CHAP. VI. — LES CARACTERES DE L EQUILIBRE STABLE. '20I
Il est dès lors bien certain que, au-dessous d'une certaine température, le signe de U l'emportera, et que l'expression précédente ne pourra être négative que si U est négatif. En d'autres termes, au-dessous d'une certaine température, qui dépendra du système étudié, et qui peut fort bien être élevée, la réaction se fera dans le sens où l'énergie décroît : la règle de Berthelot sera dès lors vérifiée (*).
Mais cette démonstration ne suffit pas à expliquer le succès presque constant des prévisions que suggère cette règle au voisinage de la température ordinaire. Il faut, de plus, admettre, sans que j'en voie, cette fois, aucune démonstration, ou que S est petit vis-à-vis de U, ou, si cette variation S d'entropie est grande, qu'elle ^stde signe contraire à U. Dans ce dernier cas (U — ST) aurait forcément le même signe que U, et la règle de Berthelot se présenterait comme une conséquence nécessaire de la théorie de Gibbs.
(') Le fait que les chaleurs de réaction ne sont pas données immédiatement par 1 expérience comme rapportées à l'état solide ne gônc guère dans Fapplicalion de cette régie. On conçoit, en effet, que ces chaleurs puissent être calculées
ea tenant compte des chaleurs absorbées par les changements d'état physique
dts corps.