‹ Traité de chimie organiqueChapitre 70 sur 140 · C; O:, KO + CG; 0,, KO +KO = C, O,, 3 KO · texte numérisé non relu

C; O:, KO + CG; 0,, KO +KO = C, O,, 3 KO

Acide croconique.

Formule de l'acide supposé anhydre : C, O..

Composition probable de l’acide hydraté : C; O, H..

5 atomes de carbone — 382,175 — 42,7 4 atomes d’oxigene — 400,000 — 46,9 1 atome d’eau —= 112,480 — 10,4

1 atome d’acide croconique — 894,655 pe 100,0

Cet acide a été découvert par L. GMELIN et doit son nom à la couleur safran que présentent tous ses sels.

La dissolution de rhodizonate de potasse devient jaune orange, quand on la porte à l’ébullition, et dépose, par le refroidissement du liquide évaporé convenablement, de longues aiguilles jaunes et brillantes de croconate de potasse. Le liquide surnageant est alcalin; par ie kate il donne des cristaux d’oxalate neutre de potasse.

Pour préparer l'acide croconique, on dissout le sel de potasse dans l'eau, et après y avoir ajouté un excès d'acide hydrofluosilicique, on évapore à siccité. En traitant le résidu jaune par de l’eau, on en extrait ainsi l'acide croconique à l'état pur.

La dissolution de ce corps est jaune, possède une saveur acide, rougit fortement le tournesol, et cristallise facilement. Les cristaux sont solubles dans l’alcool.

Croconates. Tous les croconates sont jaunes et insolubles dans Palcool, à l'exception du sel d’ammoniaque qui s’y dissout.

Croconate de potasse. Formule : C; O;, K O +- 2 aq. (L. GME- LIN). Il cristallise en longs prismes orange, à 6 ou à 8 pans; il possède une saveur salpêtrée, n’exerce pas de réaction sur le tournesol, et perd 15 pour cent — 2 atomes d’eau, à une faible chaleur, en devenant jaune citron ; lorsqu'on le chauffe plus fortement, il s’enflamme, brûle comme de l’amadou, sans répandre d’odeur empyreumatique, en dégageant de l’oxide de carbone et de l'acide carbonique, et laissant un résidu formé d’un mélange de carbonate de potasse et de charbon. Le chlore et l'acide nitrique le döcomposent avec une faible effervescence, en donnant naissance à des composés cristallins, qui n’ont pas été étudiés.

En versant de l'acide acétique dans une dissolution de croco-

nate de potasse, et ensuite une dissolution étendue et chaude

d’acétate de baryte ou de plomb, on obtient des précipités cristallins, micacés, jaune d’or, qui perdent de l’eau quand on les chauffe à 120° et deviennent jaune foncé. Le précipité, qu’on obtient avec le sel de plomb est du croconate neutre, de plomb hydraté : |

C; O,, Pb O + ag.

a) SAN a de,

Celui que fournit le sel de baryte est du croconate neutre de

baryte :

C; O,, Ba O.

La combinaison d’oxide de carbone et de potassium ne contient pas d’acide rhodizonique tout formé; ce dernier ne se produit que par l’action de l’eau. En effet, le développement d’un gaz hydrogéné, qui accompagne la décomposition de cette combinaison par l’eau, est une preuve que le potassium y est contenu à l’état métallique. En exprimant l’oxicarbure de potassium par la formule C; O0, +3 K, on aura pour le rhodizonate de potasse : C, O, + 3 K O; cette dernière formule renferme 3 atome; d’oxigene de plus que la première, qui doivent nécessairement avoir été fournis par 3 atomes d’eau. Dans la décomposition de l’oxicarbure de potassium par l’eau, il se dégage en effet de l'hydrogène, mais ce dernier n’est pas pur, il renferme du carbone. D’après E. Davy, le gaz, qui se dégage, se distingue de tous les carbures d'hydrogène par la propriété qu’il possède de s’enflammer à la température ordinaire, et de déposer du charbon, quand on le mélange avec un volume égal de chlore. La formation de l’acide rhodizonique n’est donc pas aussi simple qu’elle paraît l’être au premier abord.

On peut considérer l’acide croconique comme une combinaison d’oxide de carbone et d'hydrogène, C, ©, + H,; sous cette forme, il se rapproche d’un autre acide particulier, l'acide mellitique, qui joue dans toutes ses combinaisons le rôle d’un hydracide contenant également un oxide de carbone pour radical.

Acide mellitique.

Formule de l'acide anhydre : C, O, (WOEHLER et J.-L.).

Formule de l’acide cristallisé : C, O, H, ou C, O,, H, © (WOEHLER).

Composition :

4 atomes de carbone 305,74 — 42,5 3 atomes d’oxigene 300,00 — 41,8 1 atome d’eau = 112,48 — 15,7

nn

1 atome d’acide mellitique — 718,92 — 100,0

me

2 Val a RE

Il a été découvert par Kraprorn. Combiné à Palumine, il constitue un minéral très rare, qui porte le nom de mellite.

D’après WOEHLER, la manière la plus avantageuse pour Se procurer cet acide, consiste à décomposer le mellitate de plomb par l'hydrogène sulfuré. La liqueur filtrée fournit, par l’évaporation, une poudre blanche cristalline, qui se dissout dans l’alcool, d'où elle cristallise, par une évaporation lente, en aiguilles groupées en étoiles.

La dissolution aqueuse de ce corps a une saveur très acide et rougit fortement le tournesol. L’acide mellitique sec n'est pas décomposé par l'acide nitrique et l'acide sulfurique, même à la température de l’ébullition ; il supporte une chaleur de 300°, sans s’altérer. Par la distillation sèche, il se décompose en charbon et un sublimé cristallin, sans donner de produits empyreumatiques. Lorsqu'on le fait bouillir dans l'alcool, il paraît qu’il forme avec celui-ci une combinaison particulière.

Mellitates. La formule générale des mellitates séchés à 100°, s'exprime par:

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