‹ Traité de chimie organique (volume 3)Chapitre 52 sur 90 · C.e H,, O; + 5 O 4- N. Ho ^ C.c H,„ O, N, + 5 H, O · texte numérisé non relu

C.e H,, O; + 5 O 4- N. Ho ^ C.c H,„ O, N, + 5 H, O

Fariolarine. — Suivant Roriquet, le rariolaria dealbata , traité directement par de l'alcool bouillant, donne une solution qui renferme de l'orcine toute formée : par le refroidissement, l'extrait dépose de fines aiguilles blanches, différant de l'orcine par leurs propriétés, et dont on obtient une plus grande quantité par l'évaporalion du liquide. (Je corps u'agil pas sur les couleurs végétales; il se dissout dans les alcalis aqueux sans former de matière rouge au contact de l'air. 11 se décompose sans fondre par la distillation sèche, et produit alors un sublimé blanc et cristallin, en laissant beaucoup de charbon.

Lorsqu'on évapore à siccité l'extrait alcoolique du lichen et qu'on reprend le résidu par l'eau, celle-ci dissout Porcine , et on obtient alors ce principe en évaporant la solution aqueuse à consistance de sirop. A l'aide du charbon, on décolore les cristaux qui s'y déposent.

L'extrait alcoolique du lichen, après avoir cédé à l'eau l'orcine qu'il renferme, laisse un résidu qui se dissout en grande partie dans l'éther avec une couleur verte. La solution élhérée donne, par l'évaporation, des aiguilles blanches baignées d'une eaumère colorée. Ces cristaux ont reçu de Robiquet le nom de variolarine. On les purifie par des lavages à l'alcool et à l'éther ; ils se dissolvent assez bien dans ces deux liquides, fondent à une douce chaleur, et se volatilisent à une température élevée

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i^M]s laisser de résidu et en donnant une huile incolore, d'une odeur forte et agréable, ainsi qu'une sul)stancc cristalline qui ne paraît être que de la variolarine non altérée.

(!cs deux substances observées par PiOdiquet ont beaucoup de ressemblance avec les principes décrits parScnu.\cK; cependant il news manque encore à cet égard des données assez certaines pour établir leur identité d'une manière définitive.

A'rylhrine et pscudo-crythrine. — Heeuen nomme iiinsi doux principes qui, suivant lui, constituent en plus grande partie le Parmelia RocccUa et \ù Lccannra tartarea et se transforment, au contact de l'air et de l'ammoniaque, en des matières colorantes rouges. Dans ces derniers temps, Kane a fait de ces deux substances l'objet d'un travail particulier, mais les recherches de ce chimiste sont loin, ce me semble, d'en éclaircir l'histoire. Voici du reste le résumé de ce trav;;il.

Poin- préparer l'érytiiiine, Heeuen épuise les lichens par de l'alcool chaud, non bouillant, mélange l'extrait avec doux fois son volume d'eau, fait bouillir, ajoute de la craie réduite en poudre fine jusqu'à ce que le précipité se rassemble en flocons, jette le mélange sur un filtre et laisse refroidir le li(juide filtré. L'érylhrine s'y dépose alors à l'état d'une poudre fine et brunâtre -, on la purifie en la dissolvant à chaud dans de l'alcool et décolorant par du charbon animal.

Si l'on épuise les lichens par de l'alcool bouillant et qu'on traite !'( xti ait comme précédemment, on obtient, en place de l'érylhrine, un dépôt coloré depseudo-érythrine qui, dissoute dans l'alcool bouillant et traitée par le charbon animal, cristallise en larges feuillets ou en aiguilles incolores. L'érylhrine au contraire ne se présente qu'à l'état d'uue poudre ténue, rougeâ- Ire et à peine cristalline.

Kane doiuie à la pseudo-érythrine de Heerei\ lenomd'eryf/irine, et à l'érythrine de ce chimiste celui d'tVi/r/in/me. Après avoir traité le lichen par de l'alcool chaud, il a évaporé l'extrait à siccité et repris le résidu par l'eau bouillante. L'extrait aqueux lui a fourni, par le refroidissement, une masse de cristaux semblables à l'acide borique et identiques par leurs caractères à la pseudo-éiythrine de Hekhen. Il ne le considère pas

commi' un prodiiit de (lécompo^ilion de réryllirine, mais il regarde celte dernière coiniue un mélan.^e di^ plusieurs principes d(' finis.

Ce qui ajoute encore à la confusion de ce sujet, c'est l'observation de Kaine d'après laquelle la solution aqueuse et bouillante du résidu de l'extrait alcoolique donne quelquefois des cristaux d'érythrine (de pscudo-érylhrine) en si {grande quantité que le tout se prend en masse, tandis que d'autres fois on n'obtient que fort peu de cristaux, surtout lorsque l'ébullition avec l'eau a été maintenue pendant (pielque temps. Il s'opère évidemment, dans ce dernier cas, une réaction par l'cflet de la température élevée^ du reste, Kane a remarqué que les cristaux une fois formés et bouillis de nouveau avec de l'eau disparaissent en majeure partie, ce qui est bien la preuve d'une décomposition. Mais Ka.ne n'a pas examiné en quoi elle consiste.

Qu'on se rappelle maintenant que la lécanorine se décompose par l'ébullition en acide carboni<jue et en orcine : il est donc fort probable que l'érythrine subit une transformation analoj^ue.

Nous allons déciire maintenant les métliodes employées par Heeken et Kane pour l'extraction de ces principes. On verra qu'elles ne rendent pas compte de la forme sous laquelle les matières colorantes se trouvent dans les lichens.

Suivant Heeren\, on obtient l'éiythrine le plus aisément, en épuisant les lichens par de Tammoniaque hquide, précipitant la solution ammoniacale par du chlorure de calcium, séparant le dépôt, et précipitant de nouveau le liquide filtré par de l'acide hydrochlorique. Celui-ci précipite l'érythrine; on la purifie comme nous l'avons déjà indiqué.

Kane dissout dans la potasse diluée l'extrait alcoolique traité par l'eau bouillante, et précipite le liquide filtré par de l'acide hydrochlorique ; ensuite il reprend le précipité , bien lavé, par de l'ammoniaque faible, mélan^je la dissolution avec du chlorui e de calcium, filtre et précipite le liquide filtré par de l'acide hydrochlorique. Le nouveau précipité ainsi obtenu est l'érythriline de Kane ^ c'est une poudre jaune ou verdûtre, peu solublc dans l'eau, fort soluble dans l'alcool, l'éther et les alcalis 5 par une ébullitiou prolongée avec de l'eau, elle donne une solution

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iinit'ie l'I hnine { amer d'éryihriline). Elle se décompose à une Uuipcralurc supcricuie à 100". La (Ji>suliilion amniotiiacale <lc cecoips donne un précipité viidàlic avec Tacéuiic de plomb.

La pseudo-éiythiinc de IIkkken (rérjtluinc de Kaae) cristallise en feuillets blancs et brillants, fu.sibles à 120". Elle est à peine soluble dans l'eau froide, fort soluble dans l'eau chaude ; s:» .solution aqueuse se colore à Fuir. ChaiifTée dans une solution a>jueuse et salujcc, elle fond en une huile qui, une fois refruidK , se divise en lanu-iiei> pur raltouchement. Elle se oi^sout dans 5 parties d'alcool de GO centièmes, de même elle se dissout dans l'éther et Us liquida alcalins. Les soLtions dans les alcalis brunissent à l'air -, la solution ammoniacale acquiert peu à peu une teinte rouge de \iti. La pseudo-éryihrine se décompose par la distillation sèche; sa solution ammoniacale donne un précipité blanc avec les sels de plomb solubles.

L'érj thrine pi éparée d après le procédé de Heeren fond au dt-ssus de 100"; à la tcmpératuie de i'ébullition, elie ^e dissout dans 2,29 parties d'alcool de 89 ceniièmes, et à iVoid,dans 22 1/2 parties. Par Tébullition avec de l'alcool elle se transforme en pscuJo-éryihriue. Elle se dislingue ôi;s sub.-vlances décrites par K.\>E par son insolubilité dans rélher, ainsi que par sa solubilité dans l'eau bouillante (170 parties; ; elle se dissout dans les alcalis fixes et dans Tainmoniaque, et se dépose de cette dernière, par l'évaporatiou, à l'état ci btallin. Sous l'inllueuce prolongée de l'ammoniaque, el.c se convertit en une substance amère qui devient peu a peu rouge {amer d'érythrine). Cette matière coioraate s'obtient, suivant Heeke.n, lorsqu'on abandonne à l'an, dans un lieu chaud, une dissolution d'éryihrine daus 1 ammoniaque très faible-, le liquide jaunit déjà au bout de quelques minutes, et, après 2-i heui es, il est rouge comme du vin de Bonigo gne. Si on l'évaporé alors, jusqu'à ce qu il commence à se troubler, cl qu'où y ajoute ensuite du carbonate d'ammoniaque en poudre, il se produit un précipité châtain qui devient jaune par le fiollementel acquiert un éclat métallique. D'autres sels, tels que le sel marin, le sel ammoniac, etc., produisent le même elTol q:ie le carbonate d'ammoniaque.

Cette matière bruue n'eai soluble, ni dans lean ni daiisiammo-

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