‹ Traité de chimie toxicologiqueChapitre 141 sur 185 · ALCALOÏDES CADAVÉRIQ1 ES OU PTOMAÏNES · texte numérisé non relu

ALCALOÏDES CADAVÉRIQ1 ES OU PTOMAÏNES

Il \ a bien longtemps que l'on connaîl les propriétés toxiques des \ iandes altérées par la putréfaction. La toxicité dusangde taureau. -- probablement putréfié, — esl affirmée par divers auteurs grecs; c'est par ce |inis(in. dil Plutarque, que Thémistocle se donna la mort.

En I8.")(i. Panum a extrail de matières animales en putréfaction une

substance extrêmement toxique, dont il oer nnut pas la nature chimique.

Après un certain nombre d'autres travaux, Bergmann, en IXliX. isola dans la levure putréfiée une substance azotée cristallisable, qui fui dénommée sepsine ; puis Zuelzer et Sonnenschein découvrirent dans 1 i • viande pourrie une matière ressemblant à l'atropine par quelques-unes de ses propriétés physiologiques.

Les premiers travaux d'ensemble sur cette importante question «1rs alcaloïdes cadavériques, datent des recherches à peu près simultanées de Gautier et de Selmi 1X71 . Gautier a montré le premier (1872) que la putréfaction de l'albumine donne naissance a une substance douée de propriétés alcaloïdiques. Selmi, professeur à Bologne, chargé d'uni' contreexpertise dans le procès relatif à la mort du général Gibbone, dans les viscères duquel les premiers experts avaient cru trouver de lu delphinine, constata en effet l'existence d'un poison qui présentait certains des caractères ili I alcaloïde, mais qui en différait pourtant par quelques points.

C'est alors qu'il supposa que ce corps inconnu pouvait s'être formé par suite de la putréfaction des organes, et des expériences méthodiques lui montrèrent en effet que les matières putréfiées contiennent d'une manière normale des substances alcaloïdiques : Selmi leur a donné le nom de ptomaïnes '.

Gautier et Etard ont préparé des ptomaïnes, par la putréfaction de grandes masses de matières animale-,, en quantités suffisantes pour isoler quelques produits bien définis, établir leurs formules et leurs propriétés. Depuis cette époque un très grand nombre d'autres travaux du même

' De "cç-ia. cadavre : on devrait dire ptomatine.

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ordre, dontcen'esl pas ici le lieu de présenter l'analyse, on! été exécutées sur ce sujet. Parmi ces travaux, qui ne sont pas tous d'égale importance et qui uni montré la possibilité d'isoler des matières animales en putréfaction des substances basiques très diverses, je citerai principalement ceux de Brouardel el Boutmy, qui <>nt surtout envisagé la question au point de vue médico-légal; ceux de Brieger, de Schmiedeberg, d'Œchsner de Coninck, de Marino-Zucco, de Graebner, de Pouchet, de Villiers, etc.

Les principaux alcaloïdes bien définis isolés jusqu'ici sont :

La parvoline (C H1 Az . base hudeuse, volatile vers -j- 200°, à odeur d'aubépine Gautier .

Uhydrocbllidine, C8Hl3Az, liquide bouillant à -j- 2lo :. à odeur de seringa (Gautier et Etard .

La collidine, CHuAz Xencki .

Les bases, C,7H3'Az*, el C II A/.

Brieger a isolé la netiridine, C'H1 A/.J ; la cadavérine, G 11' "A/-, bouilllanl ver- — I l'.\ — 12u : la sajtrhtc. la putrescine, ( . II:~A/.-. bouillant à -f- 158°; la mydaléine, la neurine, la choline, < ; Il';,AzOJ. La muscarine, GH^AzO*, alcaloïde isolé de certains champignons, a été trouvée aussi dans la chair de poisson putréfiée; signalons encore la guanidine el la méthylguanidine. la létanine, la gadinine, C7H'sAz03 de la morue putréfiée). Les viandes putréfiées contiennen! de plus des ammoniaques composés, triméthylamine,éthylamine, propvlamine, amylamine, etc. Outre ces corps, qui onl été pour la pluparl étudiés avec soin, un très grand nombre d'autres substances, douées de propriétés alcaloïdiques, onl été isolées dans une foule de circonstances, mais en trop petites quantités, ou trop mélangées d'impuretés, pour pouvoir être caractérisées nettement. Chaque fois que l'on traite un matière animale par un procédé propre à l'extraction des alcaloïdes, on sépare des produits de ce genre, presque toujours fort impurs et complexes. Ainsi les travaux relatifs aux ptomaïnes, ou, plus modestement, aux subtances extraites des matières animales en putréfaction suntils innombrables : il faut bien reconnaître que la plupart de ces travaux, portant sur des substances non définies, et dont i>n n'a pas suffisamment précisé les conditions de formation, n'ont qu'un intérêt des plu- restreints.

En général les alcaloïdes cadavériques sont toxiques; cependant cette toxicité a été probablement beaucoup exagérée, et un bon nombre des accident- mis sur le compte des ptomaïnes doivent être attribués au botulisme sur lequel Van Ermengen a publié récemment de si intéressants tra-

' La cad&vérine de Brieger esl la pentumétltylène-diamine de Ladenburg. La putresi ini d'après Baumaan el Udransky iDeul. Ç/n-„i. '.••-.. t. XXI. p. 2938) -riait la tétraméthylène diamine.

vaux. — Les effets des alcaloïdes cadavériques sonl très variés; on a noté par exemple la dilatation pupillaire, les convulsions tétaniques, le ralenlissemenl des mouvements du cœur, l'abolition ou la diminution de l'excitabilité des centres moteurs el de la contractilité musculaire, etc.

Indépendamment des ptomaïnes, que l'on ne rencontre que dans les tissus putréfiés, il existe aussi dans les tissus frais des produits basiques, principalement étudiés par Gautier el auxquels il a réservé le nom de leucomaïnes :

I (es principales ssnt : *

La bélaïne, C5H"AzOî, trouvée dans le suc de betterave, dans l'urine Liebreich :

h'adénine, C'UA/ . trouvée dans le pancréas de bœuf (Kossel), dans plusieurs tissus, dans des jeunes pousses de plantes : elle forme des cristaux peu solubles dans l'eau froide, elle se transforme en cyanure de potassium sous l'influence de la potasse à 200 .

La xanthine. ( ': [IAx( >J. a été trouvée dans une foule de tissus animaux. el dans l'urine, par un grand nombre d'observateurs ;

Vhypoxanthine, ou sarcine, CsH*AzvO, est une poudre blanche très peu soluble, donnant du evamure de potassium, .-.nus l'action de la potasse caustique;

La pseudoxanthine, CvHsAz50 Gautier), trouvée dans les muscles. C'esl une poudre peu soluble, don! le chlorhydrate rappelle, par sa forme cristalline, l'acide urique; elle se combine aux acides el aux alcalis;

La gnanine, C3H5AzsO;

La créatinine, C*HlAz30, ([n'en trouve dans divers tissus el dans l'urine. C'est une base énergique, qui cristallise en prismes clinorhom-

biques solubles dans l'eau et peu solubles dans l'alcool. En soluti :on-

çentrée, elle produit avec le nitrate d'argent un précipité d'aiguilles cristallines; en présence des alcalis, elle se transforme en créatine ;

La xanlhocréatinine , découverte par Gautier dans le muscle de bœuf, répond à la formule CsHl0Az4O, cristallise en paillettes jaunes, solubles dans l'eau et dan-- L'alcool chaud. Elle possède des propriétés toxiques nettement marquées;

La criisocréatinine, C5H8Az'0, forme des cristaux jaune orangé solubles dans l'eau :

Uamphicréatine, et d'autres bases encore, isolées par Gautier de la chair musculaire.

On ne connaît pas d'empoisonnement criminel par les ptomaïnes; il est à peine nécessaire de dire combien la recherche de pareils poisons présenterai! de difficultés, puisque ces corps se forment normalement dans le cadavre putréfié.

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Les empoisonnements accidentels par les ptomaïnes sont au contraire

fréquents; c'est à ces corps que l'on doit attribuer un boi mbre des

accidents si fréquents ei souvent mortels que l'on observe à la suite de l'ingestion de viandes avariées, ou autres substances alimentaires altérées par la putréfaction : accidents qui peuvent se produire même lorsque l'altération des matières n'est pas assez avancée pour les rendre répugnantes, el en faire rejeter l'emploi.

L'analvse chimique <l :s substances alimentaires par l'une des

méthodes propres à l'extraction des alcaloïdes, la méthode de Stas par exemple, permet en général d'isoler de petites quantités de matières alcaloïdiques dont l'expert peut constater les propriétés physiologiques, par des expériences sur les animaux. — En général, les recherches dans le cadavre offrent des difficultés presque insurmontables parce qu'il est bien rare que l'analyse puisse être entreprise aussitôt après la mort, fil sorte que la putréfaction des viscères étant commencée, il devient impossible de séparer et de distinguer les ptomaïnes existant primitivement dans les organes de celles qui se sonl ultérieurement formées.

11 ne faut guère espérer, dans îles expertises de <-r genre, de pouvoir isoler assez de ptomaïnes pour préciser leur nature chimique ; les caractères de ces corps sont peu précis, ou du moins, doivent être étudiés sur des quantités de matières plus considérables que relies qu'on obtient en pareil ■ ■as. L'expérimentation physiologique jouera donc ici le principal rôle el ne conduira que bien rarement à des résultats utile's.

En dehors des empoisonnements accidentels, la question des ptomaïnes Soulève en chimie légale, de très importants problèmes.

Tout d'abord, lorsqu'on a isolé au cours d'une expertise une substance présentant les caractères généraux des alcaloïdes, c'est-à-dire précipitant par l'iodure de potassium ioduré, ou l'iodure de mercure et de potassium, on doit se poser cette question : S'agit-il d'une ptomaïne, ou y a-t-il lieu de rechercher les alcaloïdes végétaux ? On devine qu'il n'est guère possible de résoudre catégoriquement ce problème.

.\iiil- connaissons, il est vrai, des réactions générales des ptomaïnes; Brouardel et Boutmy, qui ont soigneusement étudié ce sujet, ont proposé comme caractère des ptomaïnes la réduction du ferricyanure de potassium : on constate aisément cette réduction par l'addition d'un peu de perchlorure de fer, qui donne, s il y a des ptomaïnes, un précipité de bleu de Prusse. 11 faut observer cependant que cette réaction n'est pas absolument spéciale aux ptomaïnes; la morphine, l'atropine et quelques autres alcaloïdes végétaux la produisent aussi.

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D'autre part, comme il esl à peu près impossible, dans une analyse de \ iscères, de ne pas isoler des ptomaïnes, il serait beaucoup plus important d'avoir un réactif démontrant la présence ou l'absence des alcaloïdes végétaux, ce qui simplifierai! beaucoup le travail. Malheureusement un Ici réactif n'existe pas. En résumé, dans une expertise légale effectuée sur des viscères toujours plus ou moins putréfiés, on trouve, à peu près toujours, que les résidus contiennent une trace il une substance alcaloïdique, c'est-à-dire précipitant par les réactifs généraux : on peut supposer que cette substance esl une ptomaïne; mais on esl aussi toujours obligé de supposer simultanément la présence d'ualcal oïde végétal quelconque.

Il serait donc il une importance capitale de pouvoir les séparer les uns des autres. C'esl là encore une question très difficile ; tout procédé général, permettant d'isoler un alcaloïde végétal, esl applicable aussi à l'isolement d'une ptomaïne, puisque celle-ci est un alcaloïde: en sorte que, d'une manière générale, le problème parait insoluble. — On peut Caire remarquer cependant que beaucoup de ptomaïnes sont des substances très facilement oxydables, en sorte que. par le seul fait de l'exposition à l'air des résidus' isolés, il v a souvent destruction d'une partie des alcaloïdes cadavériques ; île là la possibilité d'effectuer dans une certaine mesure la séparation cherchée. L'emploi des dissolvants successifs dan-' la méthode de Dragendorff est aussi, dans quelques cas, un moyen d'élimination des ptomaïnes. Nous reviendrons un peu plus loin sur ce sujet.

D'autre part, la présence des ptomaïnes est-elle une cause d'erreur dans la caractérisation des alcaloïdes végétaux ? Empèche-t-elle la production t\f> réactions colorées qui son! utilisées pour spécifier ces alcaloïdes ? Enfin ces ptomaïnes possèdent-elles elles-mêmes des réactions colorées analogues à celles des alcaloïdes, et pouvant par suite entraîner des confusions. Cette grave question a été étudiée dans le laboratoire de Dragendorff par Graebener ': (dus récemment nous avons fait en collaboration avec Minovici une suite d'expériences sur le même sujet-; nous résumerons ces deux séries de travaux.

Graebener (Beit. zur Kenntniss der Ptomaïne, Dorpat, J X.S2 ; et Pkarm. Zeitsch. f. Russland, 1885 aappliquéla méthode de Dragendorff v.p.ol4) à la recherche des ptomaïnes dan- des fragments de cadavres, dans du >ane.-, des œufs, des aliments, de 1 alcool ayant sen i à conserver de- préparations anatomiques. L'une de- conclusions les plu- importantes de ces travaux serait que. par relie m ithode, on peut arriver à extraire les alcaloïdes végétaux assez peu mélangés d'alcaloïdes cadavériques pour que la présence

'Dragendorff. Traité dé Toxicologie.

. -Brouardel el Ogier. Documents i/u Lab. de Toxicologie.

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de ceux-ci n'empêche pas la production «les réactions colorées spéciales ;ui\ premiers : Dragendorff estime que les proportions de ptomaïnes isolées par sa méthode sonl moindres que lorsqu'on emploie l'éther ordinaire, commedansla méthode de Stas, opinion que nous ne partageons pas complètement. — Il com ir'iil de restreindre autan! * 1 1 1 * - possible l'emploi de l'alcool amvlique ; en outre, par l'agitation en présence de l'eau distillée des solutions chloroformiques, benzéniques, amyliques, on réussit à éliminer la majeure partie des ptomaïnes ; toutefois «>n ne peut pas recommanderd une manière générale ces lavages prolongés avec de leau distillée, rai- on s'exposerait souvent à des pertes d'alcaloïde.

L'éther de pétrole ne dissoui guère les ptomaïnes. Graebener conclut que la présence de (races de ptomaïnes dans les résidus extraits par ce dissolvant, ainsi que par la benzine et le chloroforme, n'entrave pas la production «les réactions colorées propres aux alcaloïdes végétaux. En ce qui concerne l'alcool amvlique qui dissoui les ptomaïnes en abondance, son emploi h est pas sans inconvénient, mais ce dissolvant ne sert, pratiquement, qu'à l'extraction «le la solanine, et surtout de la morphine : à la rigueur, cette dernière peut être extraite autrement : d'ailleurs, les réactions très spéciales qu'elle présente avec ]«■ réactif de Frôhde, le perchlorure de fer, etc., ne permettront guère de confusion.

Graebener passe en revue l'action des réactifs sur les ptomaïnes. L'iode est. d'après lui, le plus sensible, mais c'est un réactif général de tous les alcaloïdes quels qu'ils soient : ainsi que nous avons déjà eu l'occasion de le faire remarquer, le principal intérêt de l'emploi de l'iodure de potassium ioduré est de démontrer, lorsqu'il n'y a point de précipité, qu'il n'y a point d'alcaloïde, ptomaïnes ou autres, et que toute recherche en ce sens est inutile. — L'acide iodique est quelquefois réduit ; le ferricyanure de potassium l'est également, et donne du bleu de Prusse avec le perchlorure de fer réaction de Brouardel et Boutmy). L'acide phosphomolybdique en présence de l'ammoniaque donne une coloration : réaction qui n est pas non plus spéciale aux ptomaïnes. L'acide picrique ne donne que rarement «le> précipités, si les solutions sont un peu étendues (voy. p. ->2'> les observations de Ropoff). D'autres réactifs généraux, chlorure d'or, iodure de mercure et de potassium, tanin, chlorure de platine, n ont point d'intérêt spécial. L'acide sulfurique colore en brun, ou brun rougefttre ; l'acide sulfurique brome colore quelquefois en rougeâtre, plus souvent en brun ; le mélange de bichromate et d'acide sulfurique ne donne qu'une coloration vert brunâtre, ou verte par suite de la réduction «lu sel rhromique ; l'acide sulfurique et le sucre ont quelquefois dans les résidus amyliques donné une coloration rouge; on a observé aussi, avec les résidus amvliques ou éthérés, une coloration bleu fuerace : c'est un des caractères

lc> |iln> spéciaux des ptomaïnes, mais de certaines ptomaïnes seulement. Les travaux que j'ai entrepris, surce même sujet, en collaboration avec Minovici , confirment par |>lus il un poinl les résultats obtenus par i ii. h lu 'in t. Nous avons eu principalement pour objel d'étudier quelle peut être l'influence des ptomaïnes dans la recherche des alcaloïdes végétaux. La présence de ces corps peut-elle conduire l'expert à diagnostiquer la présence il un alcaloïde végétal, dans des viscères qui en réalité ne contiennent que <lrs produits basiques iln> à la putréfaction? Quel degré de confiance peut-on accorder aux principales réactions usitées dans la recherche des alcaloïdes? Dans quelle limite la présence ù peu près inévitable de ces ptomaïnes peut-elle rendre incertaines ou dlusoires 1rs conclusions tirées des réactions observées? Le plan que nous nous sommes proposé était donc celui-ci : analyser, au point de vue spécial de la recherche des alcaloïdes, el en suivant une méthode aussi générale que possible, un grand nombre de viscères provenanl d'individus non empoisonnés, et choisis dans (1rs états de conservation I rès di\ cr> ; pral iquer sur les résidus obtenus 1rs réactions le plus fréquemment mises en œu\ re pour déceler les alcaloïdes toxiques importants, et voir si les ptomaïnes contenues dans ces résidus donneraient des réactions semblables à celles des alcaloïdes végétaux. Notre but n'était donc pas il isoler des ptomaïnes, mais seulement d'appliquer à des résidus contenant des ptomaïnes el poinl d'alcaloïdes végétaux, les principales réactions utilisées dans la recherche toxicologique des alcaloïdes végétaux.

La méthode suivie e>l relie que nous avunsdécrite plus haut (p. 517), c'esl en résumé le procédé de Dragendorfif appliqué à îles résidus aqueux obtenus par la méthode de Stas. Pour chaque cadavre, on a étudié séparément le foie et les reins : ce sont, indépendamment du tube digestif, les organes oùl'ona le plus de chances de retrouver les alcaloïdes végétaux. Les résidus

employés formaient pour chaque organe sepl séries, corresj huit aux divers

dissolvants de la méthode de Dragendorff. Sur chaque série on a essayé les réactions suivantes : iodure de potassium induré, iodure de mercure el de potassium : l'errievanurc de potassium el perchlorure de 1er: sulfomolybdate de soude : sulfovanadate d'ammoniaque ; bichromate de potasse et acide sulfurique; acide nitrique (D = 1,4), acide indique, eau iodée, acide sulfurique alcoolisé et perchlorure de 1er. acide nitrique et potasse alcoolique, sulfosélénite d'ammoniaque. L'emploi de ces réactifs permet de caractériser les alcaloïdes les plus importants en toxicologie.

.le m' puis exposer en détail toutes ces expériences, qui comprennent l'examen du l'oie ei des reins de vingt-cinq cadavres, et représentent plusieurs milliers d'observations '.

' Voir Documents du Laboratoire de Toxicologie

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