosphère de gaz hydrogène, où la couleur bleue se conserve. Si la quantité de carbonate sodique est trop petite, ou que l'ébullition ne soit pas suffisamment prolongée, il est coloré en violet par le sel rouge non décomposé. La combinaison bleue se compose de 72,13 d'oxyde cobalteux, 10,67 ^'^' cide carbonique et ]7,3o eau =CoC + 3CoH + S* EU« contient

lO OXALATB C0BALT010«POTAS8IQUE.

donc I atome de carbonate cobalteux de moins que la combinai» ion précipitée à la température de Tébuilition sans addition d^excit

d'alcali.

****** Carbonate cobaltoso^ammontquêt NH^ C-hCo G. Ce sel double est

soluble dans Teau; le carbonate animonique dissout le carbonate oo«

baltique en quantité considérable^ et forme ayec lui une dissolution

d*un rouge foncé. L*ammoniaque caustique dissout aussi le car»

bonate cobaltique, en donnant naissance à la même combinaison;

mais, dans ce cas, une partie du sel cobaltique est décomposée et

cède son acide carbonique à l'ammoniaque, tandis que Toxyde

passe à letat d*hydrate, et que le sel non décomposé est dissous

par le carbonate ammonique qui s*est formé. Par Tévaporation ,

ce sel double se décompose, Toxyde cobaltique passe à un plus

baut degré d*oxydation, et se précipite, soit en noir, soit en vert.

On a tiré parti de la solubilité du carbonate cobaltique dans le

carbonate ammonique, pour le séparer des oxydes métalliques qui

ne sont pas dissous par le sel ammonique , tels que loxyde fer-

rique; mais celui-ci retient toujours une petite portion d'oxyde

cobalteux.

• • •• Oxalate cobalteux^ CoC C'est une poudre rose, insoluble, qui

ne se dissout pas dans un excès d*acide oxalique; celui-ci précipite même l'oxyde cobalteux de ses dissolutions neutres. En distillation, ce sel se décompose, donne de l'acide carbonique et de Teau, et laisse du cobalt métallique. Il contient 19 | pour cent ou a atomes d*eau. Il est peu soluble dans l'ammoniaque caustique, et se dissout mieux dans le carbonate ammonique. La dissolution se dessèche en une masse saline brune foncée, qui se redissout dans

Teau, et contient de l'oxyde cobaltique. __ •••• .«

Oxalate cobalteux bibasique.QoQ-^-^CoH, Il se produit en faisant digérer le sel neutre à froid dans une solution d'hydrate potassique. La couleur bleue du sel passe ensuite au bleu ; il peut être lavé avec de l'eau bouillie et desséchée dans un courant de gaz hydrogène , mais il verdit au contact de l'air. Traité par l'hydrate potassique a chaud, il cède tout l'acide oxalique.

Oxalate cobaltoso^potassique^ K€-hCo€r. On l'obtient en saturant le bioxalate potas&ique par le carbonate cobalteux, ou en faisant bouillir les deux sels neutres dans l'eau, qui les dissout* il se prend en cristaux rouges.

ACETiiTB GOBALTBÜX. 1 I

Oxalate cobaltoso^ammonique ^ Coia + oj^W&u On Tobtient, d'après If^inckelblech^ en faisant dissoudre les deux sels ensemble dans l'eaUy ce qui donne une solution rouge cramoisi qui, par une évaporation spontanée, laisse déposer le sel double en cristaux rouges pâles, contenant 5 atomes ou 28,089 P^^r cent d*eau. Ils s*effleurissent à Tair, et détiennent blancs. Le sel est très^peu soluble dans Teau froide, mais assez soluble dans lean bouillante« La solution est, même celle qui ne renferme que quelques centièmes de sel, d'un rouge plus foncé que le sel même.

Oxalate cobaltoêo-ammonique , iGo (a + NH^ + 6H. On l'obtient en mêlant une solution du sel précédent avec une quantité plus ou moins grande d'ammoniaque. Il commence ainsi, au bout de quelques minutes, à se déposer un précipité brun-rouge; celui-ci continue à se former jusqu'à ce que la liqueur soit devenue incolore. Il contient ^,85 pour cent d'ammoniaque et 24)7 pour cent d*éau. Il est insoluble dans l'eau, et ne se dissout que partiellement dans l'acide oxalique. L'hydrate potassique le convertit dans le soussel bleu, avec dégagement d'ammoniaque.

Borate cohalteux. C'est une poudre rouge pâle, fusible en un verre bleu. Mêlé avec parties égales ou le double de phosphate sodique et calciné, il a été recommandé comme couleur bleue en peinture.

Silicate cohalteux. C'est un produit chimique connu sous te notn de safre. S'il a été préparé à une température suffisamment élevée, avec de l'oxyde cobaltique pur et de la silice réduite en poudre fine par la lévigation, il est d'un gris foncé, tirant sut le violet^ et se décompose, quand on le traite par l'acide chlorhydrique, en laissant de l'acide silicique gélatineux. Le safre du commerce est un simple mélange de mine de cobalt grillée et de quart! en poudre fine. (VöirSmaltj tom. If, pag. 648.)

Formiate cobalteux^ GoFo. Il est peu soluble, se dépose eu cristaux rouges, et devient plus soluble par un excès d'acidoé

Acétate cobalteux^ Go Ac« Il forme une dissolution rouge, qui s« réduit, par l'évaporation , en une masse saline violette , déliquei« cente. D'après llsemann^ on obtient une encre sympathique bleue en dissolvant une partie doxyde cobalteux pur dans 16 parties de vinaigre distillé, réduisant la dissolution jusqu'aux | de son volume, filtrant , évaporant jusqu'à moitié, et ajoutant à la liqueur { de sel marin. Les lettres tracées avec cette encre sont incolores à froid , et deviennent bleues pat* 1 action de la chaleur.

Tu ARSIÎNIATR SESQÜICOBALTTQUE.

Tartrate cobalteuxy CoT. II forme un sel rouge qui cristallise.

Tartrate cobaltoso-potassique , KTr + CoTr. Il donne de gros cristaux rhoniboédriques.

Succinate cobalteux^ Go Se. Il est peu soluble, et se précipite d'une dissolution très-concentrée.

Sélénite cobalteux ^ Co Se. C'est une poudre insoluble rouge

pâle.

Bisélénite cobalteux^ Go Se\ Il est soluble, et se dessèche en un

vernis brillant, rouge pourpre et limpide.

. • • • Tellurate cobalteux ^ Go Te. Précipité volumineux, floconneux,

bleuâtre et purpurin.

Tellurite cobalteux^ Go Te. Précipité purpurin foncé.

Arséniate cobalteux. Obtenu par précipitation , il contient un excès de base et forme une poudre rose^ insoluble dans l'eau, mais soluble dans un excès d'acide. GhaufTé au rouge, il brunit sans se décomposer. Il se dissout en rouge bleuâtre *dans l'ammoniaque, et en rou|[e dans l'acide chlorhydrique. Le gaz sulfide hydrique décompose difflcilement cette dernière dissolution, et en sépare , au bout de quelque temps , une portion de sulfide arsénique. La potasse caustique décompose Tarséniate cobaltique, et en sépare de T'oxyde cobal tique bleu. De même que le phosphate, il donne une belle couleur bleue quand on le calcine avec

une ou deux parties d'alumine pure.

Arséniate sesquicobaltique ^ Go^As. On le rencontre à l'état

cristallisé dans le règne minéral; il contient, d'après Bucholz et d'après Kersten^ 6 atomes d'eau. Dans les mines de cobalt, on prépare l'arséniate cobaltique en grand, et on le verse dans le commerce sous le nom de chaux métallique. Pour l'obtenir, on dissout le cobalt gris dans l'acide nitrique, on verse dans la dissolution une dissolution de potasse, tant que celle-ci en précipite de l'arséniate ferrique blanc , et quand le précipité commence à devenir rouge, on cesse d'ajouter de la lessive à la liqueur; on laisse reposer celle-ci pour qu'elle s'éclaircisse ; on décante la par* tie limpide, on la précipite par de la lessive de potasse, on lave et on sèche le précipité : c'est dans cet état qu'on le vend. Quand la mine de cobalt est peu riche, l'extraction du cobalt par la voie

CHROMATE COBALTF.UX. j3

humide ne paye pas les frais qu'elle occasionne; mais^ d'après Eggertz^ on peut concentrer ce cobalt en le grillant et le fondant, comme cela se pratique pour la mine de cuivre; la majeure partie du fer entre avec le fondant dans les scories, et la masse fondue est alors assez riche pour être traitée avec avantage. Afin d épargner une certaine quantité diacide nitrique, on peut dissoudre la masse dans un mélange d'acide sulfiirique et d'acide nitrique. L'acide arsénique ne contribue en rien à la couleur que donne la chaux métallique; mais le fabricant cherche à le maintenir dans sa combinaison avec l'oxyde cobalteux, parce que le poids de ce dernier en est augmenté. Voici le procédé qu'on emploie en grand pour obtenir ce sel assez pur par la voie sèche : on pulvérise la mine de cobalt, on la mêle avec deux fois son poids de potasse et un peu de sable silicique , et on fait fondre le tout. Le soufre de la mine se combine alors avec le potassium , et sépare ainsi du fer, du cuivre et de l'arsenic ; on trouve, sous des scories de couleur vert foncé ou noire qu'on jette, un régule blanc d'arséniure de cobalt. On pulvérise ce dernier, on le refond avec de la potasse, et on obtient ainsi des scories d'un bleu clair, qui sont employées à la préparation du smalt, et qui recouvrent un culot d'arséniure de cobalt pur de tout mélange de fer. En grillant celui-ci avec précaution à une chaleur d'abord douce, puis très-forte et en plein air^ il se convertit en une masse d'une couleur rougeâtre foncée, qu'on verse dans le commerce. En Angleterre cette méthode est très-usitée.

Arsénite cohalteux^ Go* As. Il ressemble au précédent par sa

couleur et son aspect. Chauffé au rouge, il se décompose, et une partie de l'acide arsénieux se volatilise. Il se dissout dans l'acide nitrique, en dégageant du gaz oxyde nitrique et se transformant en arséniate. Quand on le traite par le gaz sulfide hydrique y après l'avoir dissous dans l'acide chlorhydrique, l'acide arsénieux se décompose de suite , et se précipite à l'état de stilfide arsénieux, en sorte qu'il ne reste plus d'arsenic dans la liqueur. La potasse le décompose, et l'ammoniaque le dissolût en prenaiH une couleur rouge foncée. On le trouve dans le règne minéral. ' ^ '

AraUfwniate eobalteux^ Go^b. On l'obtient en précipitant une dissolution bouillante d'antimoniate potassique par ^n, s^ oobal-

l4 sets èOBALTIQUES.

tique. Le précipité se redissoiit crabord, mais finit par se déposer

êous forme d'une poudre cristalline rouge pile. A une température élevée, il perd son eau de cristallisalion, et devient d'un violet foncé presque noir. Chauffé jusqu'au rouge, il entre en igni-

tion, et devient d'un blanc légèrement rougeàtre.

Chromate coba/teuXy Co Cr. Il n*a pas encore été préparé à l'état neutre. Le bichromate ne cristallise pas.

Les solutions de sels de cobalt , traitées à la température de lebullition par du Chromate potassique neutre, donnent uii précipité gris qui se compose, d'après Malaguti et SarzeaUy de Co*Cr-f-4H,et qui s'oxyde par le lavage à l'air. Traité ensuite par l'ammoniaque , il détermine la formation d'un Chromate co*baltoso-ammonique rouge et amorphe , et d'un Chromate cobaltico*animonique, qui cristallise dans la liqueur sous forme d'aiguilles jaunes.

Vanadatc cobalieux^ Co V. Il se précipite sous forme d'une

poudre jaune-paille tirant sur le rouge. Le bisel est soluble. L'alcool le précipite à l'état de poudre d'un jaune sale.

• . • • Molybdate cobalieux y Co Mo. Il forme un précipité jaune sale,

qui devient rouge en se desséchant. Ce sel est décomposé par les alcalis et par les acides forts.

£, Sels cobaltiques (à base de sesquioxyde).

Ces sels , dont on ne connaît qu'un petit nombre , ont une couleur brune. L'oxyde (sesquioxyde) cobaltique forme souvent avec l'oxyde cobalteux des sels doubles verts; ceux-ci deviennent jaunes, lorsqu'une partie de l'oxyde cobalteux se suroxyde, et consistent en un sel neutre au maximum combiné avec de l'oxyde cobaltique hydraté. L'alcali caustique précipite les sels cobaltiques en brun, et le cyanure ferroso-potassique les précipite en rouge foncé. Lackle oxalique, ajouté à la solution de ces sels, réduit utie partie du sesquioxyde, de manière que la liqueur verdit avec dégagement de gaz acide carbonique. Ces sels ont été étudiés : par lf^inckel(fleçh. ^

L'hydrate d'oXyde cobaltique se dissout avec une coloration brune dans les acides suif unique , nitrique ^ phosphorique et arséni'qite; mais ces solutions ne sont pas saturées, et elles ne supportent ni V^tKdp^i*at^ovi 7 nî Ia chaleur, ni l'action de la lumièiNi su-

SOUSiriTRÀTE COBALTJQUE. l5

laira : il se dégiige du ga« oxygène, et le sel se change en sel au

minimuni.

Sousdithionate cobaltico-arumonique^ €oS+5Ntf. On l'obtient, suivant Rammelsberg ^ en mêlant une solution concentrée de sel au minimum avec de lammoniaque caustique, soumettant le mélange à l'action delà chaleur : il se forme ainsi un précipité vert, La solution filtrée chaud est rouge violet, et laisse, par le repos, déposer de petits cristaux rouges, qui brunissent à lair et se changent en le sel désigné. L'eau le décompose, et laisse un dépôt insoluble vert.

Sousnitrate eobalîique. On le prépare en maintenant le nitrate cobal tique fondu à quelques degrés au<*dessus de son point de fusion. Dans cette action, loxyde cobaltique décompose 1 acide nitrique avec développement de gaz nitreux, et le sousnitrate se dépose de la masse liquide , sous forme de petits grains cristallins gris d'acier, qui restent insolubles lorsqu'on traite le sel refroidi par l'eau. Par une chaleur ménagée et longtemps appliquée, on peut chasser tout l'acide ^ de manière qu'il ne reste que du sur« oxyde.

Suivant Beetz ^ on peut obtenir le nitrate, sulfate, etc, cobaltitiques, en combinaison avec le nitrate, suUate ammoniques, et avec l'ammoniaque, en traitant Toxysel sec par Tammoniaque caustique, et exposant la liqueur à l'air, jusqu'à ce que , par l'oxydation , elle ait acquis la couleur rouge foncée du vin de Bourgogne, On sépare ensuite par le filtre la partie non dissoute, et on l'évaporé dans le vide sur l'acide sulfurique : une partie de Famnioniaque qui s'y trouve se volatilise, mais il ne se sépare pas d'oxyde co»baltique, Il reste un magma brun , qui se redissout dans l'eau \ le nitrate seul cristallise. Ce sel , soumis à l'analyse , donne i atome d*oxyde cobaltique, 4 atomes d'acide nitrique et 4 atomes d'ammoniaque, et de l'eau dont la quantité na pu être déterminée. De là, on déduit une composition formée de i atome de nitrate aramonique, i atome de nitrate cobaltique, et 3 atomes d'ammo-

Iliaque, correspondant à la formule NH*N -h €oN' + 3NH'. En re^jssclvant ce sel et faisant bouillir la solution, on voit que lammoniaque se change en oxyde ammonique, l'hydrate cobaltique ae précipite , et kl liqueur se décolore. Mais si, avant TébuUition , on y ajoute le double de nitrate ammonique que le sel contient

l6 ACÉTATE COBALTIQUE.

déjà, il se dégagera de rammoniaque pendant l^ébullition, et il

restera 3NH*N4-CoN^; mais on n'a pas essayé de préparer ce corps à l*état solide.

Sousphosphate cobaltîqne. Il se précipite quand on verse goutte à goutte une solution de phosphate sodique dans une solution d'acétate cuivrique. Le précipité est brun et amorphe.

Oxalate cobaltoso'Cobaltique, Co G + Go G^. On l'obtient en précipitant la solution d'un sel de cobalt par un hypochlorite alcalin , et traitant l'hydrate cobaltique récemment précipité et lavé par une solution aqueuse saturée d'acide oxalique. Il se produit un dégagement d acide carbonique, dû à ce qu'un tiers de l'oxyde cobaltique se réduit à l'état d'oxyde cobalteux, qui , combiné avec l'acide oxalique, s'unit à l'oxalate des deux tiers restants. On obtient une solution verte foncée, aussi belle que celle du manganate potassique; mais elle ne supporte ni la chaleur ni la lumière solaire sans développer une nouvelle quantité d'acide carbonique et séparer de l'oxalate cobalteux rouge. On peut cependant obtenir le sel, en l'évaporant dans un vase très-plat, sous forme d'aiguilles vertes foncées d'un éclat soyeux, qui ne contiennent pas d'eau der cristallisation. Le sel est très-soluble et déliquescent à l'air. Dissous et précipité par un sel calcaire, il ne donne pas d'oxalate calcique; il n'est pas non plus précipité par les carbonates calcique et barytique. La potasse caustique n'en précipite que de l'hydrate cobaltique, tandis que le carbonate potassique en pré^pite l'oxyde cobaltoso-cobaltiqne vert. Winckelblech pense qu'il y a là un moyen d'obtenir l'oxyde de cobalt exempt de manganèse, ce qui n'est pas si facile. En préparant le sel avec un oxyde de cobalt manganésifère , on obtient, outre les oxydes de cobalt, le manganèse en dissolution dans la liqueur verte; mais lorsqu'on la fait bouillir, le manganèse reste en dissolution , et l'oxalate cobalteux qui se précipite est exempt de manganèse.

Lorsqu'on mêle la solution verte avec de Xoxalate potassique ou ammoniqiie ^ il se forme des sels doubles qui donnent, dans le dessiccateur, des cristaux verts qui , de même que le sel précédent, ne supportent pas l'action de la lumière solaire et de la chaleur.

jàcétate cobaltàj lie, C est y de tous les sels d oxyde cobaltique jusqu'à présent connus, celui qu'on obtient le plus facilement.

SULFARSÉNIilTE COBILTIQUE. iy

L'hydrate récemment précipité et encore humide se dissout lentement, mais complètement, dans Tacide acétique , en donnant naissance à un liquide hrun tellement foncé que quelques gouttes suffisent pour colorer en rouge vineux plusieurs livres d'eau. La dissolution ne supporte pas l'influence prolongée de la lumière directe du soleil ; mais on peut la bouillir sans que Toxyde cobaltique se décompose. On n'a pas essayé d'évaporer la liqueur ; on ne connaît donc pas encore le sel à l'état solide. L'oxyde cobalt!que en est précipité par la potasse caustique, par le carbonate potassique, ainsi que par le carbonate calcique; mais il n'est précipité que partiellement par l'ammoniaque. Les Oxalates ne produisent pas dans ce liquide un changement immédiat sensible : elle ne verdit qu'au bout de quelques jours. Le cyanure ferrosopotassique donne un précipité rouge foncé , mais l'addition d'un excès de ce réactif donne naissance à du cyanure ferrico-potassique et à du cyanure cobaltoso-potassique. fFinckelbleeh a observé que l'hydrate cobaltique manganésifère est à peu près insoluble dans l'acide acétique.

Sousarsèniate cobaltique. Il se précipite coloré en brun, lorsqu'on mêle la solution du sel précédent avec un arséniate alcalin.

G. Sulfasels de cobalt.

Les sels de sulfure cobaltique sont noirs ou d'un brun foncé ; ils sont pour la plupart insolubles dans l'eau , mais se dissolvent dans un excès de sulfosel alcalin , par lequel ils ont été précipités. La dissolution est brune ou noire , et entièrement opaque ; quand elle est exposé à l'air, le sulfosel cobaltique se précipite à mesure que le sulfosel alcalin est détruit.

Sulfocarbonate cobaltique^ Go G. Il donne une dissolution d'un vert olive foncé , qui est noire par réflexion. Au bout de vingt-quatre heures, cette dissolution dépose une matière noire, floconneuse ; après quoi la liqueur est transparente et d'un brun foncé.

Soussulfotellurite cobaltique^ Co' Te. C'est un précipité noir. • - %t

Surfarséniate cobaltique^ aCoAs. Il s obtient sous forme d'un précipité brun foncé, qui est noir après avoir été recueilli,

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