X 792,8 XX
La moyenne des poids est 1792,95602.
Ce résultat fut contrôle en déterminant la quantité de chlorure argentique qu*on retire d'un poids donné d'argent dissous, pour calculer ensuite, d après le poids atomique de l'argent, celui du chlorure argentique. Voici les résultats de cette série d'expé» riences :
Poids de Targent, en grammes.
Poids du chlorure argentiqae.
Poids atomique da chlorure argentiqae.
La moyenne 1792,92271 ne s*écarte qu'au sixième nombre d^ celui qui précède; et, en tirant des deux données la moyenne, on a 1792,9393, quon pourra, sans erreur, exprimer par 1792,94. En en ôtant le poids de i atome d'argent, on a , pour le poids de Té« quiyalent du chlore, 44^9^^* ^^ ®^ ôtant i équivalent de chlore au poids atomique du chlorure potassique, on a , pour le poids atomique du potassium, 488,8565.
Marignac employa encore, pour l'évaluation de ces atomes, une troisième série d'expériences, savoir, l'analyse du .chlorate argentique. Mais les éléments de ce sel ne sont pas assez stables entre eux pour qu'ils puissent fournir des données aussi certaines que celles que nous venons de faire connaître , et qui s'accordent si extraordinairement entre elles. Cependant on l'a eu approximati-» ▼cment, en trouvant le poids atomique du chlorure argentique =;:
5a6 AimmirâxtaK dbs poim AToiiiQtits«
1791,277s, et réquivalent du chlore = 44^9^1 8. Mais, en ajoutant cette nouvelle série des expériencer précédentes pour en tirer la moyenne, il est arrivé à un résultat numérique qui diffère un peu de celui que j'en viens de tirer. Cette différence est devenue encore plus grande, parce qu*il a réduit ses nombres à la pesée dans le vide, d après la densité des éléments dans le chlorate ai^entique, afin de les rendre ainsi plus comparables entre eux. Cest ce qui fait que la grande concordance qui existe dans ses résultats n'est pas aussi évidente qu'elle l'est réellement d'après l'exposition qui précède.
Le4 poids atomiques, tirés de cette série dexpérienoes, sont;
I atome de chlorure potassique = 932,i365 I — de chlorure argentique= 1792,94 I équivalent de chlore = 443>28
I atome de chlore = 221,64
I — d'argent = i349>66
I — de potassium = 4^^)^^^
7. Brome. Les données varient sur l'équivalent du brome. Ba^^ /or^ le trouva :=: 942,9, lAebig =941. Je Tai trouvé, dans quelques expériences, de 978,44^ ^ 978,646. Mais Marignac a démontré ensuite qu'il e^t presque impossible de le purifier complétemen| de chlqrur^ bromique; il n'y parvint qu'en préparant dubromate potassique qu'il fit cristalliser à différentes reprises, et ce n'est qu'à la troisième cnstoliîsatîon qu'il l'obtint exempt de chlore et d'iode» Les expériences furent exécutas comme celles qui avaienf pour objet la détermination de l'équivalent du chlore*
IVndt
da
bromate potasnqoe.
Poids
de
roxjgène.
Oxygène eo
centièmes.
Foids atonii«!««
dn bromure potassique.
e,8oi 3^80 6y3aQ
Ces résultats ne s'accordent pas autant entre eux que «eux ob* tenus avec le chlorate potassique. La cause en est qu une petite guanûté de pousaîum peut fecUement échan^ev le brone contre
'DltpiMtlTATIOH DBS POIDS ÀXOMlQVfiS. Ba*]
de Toxygène, et donner ainsi un résidu alcalii), ce qui occasipnnß une perte trop grande. La moyenne donne, pour le poids atomique du bromure potassique, i4yoßo5gS , qui représente, jusqu'au dernier chiffre, le résultat de la première expérience. Déduction faite de i atome de potassium, il reste pourTéquivalent du l)r^m^ 1001,74948.
On fit une autre série d'expériences pour trouver le poids ato* mique du bromure potassique d*après le poids de Targent, qui peut ainsi se convertir en bromure argentique«
A.rgeu( employé.
Bromure potassique employé.
Poids atomique du bromure potassique.
3,oa5
3,946 »1,569 ao,iao
aa,i9i
La moyenne dfi ces sept expériences est 1488,8459, ce qui donne, pour l'équivalent du brome, 999,9894* La troisième séri^ d'expériences avait pour but de trouver la quantité de bromure argentique obtenu avec un poids donné d'argent dissous dans l'acide nitrique.
Argent employé.
a5,oo
i5»oo
mm/msmsssapm
Bromure argentique obtenu. j„ bromure argentic
argentique
9349,380155 aÎ49f 15^9700 9349,308x7.3
La moyenne est 2849,28268, dont on peut, sans inconvénient, retrancher les trois dernières décimales. Déduction faite du poids atomique de l'argent , il reste pour 1 équivalent du brome 999,62. Comme ces dernières expériences sont des nombres plus exacts que les précédents, et comme elles s'accordent si bien entre elles, j'en ai pris la moyenne, en inscrivant dans les tables, pour équi*
5a8 D^BRHIir ATION 0ES POIDS ATOMIQUES.
Talent dubrômey 999962, et pour son poids atomique 499i8i* Sans cloute celui qui Texprime en nombres ronds, par 1000^ ne commet pas de faute notable.
8. Iode. Mes expériences pour changer Tiodure argentique en chlorure, et calculer, d'après cela, le poids atomique de Tiode, ont donné 1 579,499 comme équivalent de Tiode, et ce nombre (ut ensuite adopté. Mais les expériences plus récentes de Marignac ont montré qu'on ne peut obtenir Fiode exempt de chlore qu'en le changeant en iodate potassique qu'on purifie, et qu'on fait cristalliser à différentes reprises. Ces expériences , dont je communique ici les résultats, indiquent un nombre un peu plus élevé pour le poids de l'équivalent. Elles se composent de deux séries.
La première avait pour but de trouver combien il faut d'iodure potassique pour précipiter un poids donné d'argent dissous ^ la seconde était instituée pour déterminer le poids de l'iodure ar* gentique qu'on obtient avec une quantité donnée d'argent.
Poids de l'argent.
Poids de l'iodure potassique.
Poids
atomique de riodure potassique.
Poids de TargeDt.
Poids de l*iodare argentique.
Poids
atomique de llodore argen tiqae.
La moyenne des poids atomiques de Fiodure potassique est :Àoy4>^g266y et donne, déduction faite de i atome de potassium, pour l'équivalent de l'iode, 1585,9917.
La moyenne des poids atomiques de l'iodure ai^entique est 2935,6517, et donne, déduction faite de i atome d'argent, exactement le même équivalent de l'iode que le nombre précédent. De là , j'ai inscrit, dans les tables, l'équivalent de l'iode =; 1 585,99a, et son atome = 792,996.
9. Fluor. Le poids atomique du fluor est tiré d'une expérience faite de manière à changer du fluorure calcique très-pur, cristallisé, naturel, au moyen d'une douce calcination, en sulfate calcique.
loo parties de fluorure calcique ont donné, dans trois expériences, *74>9> 175 et 175,1 parues de sulfate calcique. La moyenne est 175 parties. Il s'ensuit que i atome de fluorure calcique pèse 487,086 ; déduction faite de i atome de calcium , il reste pour Féquivalent du .fluor a35,4'JS, et pour son atome 117,717. Je ferai cependant observer que ce poids atomique doit être plus exactement déterminé. Les composés naturels ne sont jamais assez purs pour être propres à de pareilles recherches. Le fluorure sodique, le fluorure plombique, et d*autres composés obtenus artificiellement et absolument purs, conviennent beaucoup mieux pour cela. Jusqua présent on ne mettait pas, il est vrai, une grande importance à Texactitude du poids atomique du fluor, et le nombre approximatif indiqué suffisait. Mais quand une fois on cherche à obtenir, autant que possible, des nombres exacts, il faut en entreprendre Texpérience pour tous les corps simples.
10. Carbone. Mes premières expériences, relatives à la détermination du poids atomique du carbone, datent de 1817, P^^ l'analyse du carbonate plombique. 10 grammes donnèrent, dans une expérience, 8'^' 3333 d'oxyde plombique, i,644^^c^îde carbonique, et o,o2a5 d'eau; et dans une autre, 8,3333 d'oxyde plombique, 1)3447 acide carbonique, et 0,022 d'eau. Gomme les poids de l'oxyde plombique et de l'acide carbonique sont entre eux comme leurs poids atomiques, le poids atomique du carbone est,
d'après la première expérience, 75,141; d'après la seconde, 75,2241; mais comme la différence d'un demi-milligramme entre les deux expériences faisait varier le troisième nombre du poids atomique du carbone, il me semblait trouver une voie bien plus sûre, pour la détermination de celui-ci, dans les poids spécifiques du gaz acide carbonique et du gaz oxygène. Ces poids venaient alors d'être déterminés par Biot et jirago , et c'est d'après cela qu on établit, dans les premières tables des poids atomiques, le nombre 75,33 pour le carbone. J'ai déjà dit, page 509, pourquoi le calcul direct, d'après les poids spécifiques des gaz, ne peut pas donner de résultat exact; j'ai signalé les circonstances qui, en 1819, ont conduit au nombre élevé de 76,4^8 , et j'ai indiqué les faits qui démontrent l'inexactitude de ce nombre, ainsi que les expériences de Dumas et de StasSj qui le firent descendre à i2,5 X 6=75,0. Peu de temps après, le baron F, fFrede entreprit de déterminer les poids spécifiques de l'oxygène, du gaz oxyde carbonique et