EXPERTISES CH1MIC0LEGALES
topsie el au prélèvement des restes de viscères, esl aussi répugnante que difficile.
Indépendamment des viscères, l'expert chimiste ou le médecin légiste doivent faire mettre sous scellés, pour des analyses qui pourraient devenir nécessaires, divers objets : notamment, un échantillon des mixtures à la sciure dé bois, ou agents de conservation quelconques placés dans la bière, parfois des linges ou vêtements, des fragments de toiles-caoutchouc tapissant la bière : s'il s'agit d'une exhumation, on ne manquera pas de recueillir de la terre du cimetière, prise au-dessus, au-dessous, à la tête el aux pieds du cadavre. C'est surtout à propos de l'empoisonnement arsenical, que des diseussions nombreuses ont été soulevées, pour savoir si le poison trouvé dans les organes pouvait provenir du contact du cadavre avec divers matériaux contenant de petites quantités d'arsenic. Ces prélèvements sont en général parfaitement inutiles: il faut cependant les faire, afin de ne pas être obligé de procéder à une seconde exhumation, dans le cas où l'utilité de semblables anal} ses deviendrait évidente.
Enfin, en dehors de l'autopsie, les experts ont souvent à faire des constatations et prélèvements dans les lieux où est morte la victime; ils ont par exemple à rechercher des traces de vomissements sur des planchers, sur des linges, etc. : l'analyse de semblables matières est des plus utiles, il faut donc les recueillir avec le plus grand soin et les faire mettre sous scellés. Il en est de même pour les médicaments, poudres, restes d'aliments, taches et objets divers, trouvés au domicile du défunt, ou chez l'inculpé.