‹ Traité de chimie organiqueChapitre 116 sur 140 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA CONSTITUTION DES DÉRIYÉS · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA CONSTITUTION DES DÉRIYÉS

DE L’ETHYLE ET DE L'ACÉTYLE.

Dans les oxisels ammoniacaux, c’est l’azoture d'hydrogène (lammoniaque), combiné à 1 atome d’eau, qui constitue la base; dans léfher, l'analyse a constaté la présence des éléments de 1 atome d’eau et d’un carbure d'hydrogène. MM. Dumas et BouLraY, se fondant sur cette composition et sur la grande analogie que les combinaisons d'éther présentent avec les combinaisons ammoniacales , furent conduits à envisager L'éther et l'alcool comme des hydrates d'hydrogène bicarboné, lequel. devait posséder la faculté de neutraliser les acides. À l’époque. où cette théorie fut émise, elle n'était en contradiction avee aueun fait, aussi fut-elle généralement adoptée.

Cependant, par suite des progrès de la science, on arriva à la connaissance de la véritable constitution des acides organiques, et l'on découvrit dans plusieurs d’entre eux la préexistence d’un radical composé, combiné avec de l’oxigène. Ces corps étaient done des oxides analogues aux oxacides à radical simple, et jouant le rôle d'acides. Dès lors on avait tout lieu de soupeonner qu'il existait également des oxides organiques à radical composé, remplissant des fonctions opposées, c’est-àdire présentant le caractère des bases.

La théorie de l'hydrogène bicarboné comme radical des composés éthérés a, pendant longtemps, satisfait à toutes les exivences. Elle a rendu de grands services à la seience,-en réunissant sous un point de vue général un grand nombre de’eombinaisons, dont elle fit ressortir les connexions, qu’avant elle on n'avait su

DE CHIMIE ORGANIQUE. 479 interpréter. En un mot, c’est la première theorie HEURES qui ait été établie en chimie organique.

Mais en examinant les preuves sur lesquelles s’appuyait l'hypothèse de la préexistence de l'hydrogène bicarboné et de l’eau dans l’éther, on se convainquit bientôt qu'elles n'étaient point positives. Des recherches postérieures sur les produits de la décomposition de l’éther, en faisant rejeter la présence de l’eau dans ce eorps, ont permis de donner une explication extrêmement simple d’une série de faits, lorsqu'on envisage l'éther comme l’oxide d’un radical composé.

Cette théorie fut bientôt préférée à finie en Allemagne et dans d’autres pays où, depuis longtemps, on regardait l’oxide d’ammonium comme la base des sels ammoniacaux. En France, au contraire, elle fut beaucoup combattue. Cette divergence d'opinions a oecasionné des discussions sans nombre et des recherches profondes, tendant toutes à décider la question en faveur de l’une ou de l’autre théorie. La science leur doit les bases actuelles sur la constitution théorique des composés organiques; elle leur est redevable d’une foule d'observations curieuses et de découvertes importantes, résultat de dix années de lutte et de travaux. Aussi, de tous les composés organiques, ce sont les combinaisons éthérées dont l’histoire est la plus complète et la mieux connue.

Il n'y avait alors aucun espoir de réunir les deux théories sous un point de vue commun. Cependant si, d'après l’état actuel de la science, en compare les combinaisons ammoniacales avec celles de léther, en considérant l’amide, par exemple, comme partie constituante de l’ammoniaque, et l’acétyle comme celle de l’éther, les deux théories partent d’un principe commun, et on se convaincra sans peine qu’elles se confondent.

La seule différence qui existe entre les combinaisons éthérées et les combinaisons ammoniacales, repose dans les propriétés chimiques de leurs radicaux; Pacétyle est capable de former des acides, tandis que l’amide ne jouit pas de cette faculté.

En désignant par Ad la combinaison N, H, = amide, et par Ac la combinaison C, H, = acétyle, nous aurons les comhinaisons correspondantes que voici :

ASOY 9P up -Aque anberuowwe,p ayeyus = ‘OS + ‘H PV 9pıwe,p aanıpky = SH PV aseq 9799 ap aje1pAqAOUo = 19H PV + 19/4 PV

sou9) ap ounejd ap oseq = O'H PV + 19 ?d ‘PV

3919 Ip ouejq gyıdısgıd — 19 6H + 6H PV UINIUOUIUE, P 9PUOIPIOJINS = S9+S'H PV INIUOUL

8 -u,p oanyıns 9p ayeapiygins = ‘HS +S 'H PV = ummuowwe,p 9Jejjns 9] |

= SULP I9ULIAJUIL UOSIEUIQUIOD — O‘H +O'H PV

wunınowuwe,p APIXO,P sps = 9PIOL,P EI + O ‘HI PV

WNIUOUUE P 9ANPOI = “CH PV

WINIUOWWE,P 2ANUOIT — 4G '"H PV

UNIUOUUR D SANIOIUI — "D’H PV

UNIUOUUUR P 9PIXO = O'H PV

UNIUOUUUE — ‘H PV

onbeıuowwe — °HPV

PIE = ‘HN = PV

‘AdiNv 1 44 SNOSIYNIINO)I

onb14399e7ns apıoe = 91990 p aanıpky =

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