C, O, EH, M OC
La chaleur les décompose. Les sels à base alcaline sont solubles ef cristallisables, ceux des autres métaux sont peu solubles ou même insolubles ; la potasse et la soude forment des sels acides.
Le sel d'argent subit une décomposition particulière ; à 180°, il perd 1 atome d’eau et devient alors C, O, Ag. Comme les sels d'argent, séchés à 100°, ne retiennent pas d’eau, il est très probable que l'hydrogène de l'acide et l’oxigène de l’oxide d'argent se réunissent à cette température pour former de l’eau, et que l'argent entre dans une nouvelle combinaison avec l’oxide de carbone, qui, dans ce cas, joue le même rôle que le chlore dans les sels haloïdes. Cependant, en traitant ce composé par Phydrogène
sulfuré ou l'acide chlorhydrique, on en retire de l’acide mellitique non altéré. |
On peut aussi considérer le sel d'argent séché à cette température, comme une combinaison d’oxide d’argent avec un acide C, O,, qui différerait de l'acide oxalique par 2 atomes de carbone en plus.
En chauffant le mellitate d'argent dans un courant de gaz hydrogène sec, on observe que ce sel commence à noircir à 100°. Il se dissout alors dans l’eau avec une couleur brun foncé, en laissant un résidu d'argent métallique. La dissolution, qui renferme du mellitate d’oxide d'argent au minimum (Ag, O), se décompose par l'évaporation en argent métallique et mellitate d’oxide d'argent au maximum (Ag ©) (WOEHLER).
Mellitate d’ammoniaque. Formule : C, O,, Ad H, ou C, O,, AdH,O. On l’obtient en faisant digérer le mellite réduit en poudre fine dans du carbonate d’ammoniaque, filtrant pour séparer l’alumine et faisant cristalliser le liquide.
Le mellitate d’ammoniaque cristallise sous deux formes différentes, qui correspondent probablement à des quantités inégales d’eau de cristallisation. Ces deux formes dérivent d’un octaèdre à base rhombe. Les cristaux sont assez grands, brillants, transparents; ils deviennent opaques et laiteux à l'air. Il est assez difficile de les priver d’une petite quantité d’alumine qui se dissout dans le carbonate d’ammoniaque , quand on les prépare. Soumis à la distillation sèche, ils se décomposent en cyanhydrate d’ammoniaque et un sublimé de couleur émeraude.
Mellitate de plomb. Formule : C, O, H, PO = €, O0, |
Pb O, aq. On se le procure en ajoutant de l’acide mellitique à de l’acétate de plomb, ou bien en précipitant le mellitate d’ammoniaque par un sel de plomb. Le précipité est blanc, volumineux et se transforme, par la dessiccation, en une poudre pesante et cristalline.
Mellitate d’alumine. Formule : 3 C, O, B,, A, O, + 18 aq. Le mellite naturel se trouve en Saxe dans des couches de lignites, cristallisé en octaèdres réguliers de la couleur du miel. Il est insoluble à froid, et se décompose dans l’eau bouillante. D’après WOEHLER, il est formé de : 1 atome d’alumine, 3 atomes d'acide. inellitique, et 18 atomes d’eau, c’est-à-dire, de 14,5 pour cent d’alumine, 41,4 d'acide mellitique et de 44,1 d’eau.
Le mellite n’est décomposé qu'à moitié par Fammoniaque caustique ou le carbonate d’ammoniaque ; en dissolvant le résidu d’hydrate d’alumine dans un peu d’acide nitrique, on obtient des cristaux de mellitate d’alumine , qui donnent du mellitate d’am-
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moniaque quand on précipite l’alumine de leur dissolution acide par un excès d’ammoniaque (WOEHLER).
RADICAL CYANOGÈNE.
Formule : C N, = Cy, = 1 équivalent.
Composition :
à atomes de carbone = 152,87 — 36,34 2 atomes d’azote — 177,04 — 53,66
oo RS
1 équivalent de cyanog. = 329,91 — 100,00
Le cyanogène est un radical composé, qui se combine avec l’oxigène, l'hydrogène et avec la plupart des métalloïdes et des métaux ; un grand nombre de ses combinaisons sont analogues aux sels haloïdes, plusieurs d’entre elles ont un caractère tout à fait particulier. Comme radical composé, le cyanogène fournit nécessairement, en se décomposant, un grand nombre de produits, dont nous rattacherons l’histoire à celle des combinaisons appartenant à la série du eyanogene.
La découverte du cyanogène et de ses propriétés chimiques est due à Gay-Lussac. Cette découverte a été la plus féconde de toutes celles qui ont été faites en chimie organique.
Le cyanogène s’obtient à l’état pur , en chauffant du cyanure de mercure, parfaitement sec, dans une cornue en verre. On recueille sur du mercure le gaz qui se dégage. Il reste ordinairement dans la cornue, une petite quantité de matière charbonneuse, azotée (paracyanogëne) ; tout le mercure se sublime dans le col de la cornue.
C’est un gaz incolore, d’une odeur forte et pénétrante, qui affecte vivement les yeux et les organes olfactifs. Sous une pression de 3 à 4 atmosphères, il se condense en un liquide incolore. Son poids spécifique est de 1,8064. Il est très soluble dans l'eau et encore bien plus soluble dans lalcool. Il est inflammable et brûle avec une flamme bleuätre mêlée de pourpre. Il contient
124 TRAITÉ { volume de carbone et 1 volume d’azote condensés en 1 volume.
Nous indiquerons plus bas les produits que le cyanogène forme en se décomposant (Voir, page 187: Produits de la décomposition du cyanogène et de ses combinaisons).
COMBINAISONS DU CYANOGÈNE AVEC L’OXIGENE.
On connaît trois combinaisons du cyanogène avec l’oxigène, savoir : l’acide cyanique, l’acide fulminique, et l’acide cyanurique.
Ces trois acides, supposés secs, présentent la même composition en centièmes, mais ils diffèrent eutre eux par leur molecule. En effet, l'acide cyanique se représente par :
Œ N, O = Cy, O ; l'acide fulminique par : | CN Cy, O..
Ce dernier est un acide bibasique, dont les sels s'expriment par : | Gy, Où, 2 MO.
Enfin, l'acide cyanurique est un acide tribasique, et son équivalent présente la composition suivante :
Ce N, O; = Cyc O;, et ses sels :
Cy, O;, 3 MO.