IV. a
l8 CHLORÜRK NICCOLIQUR.
et se conservé tel pendant la dessiccation. Il est soluble en bfun très-foncé dans un excès du précipitant,
Sulfarsénite cobaltiquê j Co* As, Il donne un précipité brun foncé. La liqueur surnageante a la même couleur, mais finit par s'éclaircir. Ce sel se dissout dans un excès du précipitant; il devient noir en desséchant. Distillé, il donne du Sulfide arsénieux^ et laisse une masse métallique, grise, qui na pas subi la fusion; cette masse contient du soufre et de Tarsenic , et pourrait bien avoir la même composition que le cobalt gris.
Sulfomolybdate cobaltique , Co Mo. C*est un précipité brun foncé , presque noir, qui se dissout en noir dans un excès du précipitant.
Hypersulfomolyhdate cobaltique^ Co Mo. C*est un précipité
brun-rougeâtre foncé.
Sulfotungstate cobaltique ^ CoW. Obtenu par double décomposition, il forme un liquide brun foncé, qui nest transparent que sur les bords, et dépose dans l'espace de vingt-quatre heures un précipité noir.
i8. Sels de nickel.
Les propriétés caractéristiques de ces Sels sont les suivantes. Leur couleur est verte, ou d un vert jaunâtre, leur saveur douceâtre, avec un arrière^ goût métallique; ils sont précipités en jaune clair verdàtre par le cyanure ferroso-potassique , et eu noir par les sulfhydrates ,* le sulfide hydrique ne précipite pas les sels formés par les acides forts. D après Tupputi^ aucun autre métal ne précipite le nickel à Tétat métallique de sa dissolution; mais le zinc en précipite une partie à Tétat d*hydrate niccotique vert, lorsqu'on opère au contact de l'air. L'oxyde niccolique forme des sels doubles avec tous les sets ammoniques, et tous les sels tiiccoliques insolubles dans l'eau se dissolvent dans l'ammoniaque caustique et dans le carbonate ammonique.
A. Sels haloïdes de nickeL
Chlorure niccolique^ Ni€l. Si l'on fait passer un courant de gaz chlore sec sur du nickel en poudre ou à l'état spongieux, et chauffé au rouge faible dans un tube de verre, le gaz est absorbé, et le
GHLORÜRB iriCGOLlCO-AMMOlfTACAL. ig
métal entre en une vive incandescence et se convertît rapidement, et sans qu il en reste rien, en une masse jaune d*or pâle, composée de paillettes cristallines et brillantes. Une petite partie de cette masse , qui est le chlorure niccolique anhydre, se sublime. Elle a la plus grande ressemblance avec lor musif, est grasse au toucher, et, à Tinstar de ce dernier composé, elle se laissé étendre sur ia peau à la manière du talc. Elle attire peu à peu Thumidité de l'air, et prend une couleur verte. Elle paraît d'abord insoluble dans l'eau; mais, au bout d'un long intervalle de temps, elle se dissout et donne une couleur verte. — On l'obtient, à l'état hydraté, soit en traitant le métal par l'acide chlorhydrique bouillant, soit en dis» solvant l'oxyde niccolique dans le même acide. Le sel forme des cristaux d'un vert émeraude, qui s'effleurissent ou tombent en déliquescence, suitant que l'air est sec ou humide. Il est peu solubie dans l'alcool. A une température élevée , il perd son eau de cristallisation et devient jaune. Il est facile de reconnaître la présence du cobalt dans ce sel ; il suffit pour cela d'écrire avec la dissolution sur une feuille de papier, et de chauffer doucement l'écriture après lavoir laissée sécher ; les lettres deviennent alors jaunes, si le sel est pur, tandis que la plus petite quantité de cobalt les &it tirer sur le vert. Au rouge naissant, le chlorure niccolique se subKnie à l'état de sel anhydre. Le chlorare niccolique forme, avec l'oxyde niccolique, un sel basique peu soluble, qui ramène au bleu la couleur du papier de tournesol rougi.
Chlorure mccoUco-ammoniacal^ Ni €1 •+• 3N H'. D'après H. Rose, loo parties de chlorure niccolique anhydre absorbent 78, 84 parties d'ammoniaque. La combinaison est blanche , avec une nuance à peine perceptible de violet, se décompose, par la chaleur, en sel ammoniac, gaz ammoniac et gaz nitrogène , qui se dégagent, et en nickel métallique, qui reste. Quand on l'arrose avec de l'eau , une partie s'en dissout en donnant une liqueur bleue, et il reste de l'oxyde niccolique.
Lorsqu'on dissout le chlorure de nickel à chaud dans l'ammoniaque caustique, et qu'oii se sert, pour cela, d*un flacon bouché^ on voit, suivant Erdmann^ le même sel cristalliser en octaèdres bleus tirant sur le violet; ces cristaux sont, pour la plupart, nettement formés, mais ils présentent quelquefois des arêtes tronquées et des angles. Ce sel ne renferme pas d'eau, et perd son ammoniaque par l'exposition à Tair.
aO lODURK NICGOLICOAAIHOiriQ€E,
Chlorure niccolico-ammonique, 11 présente, suivant Tupputij Taspect d'une masse saline verte, irrégulièrement cristalline.
Bromure niccolique^ Ni&r. 11 forme des cristaux verts, contenant 3 atomes ou 3o,o3 pour cent d'eau. Cette eau s'en va par la dessiccation, en jaunissant ; mais, à l'air libre , il reprend de l'eau et devient déliquescent. Lorsqu'il est exempt d'eau, et qu'on le chauffe à l'abri du contact de l'air, il se sublime en écailles jaunes et brillantes , qui se dissolvent dans l'eau avec la même lenteur que le chlorure. Chauffé au contact de l'air, il se transforme en oxyde niccolique, et du brome devient libre. Le bromure niccolique est soluble dans l'alcool et dans l'éther.
Bromure niccolicO'Ommonique ^ Ni&r+SNH'. On l'obtient en saturant le bromure anhydie dans le gaz ammoniac, ou en le dissolvant à chaud dans l'ammoniaque caustique : il se précipite, par le refroidissement, sous forme d'une poudre bleu clair. II y a 3a,3i pour cent d'ammoniaque. Il se dissout dans une très-petite quantité d'eau , mais il se décompose dès quon étend la dissolution.
lodure niccolique^ Ni I. On l'obtient en traitant de la poudre de nickel en excès par de l'iode et de l'eau. On a ainsi, diaprés Erdmann , une solution verte qui devient brune par une forte concentration , et laisse, après la dessiccation , un sel noir qui , à l'abri du contact de l'air, peut être sublimé en paillettes d'un éclat métallique. Au contact de l'air, le nickel s'oxyde, et l'iode se sublime. Le sel ne fond pas avant de se sublimer.
Sousiodure de nickel. On l'obtient en £adsant digérer la^solution de l'iodure avec l'hydrate niccolique, qui devient par là brun. U se produit également en desséchant fortement l'iodure de nickel au contact de l'air ; il reste quand on dissout l'iodure.
lodure niccoUco'ammonique^ Ni I + 3NII^ On le prépare en dissolvant une petite quantité d'iodure de nickel dans de l'ammo« niaque chaude caustique ; par le refroidissement de la dissolution, il cristallise en octaèdres bleus. Si l'on en dissout une trop grande quantité à la fois , le sel en question se précipite sous forme d*une poudre bleue. Il est très-peu soluble dans l'eau. Quand on le dissout dans l'ammoniaque caustique et qu'on mêle la solution avec de l'alcool , on obtient un précipité vert , qui renferme de l'ammoniaque et qui est probablement une combinaison d'iodure ammonique avec du sousiodure niccolique et de leau, L'iodure nicco-
CTANtIRK NICCOtICO-POTASSIQÜE. ai
lique sec n'absorbe du gaz ammoniac qu'à une douce chaleur; il se gonfle en une masse jaune-blanchâtre qui est Nil + 2N W.
Fluorure niccolique^ Ni P. A la couleur près, il ressemble au sel cobaltique correspondant, se dissout à l'aide d'un excès d'acide, et forme des cristaux verts irréguliers ; du reste^ on peut rapporter à ce sel et au sel basique tout ce que j'ai dit à l'article du fluorure cobaltique.
Le fluorure niccolico-potassique et le fluorure niccolico-ammo^ nique sont des sels doubles très-solubles, qui se déposent, par l'évaporation, en cristaux grenus.
Fluorure nîccolico-^iluminîque. On l'obtient en évaporant la dis* solution mixte des deux sels. Le sel double cristallise en longues aigoüles vertes , qui se dissolvent complètement dans l'eau , mats avec lenteur.
Fluorure silico-niceolique. Il cristallise en prismes hexaèdres verts. Du reste, il possède les mêmes propriétés que les sels analogues de fer et de cobalt.
Çjranure niccoUque^ Ni Gj. On l'obtient en précipitant un sel niccolique par un cyanure soluble^ ou, d'après fV'àhler^ en mêlant de l'acétate niccolique avec de l'acide cyanhydrique, qui précipite tout le nickel. L'acide cyanhydrique ne précipite le nickel qu'en partie de ses dissolutions dans les acides sulfurique et nitrique. Le cyanure niccolique forme un précipité vert -pomme pâle, et après la dessiccation une masse d'un vert jaunâtre, cassante, trèsdure, à cassure brillante et conchoîde, qui est du cyanure niccoliqiie contenant de l'eau combinée. Il contient, d'après Aammelsiergi 3 atomes d'eau pour a atomes de sel, ce qui fait 19,43 pour cenL Cette eau ne peut être éliminée qu'entre + 180** et + 200**. Il reste du cyanure niccolique brun clair, qui produit un phénomène de lumière très-vif quand on le chauffe en vase clos , et dégage en même temps un mélange de gaz nitrogène et cyanogène, en laissant un mélange de nickel et de carbure de nickel.
Cyanure niccolico-potassique^ KCy-|-Ni€y. On le prépare en dissolvant l'hydrate de cyanure niccolique dans du cyanure potassique et évaporant la liqueur jusqu'au point de cristallisation. Il se forme aussi, lorsqu'on expose pendant longtemps à une chaleur rouge peu intense, dans un creuset bien couvert, un mélange de cyanure ferroso-potassique bien pulvérisé et de nickel métallique ^^ement en poudre très-fine. La masse est lessivée avec de l'eau
aa CTANUBE NIGCOUCO-GALCIQUE.
chaude, et séparée de la liqueur par la filtration. Pendant le Usai- Tage , il se développe une grande quantité de gai hydrogène. On concentre la liqueur par Tévaporation. Il cristallise d'abord du cyanure ferroso-potassique non décomposé , qu'on retire ; l'eau mère rouge^jaune qui reste fournit ensuite le sel niccolique en cristaux. Le sel double cristallise en colonnes rhomboidales, trans« parentes , d'un jaune de miel , qui contiennent i atome ou 6,89a pour cent d'eau. Mais quelquefois il ne renferme , pour a atomes de sel, que i atome ou Zj5y pour cent d eau, qui s'en va à + 100''; les cristaux deviennent d'un jaune pâle et opaques. Le sel anhydre entre en fusion au-dessous du rouge, et se décompose ensuite lentement.
Cyanure niccoHco-sodique^ Na^y + NiOy. On lobtient en précipitant le sel calcique par le carbonate sodique ; il forme des prismes hexagones, étroits, transparents et jaunes. A+xoo%il perd 20,4 pour cent ou 3 atomes d'eau de cristallisation , devient d'un blanc jaunâtre et opaque ; si on augmente la chaleur, il se décom* pose plus facilement que le sel potassique.
Cyanure mccolico'^ammonique^ NH^Gy + Ni€ry. Il cristallise en aiguilles jaunes déliées, mais se décompose déjà, à une douce chaleur, en cyanure ammonique qui se volatilise, et en cyanure niccolique qui reste.
Cyanure ntccolico^bary tique ^ Ba €y H- Ni Gy. Il forme de grands cristaux transparents , jaunes , qui perdent ao centièmes d'eau quand on les chauffe.
Cyanure mccolictheaicique^ Ca 4ry + Ni Gj. Il forme des cristaux d'un jaune foncé, qui perdent 3o,6 d'eau de cristallisation quand on les chauffe, mais retiennent encore, comme le sel bary tique, une certaine quantité d'eau, qu'ils n'abandonnent qu'en se décom« posant.
Ces cyanures doubles ont été découverts et analysés par fF'àkler. D'après ce chimiste, ils renferment, ainsi que le démontre la formule, le cyanure de nickel, qui vint d'être décrit et qui correspond à l'oxyde; ils n'ont donc pas une composition analogue aux cyanures doubles de cobalt sus-mention nés. Traités par un acide fort, ils dégagent de lacide cyanhydrique , et donnent un précipité de cyanure niccolique. En mêlant leurs dissolutions avec d autres dissolutions métalliques, on obtient des précipités qui sont des cyanures doubles de nickel et d'autres métaux j ainsi ils
SPLFATE VICCOUQUE. a3
précipitent le chlorure ferreux en blanc, le chlorure ferrique en jaune rougeâtre, le nitrate mercureux en jaune; ce dernier précipité se décompose et noircit de suite , en donnant du mercure métallique qui reste, et du cyanure mercurique qui se dissout; avec l'acétate plombique on obtient, au bout de quelque temps , de petits cristaux jaunes.
Cyanure ferroso-niccolique^ aNi€y+ Fe€y. On l'obtient à Tétat de précipité blaoc-yerdàtre en mêlant la solution d'un oxysel de nickel avec le cy^inure ferroso-potassique.
Cjranure ferricc-aiccoliquß^ 3Ni fiy + Fe €^ 11 s'obtient de la même manière à Tétat de précipité brun-jaunâtre , en employant pour précipitant le cyanure ferrico-potassique.
Rhodanure (çulfocyanure) niccolique, NiC'N*S*. Il se produit quand on dissout l'hydrate niccolique dans l'acide rhodanhydrique; on obtient une belle dissolution verte qui laisse, après la dessiccation y une poudre cristalline jaunâtre, contenant i atome ou ^fi& pour cent d'eau pour a atomes de sel; cette eau ne s'en va qu'à + i5o^. Le sel se dissout dans l'alcool aussi bien que dans feau.
Rhodanure niocolico^mmonique ^ NiC'N'S' + aNH^ On l'ob« tient en mêlant la solution du sel précédent avec de l'ammoniaque caustique, et évaporant la liqueur bleue, pendant qu'on ajoute de temps en tenips un peu d'ammoniaque. On obtient ainsi des cristaux bleus brillants, et qui contiennent 28}Oa pour cent d amknoniaque. Exposé à l'air, il perd de l'ammoniaque et s'effleurit. L'eau laisse de l'hydrafe niccolique insoluble.
B. Oxysels de nickel.
Sulfate niccolique^ Ni S. On l'obtient en faisant bouillir le métal avec de l'acide sulFurique étendu, ou bien en dissolvant l'oxyde niccolique dans cet acide. L'acide sulfurique concentré, même bouillant, ne dissout pas ce métal, ou n'en dissout qu'une trèspetite quantité. La dissolution donne, après levaporation, des cristaux d un vert émeraude, qui affectent la forme de prismes quand la cristallisation a eu lieu au-dessous de 1 5*". Lorsqu'on expose ces cristaux pendant quelque temps à une douce chaleur, par exemple à la lumière du soleil, leur intérieur éprouve, d'après MitseAetlich^ un changement remarquable, sans que leur surface
a4 SVLFkTE niGOOtlCO-POTASSlQUE.
perde son éclat. Les particules cristallines prennent d'autres positions, sans cependant devenir liquides. Il faut quelques jours pour que le changement soit complet ; les cristaux perdent leur transparence, et lorsqu'on les casse, on trouTe leur intérieur composé d*un amas de cristaux qui sont des octaèdres à base carrée, souvent très-volumineux, par exemple de quelques lignes de diamètre. En faisant cristalliser la dissolution de ce sel à une température de + i5 à 20°, les cristauxaffectent immédiatement la forme d*octaèdres à base carrée. Le sel cristallisé au-dessous de +i5^est isomorphe avec le sulfate magnésique cristallisé ordinaire, et renferme 7 atomes ou 44978 pour cent d'eau. Le sel cristallisé en octaèdres à base carrée est isomorphe avec lautre sel magnésien , et contient 6 atomes ou4ipour cent d'eau. — Le sulfate niccolique se dissout dans trois parties d'e&u à +10^. A l'air sec il s'efSeurit et se convertit en une poussière blanche. L'alcool et I ether ne le dissolvent pas. Exposé à une douce chaleur, ce sel abandonne une partie de son eau de cristallisation et devient blanc, ensuite il jaunit en perdant la totalité de cette eau. On obtient un soussul/ate m'ccoüque en précipitant le sel neutre par la potasse, avec la précaution de ne pas mettre un excès de cette dernière. C'est une poudre verte insoluble. D'après Tupputi^ le même soussel prend naissance quand on calcine doucement le sel neutre. Dans ce cas il est légèrement soluble dans l'eau , et donne une dissolution qui réagit à la manière des alcalis , comme les soussels plom* biques.
Sulfate niccolicopotassique ^ KS -+- Ni S. Sulfate niccohco^am' monique^ N H* S + Ni S. On les obtient en mêlant les sels simples, et faisant évaporer les dissolutions mixtes. Le sel potassique se dissout dans 9 parties deau froide; le sel amnîonique n'exige que I \ partie d'eau pour se dissoudre. Sous le rapport de la forme cristalline et de la composition, ils ont une analogie parfaite avec les sels maganeux et ferreux correspondants, qui sont isomorphes avec eux. — Proust^ qui a découvert le sel double potassique , a cherché à le purifier par des cristallisations réitérées, afin d'obtenir du nickel pur de tout mélange de corps étrangers. Plus fard Tliomson a renouvelé celte proposition ; mais il est évident que ce sel ne peut être débarrassé, par voie de cristallisation, des métaux qui forment des sels doubles, isomorphes avec lui. Bett^ a fait voir que, quand plusieurs de ces sels doubles isomorphes
BITHIONITE mCCOUQVE. a 5
de cuWre, de fer, de nickel, de cobalt, de zinc et de magnésie, se trouvent ensemble dans une dissolution, on obtient facilement un sel cristallisé, contenant un atome de chacun des sels doubles , en combinaison ayec 1 3 atomes d'eau , bien que chaque sel double , pris isolément, ne renferme pas plus de 12 atomes d'eau.
Sulfate niceolico-ammoniacal , Ni S + 3N W. On 1 obtient en laissant du sulfate niccolique anhydre absorber du gaz ammoniac jusqu a ce qu'il en soit saturé. Dans cette action le sel se réduit en une poudre blanche. Leau le décompose. Lorsqu'on dissout le sulfate niccolique , à laide de la chaleur, dans un flacon fermé et rempli d ammoniaque caustique, il se dépose, suivant Erdmann, par le refroidissement, des prismes bleus rectangulaires de sulfate niceolico-ammoniacal ; ces prismes ont deux côtés plus larges, et les côtés plus étroits sont terminés par des sommets dièdres. Ils sont =NiS-h2NH'-|-aH. Ils tombent, à l'air, en une poudre
bleuâtre. L'eau les décompose en laissant un sel basique.
Sulfite niccolique^ Ni S. Il se forme facilement quand on introduit du gaz sulfureux dans un mélange d'oxyde niccolique et d'eau jusqu'à saturation complète. Une partie du sel reste insoluble, sous forme d'une poudre cristalline verte, qui, suivant Muspratt^ renferme 4 atomes ou 34,o6 pour cent d'eau. En évaporant la solution sur l'acide sulfurique , on obtient, peu à peu, d'après ce même chimiste , des tétraèdres verts , renfermant 6 atomes ou 43,68 pour cent d'eau.
Dithionate niccolique >, Ni S. On l'obtient facilement en précipitant une solution de dithionate bary tique exactement par le sulfate niccolique. La liqueur filtrée et évaporée donne de longs prbmes déliés, verts, contenant 6 atomes ou 32,98 pour cent
d'eau.
Dithionate niceolico-ammoniacal^ Ni$ + 3NIi\ Il se précipite
sous forme d'une poudre bleue en traitant la solution du sel précédent par l'ammoniaque en excès. En dissolvant celle-ci à chaud dans l'ammoniaque caustique, le sel se dépose, par le refroidissement, sous forme de lamelles d'un bleu violet. Il est décomposé par l'eau pure.
Dithionite niccolique^ NiS^. On l'obtient en faisant digérer dans un flacon rempli et bien bouché une dissolution aqueuse de sulfite, avec du soufre très-divisé. Par l'évaporation dans le vide , le sel
a6 PUMPHiTB NICCOLIQUE.
M prend en crUtaux isomorphes avee }e sel magnésieD, et contenant 6 atomes ou 38,64 pour cent d eau« Soumis à la chaleur, ils
laissent un résidu de sulfure de nickel.
DUhionite niecolico-ammoniacaly Ni$ + 2NH' + 6 H. Il se prë«
cipite sous forme d*une poudre bleue , en mêlant le dithionite neutre d abord avec de Tammoniaque, puis avec de l'alcool. Lavée à l'alcool et rapidement dessécl)ée , cette poudre peut être conservée dans un vaisseau fermé ; mais elle ne tarde pas k se décomposer à l'air libre. Ce sel contient 19,7a pour cent d'ammoniaque
et 3 1,01 pour cent d'eau.
Nitrate niccoliquây'Ni'^. Il forme des cristaux d'un vert bleuâtre, se dissout dans a parties d'eau froide, ainsi que dans lalcool , s'effleurit à l'air sec, et tombe en déliquescence quand l'air est humide. A une température élevée , il se décompose , donne d'abord un soussel vert-jaunâtre, puis, quand on le chauffe plus fortement dans des vases ouverts , du suroxyde de nickel , qui se décompose à une chaleur rouge plus intense, et laisse une quan-. tité d'oxyde niccolique presque égale, en poids, au quart du sel cristallisé.
Nitrate niccoliccHimmoniacaL Ce sel cristallise , suivant Erdmann^ en octaèdres d'un bleu saphir, dont les arêtes sont quel-
quefois tronquées. Il est = NiN+aNH' + 8* Il se dissout facilement dans l'eau, et s'efBeurit à l'air en se convertissant en une poudre d'un blanc bleuâtre, qui tombe en déliquium à l'air.
Phosphate niccolique^ NiP- Le meilleur moyen de préparer ce sel est d'avoir recours à la double décomposition ; mais on peut aussi l'obtenir en traitant le nickel par l'acide phosphorique étendu, qui le dissout à l'aide de l'ébulUtion. Ce sel est d'un vert clair, et se précipite sous forme d'une poudre qui est soluble dans un excès d'acide phosphorique.
Phosphate niccolico - ammonigue. On l'obtient en faisant digérer avec du phosphate ammonique le phosphate niccolique récemment précipité. Il est insoluble dans l'eau.
Phosphite niccolique^ Ni' P. C'est un sel légèrement soluble , qui , préparé par double décomposition , se précipite sous forme de paillettes cristallines verdâtres, surtout quand on fait bouillir I4 liqueur pendant qu'on opère la précipitation.
CA&BOVàTE VIGCQlilQUE. %J
Hypophosphite mccolique^ Ni P. Il est vert^ tarés »soluble dans l'eau, cristallise en cubes ou en octaèdres ^ et jaunit en s'efBeuri»sant.
Chloratß niccolique , Niël. Il cristallise en octaèdres réguliers d'un yert foncé , contenant 6 atomes ou 32,34 pour cent d*eau. Il est déliquescent à l'air, se dissout dans l'alcool, fond à +80*" dans son eau de cristallisation , et donne^ à + ioo*" de l'eau , du gaz chlore et de l'oxygène ; il reste un mélange noir de chlorure et de sesquioxyde , qui jaunit par la calcination en se convertissant en un chlorure basique.
Bromaie niccolique , Ni Br. Il est isomorphe avec le sel précé*
dent, et contient 6 atomes d'eau.
Bromaie niecolico^ammoniacal; Ni]ftr+NH^ C'est une poudre
d'un bleu vert qui se forme pendant que le sel précédent absorbe
du gaz ammoniac. Elle est décomposée par l'eau.
lodate niccolique^ Nil. Il est très -peu soluble, et forme une croûte yerte cristalline. Il contient i atome d'eau, et se dissout dans 120 I parties d'eau froide et dans y y | d'eau bouillante.
lodate niccolico^mmoniacal^ Ni)+ 2^ W' On l'obtient en précipitant la solution de l'iodate neutre par l'ammoniaque caustique^ et y ajoutant de l'alcool. Le précipité est en partie cristallin , en partie pulvérulent.
Carbonate niccolique. L'eau décomposant ce sel, on n^ peut l'obtenir par la précipitation au moyen d'un parbonat^ alcalin. Le carbonate niccolique neutre est enpore inconpu. Le précipité que les sels niccoliques donnent avec les carbonates alcalins est une poudre d'i^n vert-pomme, qui se dissout dans un ^cès du précir pitant. Chauffé jusqu'au rouge, en vases clos, il donne de l'oxyde niccolique; lorsqu'au contraire on le calcine au contact de Tatr à une chaleur modérée, il laisse du suroxyde de nickel. Suivant Proust j l'oxyde niccolique calciné absorbe peu à peu l'acide car^r bonique et l'humidité de lair, en passant du vert au gris. D'après les expériences de Berthier, il existe deux combinaisons d'oxyde niccolique et d'acide carbonique. L'une se produit quand oi^ précipite une dissolution de nickel par un bicarbonate alcalin ; elle se présente sous forme d'un précipité vert clair, qui se réduit au soleil en une poudre légère. On obtient l'autre combinaison à
d8 BORATK NTCCOLIQUE.
l'aide du carbonate alcalin ordinaire; elle est vert-pomme, et ne s'altère pas au soleil. Il résulte des analyses de Berthier que ces deux sels contiennent de l'eau, et consistent probablement en combinaisons de carbonate et d*hydrate niccoliques semblables à celles produites par les oxydes cuivrique et zincique. D'après les expériences de Setterberg^ les précipités obtenus en mêlant la dissolution bouillante d'un sel niccolique avec un excès de carbonate alcalin dissous et à la même température, ne sont autre chose que des mélanges d*hydrate niccolique avec une combinaison de cai*bonate et d'hydrate niccoliques. Plus les liqueurs sont étendues, moins il reste d'acide carbonique. Dans différentes expériences, Setterberg a trouvé la quantité d'acide carbonique variant entre 1 1 et 3 poul^ cent.
Carbonate nîccolico^ammonique. C'est un sel soluble dans l'eau, et qui se dépose, pendant Févaporation spontanée, sur les parois du vase, sous forme d'une croûte cristalline. Si on l'évaporé à l'aide de la vapeur, il ne donne que de l'hydrate niccolique.
Oxalate niccolique^ Ni€. C'est une poudre insoluble, d'un vert clair, qui ne se dissout pas dans un excès d'acide oxalique. L'acide oxalique précipite ce sel de toutes les dissolutions neutres de nickel. Il contient i3,4 pour cent ou a atomes d'eau. Chauffé dans un appareil distillatoire, il donne du nickel métallique et du gaz
acide carbonique.
Oxalate niccolico '^ ammoniacal y aNi € + NH* + 6H'. Suivant Winckelblech, il se précipite avec une couleur verte, lorsqu'on mêle
l'un des sels doubles suivants avec de l'ammoniaque caustique.
Oxalate niccolico^potassiquey K€ + Ni€r. C'est un sel soluble qui cristallise en prismes verts. On peut le préparer, soit en dis* solvant l'oxalate niccolique dans l'oxsrlate potassique, soit en neu« tralisant le bioxalate potassique par l'oxyde niccolique.
Oxalates nïccoUcO'Sodique et niccolico-ammonique. Ce sont des sels doubles solubles. L'oxalate niccolique, dissous dans l'ammoniaque caustique, se précipite pendant que l'alcali s'évapore.
Ehodicate niccolique. C'est une masse saline brune qui se dissout dans l'eau aussi bien que dans l'alcool.
Croconate niccolique. NiC*0*. Il se dépose, de sa dissolution aqueuse, sous forme de cristaux bruns foncés ayant une teinte bleuâtre.
Borate niccolique. Ni B*. C'est une poudre vert pâle, qui est m-
TARTllÂTE NICGOL1GO-POTA.SSIQUE. 29
soluble dans Teau, mais se dissout dans les acides, et se fond, par Teffet delà chaleur, en un verre couleur hyacinthe.
Silicate niccolique. D'sif res Klaproth^ il formerait un minéral vert, ayant un aspect de talc, que les minéralogistes ont appelé pimelithej et qu'on trouve à Kosemûtz en Silésie ; mais tous les échantillons de ce minéral que j'ai analysés n'étaient autre chose que du talc, ou du silicate magnésique coloré par du silicate niecolique.
• • • • Formiate niccolique. Ni Po. Il cristallise en longues aiguilles vertes
contenant de l'eau de cristallisation; cette eau s'en va par la chaleur, et le sel devient vert. 11 est très-peu soluble dans Teau.
• •• ■ jicétate niccoliqucy NiAc. 11 forme des cristaux verts, d'une saveur douceâtre, et se dissout dans 6 parties d'eau froide. 11 est insoluble dans l'alcool^ et légèrement efflorescent.
Tartrate niccolique. NiTr. On l'obtient en saturant une solution d'acide tartrique par le carbonate ou l'hydrate niccolique. Le sel se dissout d'abord dans l'acide libre, mais il ne tarde pas à se déposer sous forme d'une poudre verte. Il est cristallin, et presque insoluble dans l'eau froide aussi bien que dans l'eau bouillante. On l'obtient aussi en mêlant la solution d'un sel de nickel avec du tartrate potassique, parce qu'il se produit en même temps un sel double soluble. Il se dissout dans la potasse et la soude caustiques, sans le secours de la chaleur, ainsi que dans le carbonate alcalin bouillant dont l'acide carbonique se dégage. La solution est d'un beau vert, et si elle est saturée, elle se prend, par le refroidissement, en une masse poisseuse. Soumise à l'évaporation , elle donne , d'après fVerther^vLU dépôt blanc- verdàtre, contenant de l'acide tartrique, de l'alcali, et de l'oxyde niccolique. La liqueur qui surnage est trouble, né s'éclaircit pas par la filtration, et se réduit, par la dessiccation, en une masse gommeuse. La solution dans la potasse caustique, traitée par l'alcool, donne un précipité gélatineux qui est une combinaison du tartrate potassique avec l'hydrate niccolique,
==KTr-f-Ni H, analogue au sel ferrique. L'hydrate niccolique se dissout; quoique un peu difficilement, dans le tartrate potassique neutre, et produit ainsi la même combinaison non cristalline; la solution ne présente pas de réaction alcaline.
Tartrate niccoUco-potassique. En faisant bouillir le carbonate
3o eHROlTATfi iriCCOLIQÜE.
niccolique avec de l'eau et da tartre, on obtient un sel vert très-
soluble, incristallisabie et doué d'une saveur sucrée.
Succinate niecoiîque , Ni Se. En évaporant la solution de l'hydrate niccolique dans l'acide succihique , on obtient ce sel sous forme de cristaux verts, irréguliers, mamelonnés. Ces cristaux ne rougissent pas le papier de tournesol, sont solubles dans Teau et insolubles dans l'alcool. Ils renferment 4 atomes ou 29,1 pour cent d*eau.
Séléniate mccolique^ Ni Se. D'après Mitscherlich^ il a beaucoup d'analogie avec le sulfate, mais il ne paraît pas susceptible de cristalliser autrement qu'en octaèdres à base carrée. Il contient^ comme
le sulfate, 3498 ou a pour cent ou 6 atomes d'eau de cristallisation.
Sélénite niccolique^ Ni Se. C'est un précipité d'un vert-pomme pâle, qui ne se dissout point dans Teau. Le sel acide est soluble, et se dessèche en une masse transparente^gommeuse.
Tellurate nîccoliquej Ni Te. Précipité blanc, verdâtre et flocon-
lieut.
TéllurUe niccolique, Ni Te. Même réaction.
jirséniûte niccolique^ Ni* As. C'est une poudre vert pâle, insoluble dans l'eau, mais soluble dans un excès d'acide. Chauffé jusqu'au rouge, il perd son eau de cristallisation, prend pendant quelque temps une couleur d'hyacinthe, et finit par devenir jaune clair. D'après Berthier^ le sel précipité par double décomposition est toujours basique, et l'acide y est saturé par une fois et demie autant
de base qu'il devrait en contenir dans le sel neutre, rsNi'i^. On le rencontre dans le règne minéral sous forme d'une poudre verdâtre clair, qui renferme 8 atomes deau. Les minéralogistes l'appel*
lent nickêlbliithe^
Arsènite niccolique^ N*As. Il ressemble, par son aspect, au sel précédent; mais quand on le calcine, il devient d'abord noir, donne ensuite un Sublimé d'acide arsénieux, et laisse un résida vert clair de sousarséniate niccolique.
Chromate niccolique. C'est un sel rouge, déliquescent, qui offre, en se desséchant, des traces d'une cristallisation penniforme. Les alcalis, versés dans la dissolution de ce sel, paraissent en précipiter une combinaison basique, jaune-rougeâtre,' insoluble, qu'on obtient aussi en faisant digérer le sel soluble avec un excès de carbonate niccolique.
SÜLFARSilTlATl IflCCötlQüE. 3l
D*après Malaguti et SarzeaUj le flieiileur moyen de préparer ce sel consiste à précipiter nne solution bouillante de Chromate potassique neutre par du sulfate niccolique ^ et à lavef le précipité avec de Teau bouillante. Après la dessiccation, il présente la coupleur de tabac à priser d^Espagne, et est tout à fait amorphe« Il se
compose de Ni^Cr + 6Ii. Il contient 11^07 pour cent d'eau.
Chromate niecolico>^mmoniacaL Le sel précédent , étant traité par de l'ammoniaque caustique, se change en une poudre cristalline, lourde, d'un jaune yerdâtre, qui présente sous le microscope Faspect d un amas de prismes rectangulaires. On l'obtient aussi
en mêlant le sel soluble avec de l'ammoniaque caustique en excès«
n se compose de Ni Gr + 3NIP + 4^- U ^ décompose par l'eau, et
perd son ammoniaque à l'air.
Vanadate niccohque. Le sel neutre^ Ni Y et le btselj Ni Y*, sont solubles. L'alcool les précipite sous forme d'une poudre jaune sale; le bisel tire en outre sur le brun« Leurs dissolutions dans l'eau sont jaunes, et laissent par l'évaporation une masse cristalline d'un jaune sale; celle du bisel est composée de petits cristaux jaunes et
prismatiques. L'ammoniaque ne le dissout pas en bleu.
Motybdate niccolique^ Ni Mo. Poudre vert ckir, àolublè dans Feau bouillante.
jintimoniate niccolique , Ni^b« Il est d'un vert pâle presque blane, et ne se dissout pas dans l'eau*
G« Sulfosels de nickel.
Dans la plupart des cas, le sulfure niccolique se comporte avec les Sulfides comme le sulfure cobaltique. Les sulfosels de nickel sont presque tous insolubles , mais se dissolvent dans un excès de sulfosel alcalin, en donnant naissance à une dissolution de couleur foncée.
Suljocarbonate niccolique^ Ni+ G. Il donne une dissolution d'un rouge brun foncé, à peine translucide et noire par réflexion. Dans l'espace de vingt-quatre heures, cette dissolution dépose le sulfosel sous forme d'une poudre noire ; après quoi la liqueur qui surnage est transparente et d'un jaune brun.
Sulfarséniate niccolique ^ Ni* As. Il se dépose sous forme d*un précipité brun foncé ^ qui est noir en masse, et ne s'altère pas
3a GHLOBURE ZIUGIQUE.
pendant la dessiccation. Si Ton emploie des dissolutions étendues, ce sel ne se précipite pas tout de suite, et la liqueur, qui est d*un brun jaunâtre, conserve pendant quelque temps sa transparence; les choses se passent de même, que le sulfarséniate, employé pour opérer la précipitation, soit neutre ou basique.
Sulfarsénite niccolique^ N*As. C*est un précipité noir qui conserve cette couleur après la dessiccation, et donne une poudre noire ; étant distillé, il abandonne aisément son sulfide, et laisse un résidu affaissé de sulfure niccolique jaune.
Sulfomolybdate niccolique^ Ni Mo. C'est un précipité brun foncé presque noir, qui conserve cette couleur en se desséchant. Il se dissout en noir dans le sulfosel potassique , mais se dépose de cette dissolution , pour la plus grande partie , dans l'espace de vingt-quatre heures.
HypersulJomoljbdaU niccolique , Ni Mo« C'est une combinaison rouge foncé , insoluble.
Suif otungstate niccolique y NiW. Obtenu par double décomposition, il donne une dissolution d'un brun foncé, d'où le sulfotungstate se dépose, au bout de vingt-quatre heures, sous forme d'une poudre noire.