‹ Traité de chimie minerale, végétale et animaleChapitre 22 sur 107 · SEL POTASSIQUE · texte numérisé non relu

SEL POTASSIQUE

que ich^ucup des consùtuants de c^ sßl^ prU Uolémfint, §erait oxydé dans leß mèpxes circonstances. fFohler dit qu'en mêlant du mtr^te mercyr^ux avec du rbodanure potassique, on obti(ent un précipité blanc, qui est décomposé avec formation d'acide rjiodanhydrique , tant pa^' Thydrogèn/s sulfuré que par Tapide chlorhydrique niéi^e gazeux. Lorsqu'on le chauffe après lavoir desséché, il se boursoufle subitement, développe 4" gaz nitro- , gène et des vapeurs de sulfide carbonique et de mercure, et laisse une masse volumineuse, seoibi^ble ^ une écume, et composée de paillettes analogues au graphite: cette niasse, qui contient encore du cyanogène, n'esx attaq^é/e ni par la potasse en ébullition, ni par la plupart des acides; chauffée plus fortement, elle se transforme eu cinabre.

a. BÀodanure mercurique^ HgCN^S'. On l'obtient en neutralisant l'aide cyanhydrique par l'oxyde mercurique, et abandonnant la dissolution à l'évaporation spontanée. Le sei cristallise très-lentement en cristaux rayonnes, qui ont une saveur acre et métallique. Dans la distillation il est détruit, et son sulfocyanogène , qu'il abandonne à la première impression de chaleur, est décomposé aux dépens de l'eau qui entre dans la composition des cristaux. Il se forme alors du carbonate ammonique, du gaz nitrogène, du sulfide carbonique et du gaz cyanogène, et il reste dans la cornue un corps jaune ou brunâtre, qui est du rbodanure mercureux.

Sels doubles dé rhodanure mercuriquê, E. Böckmann a montré que le rhodanure mercurique s'unit à d'autres rhodanures pour former des sels doubles qu'on obtient cristallisés par le mélange 4es sels simples et l'évaporation de la liqueur. Ils sont tous formés de a atomes de rhodanure mercurique et de i atome de rhodadure additionné.

Le sel potassique cristallise en lames larges incolores ou en longues aiguilles. Il se dissout dans l'alcool bouillant, et y cristallise en aiguilles par le refroidissement. Il se produit aussi , d'à? près ClauSf quand ou mêle le rhodanure potassique dans l'eau très-exactement avec du chlorure mercureux. Le mélange noircit, le chlorure se décompose , et il se sépare du mercure mêlé d'un excès dp chlorure mercureux employé. La liqueur filtrée, sou* mise à i*évaporation, donne d'abord le sel double, puis le chlorure potassique. La dissolution du sel double, traitée par l'ammoniaque,

Il8 SULFATE AttIDO-MERCÜREUX.

donne un précipité jaune pulvérulent, qui est du rhodanure mercurique bibasique^ =:HgC*N»S*+ aHg. Chauffé à + I8o^ il se décompose avec détonation ; et il reste du mellan pour résidu.

Les sels de baryum et de calcium cristallisent en lames ou en écailles brillantes. Le sel magnésique se précipite sous forme d'une poudre blanche, cristalline.

B. Oxysels de mercure.

a. Sels à hase d'oxyde mercureux,

Sulfate mercureux^ HgS. On l'obtient en chauffant une parue de mercure avec une partie et demie d'acide sulfurique concentré, jusqua ce que le mercure se dissolve avec dégagement de gaz acide sulfureux , et en interrompant la digestion au moment où tout le mercure est converti en une poudre blanche. Dans cette expérience, il faut se garder d'élever la température jusqu'au point d'ébullition de 1 acide, parce qu*il se formerait une certaine quantité de sel mercurique. On lave la masse saline avec un peu d'eau froide , jusqu'à ce que l'eau de lavage n'ait plus de saveur acide. Le sulfate mercureux se dissout difücilement dans l'eau ; il exige, pour sa dissolution, 5oo parties d'eau froide et 3oo parties d'eau bouillante , et cristallise en prismes. Suivant Mohry on obtient ce sel sublimé quand on décompose l'oxysel par la calcination dans un vase distillatoire. On l'obtient cristallisé par la voie humide, en le dissolvant jusqu'à refus dans l'acide sulfurique étendu bouillant : il cristallise par le refroidissement. Les alcalis caustiques font naître, dans la dissolution bouillante du sul< fate mercureux, un précipité gris de soussulfate; si l'on met un excès d'alcali , on obtient de l'oxyde mercureux pur.

Sulfate amido-mercureux , Hg S + HgN H*. On l'obtient , d'après Kane^ en traitant le sulfate mercureux neutre en poudre par l'ammoniaque caustique. On extrait la moitié de l'acide du sel en l'unissant à l'ammoniaque » pendant que l'oxjgène de l'oxyde mercureux séparé se combine avec i équivalent d'hydrogène pour former de l'eau; et le mercure s'unit à l'amide ainsi produit, qui, avec i atome de sel, donne naissance à la combinaison nouvelle, qui est d'un gris foncé. Lorsqu'on chauffe le sel doucement

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