‹ Traité de chimie minerale, végétale et animaleChapitre 21 sur 107 · IV. i · texte numérisé non relu

IV. i

%%6 RHODaKÜBES DE MERCURE.

Chromate qu*on soit parvenu à combiDer avec le cyanure merou-

rique.

Cytumre merciirique avec formiate potassique j KFo+HgGj, D'après fVinkler^ on obtient ce sel double en dissolvant dans Teau deux parties de formiate potassique et trois parties de cyanure mercuriquei et évaporant la dissolution à une douce chaleur. Le sel double se dépose en paillettes à éclat vitré« 11 est très-soluble dans Teau , et facile à réduire en poudre.

Rhodanures de rnerciue. i. Rkodanure niercureux^ HgC'N'S*. On obtient ce sel en chauffant la dissolution du sel suivant avec un excès d*oxyde mercurique; le sulfocyanure mercureux se dépose alors sous forme d'une poudre d'un jaune citron , nullement cristallinCi et insoluble dans l'eau. On peut aussi préparer ce sel en mêlant du cyanure mercurique avec ^ de son poids de soufre en petits morceaux, et distillant le mélange à une chaleur peu à peu croissante. Si la masse a été mêlée intimement, elle se boursoufle si fortement pendant la décomposition, que l'ouverture du vase en est obstruée. Dans cette circonstance, la moitié du cyanogène se combine avec du soufre et du mercure, pour donner naissance à du rhodanure, tandis que l'autre moitié est en partie chassée , en partie décomposée par le soufre , et transformée en sulfide carbonique et en gaz nitrogène. Tout le soufre étant distillé, le rhodanure reste dans la cornue. A une température plus élevée que celle où le soufre distille, le rhodanure se décompose , et donne du cinabre et du gaz cyanogène. Quand on expose une petite quantité de ce sel à une température subite« ment élevée, par exemple, dans un tube de verre fermé par un bout, une partie se sublime sans altération en une masse cristalline, demi-transparente, d'un jaune citron. Lorsqu'on fait bouillir le rhodanure mercureux arec de l'acide chlorhydriqae concentré , une petite portion du sel se dissout , mais eHe se préct« pite quand on ajoute de l'eau à la liqueur. L*eau régate ne Tattaque pas, à moins qu'elle ne soit préparée avec des acides concentrés, cas dans lequel le sel se décompose lentemeirtt; et quand on ajoute de l'eau à l'acide avec lequel on Ta fait faowllir pendant quelque temps , il se précipite oonstanMoent une portion de rhodanure non dëcooiposé. Cette indiftérence, si j'ose m'exprimer ainsi, envers des acides qui possèdent à un si haut degré le pouvoir d'oxyder les corps, est très- remarquable, en ce

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