Cis Hs Ouu Na. Ci
Séchée à 160°, elle s'exprime, suivant PELIGOT, par C,, H,, O,,, Na Ci, ; mais, d’après ERDMANN, la combinaison séchée à cette température ne renferme plus de sucre, mais une matière modifiée. C’est aau moins le cas, lorsqu'on a employé, pour la préparer, du sucre de diabètes, de fécule ou de raisin de Corinthe.
Combinaison d'oxide de plomb. — Pour préparer une combinaison de sucre de raisin avec l’oxide de plomb, on verse une dissolution d’acétate de plomb, à laquelle on a ajouté préalablement de lammoniaque, dans un excès de la solution sucrée ; le précipité, qui tend à se former, disparaît d’abord et devient enfin permanent. Ce précipité doit être lavé et séché dans le vide, à la température ordinaire. Quand on le sèche dans le vide à une température de 150°, il jaunit (PELIGOT).
A laide de la chaleur, loxide de plomb se dissout en grande quantité dans une solution de sucre de raisin; la combinaison basique insoluble est néanmoins difficile à obtenir de cette manière , car on ne peut pas porter la liqueur à l’ébullition sa s qu’elle brunisse. 100 parties de sucre de raisin cristallisé, en se combinant à de l'oxide de plomb, perdent 11,14 pour cent d’eau; le résidu possède une couleur brune et l'odeur du caramel, même quand la température n’a pas dépassé 60° (BERZÉLIUS). Cette perte correspond à 5 atomes (11,3 pour cent) d’eau pour 2 atomes de sucre cristaliisé; la composition de cette matière, combinée à l’oxide de plomb, doit s'exprimer par la formule C,, H4 O::, c'est celle qui représente la composition du sucre de raisin, dans sa combinaison avec le sel marin, chauffée à 160° (PÉLIGoT).
Le composé insoluble qu'on obtient par lacétate de plomb
„minoniaeal et le sucre de raisin, a été analysé par PELIGOT. il y trouva 66 à 66,4 pour cent d’oxide de plomb, 14,1 de carbone et 2,1 d'hydrogène, proportions d’où il déduit la formule : Ca His Ou, 6 Pb O.
Ainsi le sucre cristallisé abandonnerait 7 atomes d’eau en se combinant avec 6 atomes d’oxide de plomb. Cependant, en recaleulant les résultats trouvés par PÉLIGOT, on trouve qu'ils se rapprochent beaucoup plus de la formule : C;, He O,, + 3 Pb OÖ, que de celle qu’il propose lui-même ; et comme dans cette dernière 3 équivalents d’oxide de plomb remplacent un nombre égal d'équivalents d’eau, ce qui est d'accord avec des substitutions analogues, nous sommes obligés de rejeter la première formule. Il paraît d’après cela que le sucre de raisin possède dans la combinaison plombique la même composition que le sucre de canne cristallisé.
Combinaisons de chaux et de baryte. — La chaux et la baryte se dissolvent en grande quantité dans le sirop de sucre de raisin en en diminuant la douceur. Ces dissolutions possèdent une réaction alcaline et brunissent à une température élevée. Quand on ajoute une quantité de chaux suffisante pour faire disparaître la saveur sucrée, on obtient, par une évaporation ménagée, une masse gluante et molle, qui est soluble dans l'alcool. Un excès de chaux donne naissance à une combinaison basique, que l'alcool précipite en grumeaux ; ce précipité, lavé avec de l'alcool, présente une masse blanche qui devient demi-transparente en attirant l'humidité de l'air. Quand il est parfaitement sec, chose qui réussit difficilement-sans que le composé brunisse, il renferme 24,96 pour cent de chaux, nombres qui S’approchent de 2 atomes de chaux, remplaçant 2 atomes d’eau d’hydrate du sucre. Lorsqu’on décompose ce composé par l'acide carbonique, il reproduit du sucre non modifié (BERZÉLIUS).
Pour obtenir, d'après PELIGOT, une combinaison de sucre avec la baryte, on dissout séparément une certaine quantité de sucre et de baryte dans de l’hydrate d’oxide de méthyle dilué et on mélange les deux liquides, en ayant soin d'employer un petit excès de solution sucrée ; il se forme un précipité floconneux qui se convertit en une poudre légère et poreuse, après avoir été
lavé avec de l'esprit de bois concentré, exprimé dans du papier joseph et séché dans le vide sur de l’acide sulfurique concentré et de la chaux vive ; la présence de l’eau le fait brunir quand on le sèche. On ne connaît pas la composition de la combinaison séchée à la température ordinaire; à 100° elle devient jaunätre et renferme 35,37 pour cent de baryte. Sa composition s'exprime alors comme le suppose PELIGOT, par C,, Hy; Os, 3 Ba O; ce serait par conséquent une combinaison de 2 atomes de sucre, ayant conservé toute son eau avec 3 atomes de baryte. Mais une telle composition est sans aucune vraisemblance, car le sucre pris isolément perd de l’eau à 100°. Ensuite, en analysant ce composé avec l’oxide de cuivre, PELIGOT n’a pas tenu compte de l'acide carbonique, qui reste uni à la baryte, dans le tube à combustion ; il recueillit des quantités d’acide carbonique équivalant à 23,1 et 23,9 de carbone, et de plus il obtint 4,1 à 4,6 d'hydrogène.
Acide sulfosaccharique.
Cet acide a été découvert par PELIGOT.
Pour lobtenir, on fait fondre au bain-marie 1 partie de sucre d’amidon cristallisé, puis on mélange la matière fondue avec 1 partie */, d'acide sulfurique concentré. Comme la température s'élève beaucoup, on doit avoir soin de faire le mélange par petites portions, de l’agiter sans cesse et de le refroidir au besoin, en plongeant dans l’eau froide le vase qui le contient. Le produit est coloré quand le sucre n’est pas pur et que la température s’est trop élevée. On redissout la combinaison dans l'eau et on la sature par du carbonate de baryte qui précipite l'acide sulfurique, tandis que le sulfosaccharate de baryte reste en dissolution. En traitant cette dissolution par de l’acétate de plomb basique, on obtient d’abord un précipité coloré, qu'on sépare du reste de la liqueur ; le précipité qu’on obtient ensuite est blanc. Pour l’analyser, PÉLIGOT le fit sécher à 100°. Sur deux analyses, l’une a donné 55,3 d’oxide de plomb, 18 de carbone, 2,38 d’hydrogène, 4,9 d’acide sulfurique ; l'autre, 53,2 d’oxide de plomb, 18,6 de carbone, 2,6 d'hydrogène et 4,1 d’aeide sulfurique. La première conduit à la formule : Css Hy Os, SO;, 4 PbO; la seconde à la suivante : 2 Ce Has Os, SO;, 4 Pb O.
502 | TRAIÎTÉ
Comme l’auteur a voulu simplement constater par ces ana- Iyses Pexistence de cet acide , on ne sait jusqu’à présent rien de positif sur la constitution de celui-ci.
Pour retirer l'acide sulfosaccharique de cette combinaison, on met cette dernière en suspension dans l’eau, et on y fait passer un courant d'hydrogène sulfuré.
L’acide sulfosaccharique est un liquide sucré, légèrement acide, il rougit les couleurs végétales, ne précipite pas les sels de baryte et forme des sels solubles avec toutes les bases, à peu d’exceptions près. Il se décompose par l’'évaporation à une douce chaleur ou même à la température ordinaire dans le vide, en sucre et acide sulfurique libre, qui, à partir de ce moment, précipite les sels de baryte (PÉLIGOT).