CARMINE
Ce principe constitue la matière colorante de la cochenille (Coccus Cacti); il a été isolé pour la première fois, en 1518, par PELLETIER et CAVENTOU. |
Pour l’obtenir, on fait digérer la cochenille en poudre avec de l'éther, afin d’en extraire toute la matière grasse ; puis on épuise le résidu par de l'alcool bouillant, et l’on évapore l'alcool d'abord dans une cornue, et à la fin à l'air libre. On traite le résidu à froid par de l'alcool absolu ; il reste un dépôt brun qu'on sépare du liquide ; on ajoute à celui-ci son volume d’ether, de manière à précipiter la maëgère colorante; une substance jaune particulière reste en dissolution.
La carmine forme des grains rouge-pourpre et cristallins ; quelquefois aussi on l’obtient à l’état d’une masse sirupeuse d’un rouge écarlate. Elle est très RE dans l’eau et l’alcool, insojuble dns lPéther.
Sa solution aqueuse est précipitée par les acides en jaune rougeñtre ; les alcalis la colorent en violet sans la précipiter. Avec l’aiumine elle donne une laque d’un beau rouge (carmin).
: Elle se décompose par la chaleur en donnant des vapeurs ammoniacales.
Suivant PELLETIER, elle renferme 49,33 carbone, 6,66 Arm drogene, 40,45 oxigene et 3,56 azote.
538 TRAITE (Voir, pour diverses préparations du carmin, Magaz. f.
Pharm., tome VI, page 13; pour l'érythrogène de B1Z10. Archiv.
des Apotheker-Vereins im nordl. Deutschl., tome IV, cahier 3.)