II. m Ml
n. nui là 0,00
0,0047«\ 0,0060à 0,0040 il
DKAIiEXDOHFF
On voit d'après ce tableau que non seulement les chiffres ne s'accordent
pas entre ,-ux. mais que. pour un même observateur, il peut y avoir
?28 TUA ITE DE C H 1 M I E TOX ICiil.m, [QU E
des différences considérables ; en effet, on observe dans une môme préparation des globules inégaux. Ces différences sont réelles, el elles peuvent aussi
lenir aux différences dans le le de préparai I aux difficultés de la
mesure d'aussi petites quantités. — Mais, abstraction faite des chiffres extrêmes, tels que ceux qui figurent dans les deux premières colonnes, si l'on se contente d'observer les chiffres moyens, comme ceux indiqués dans les dernières colonnes, on conviendra qu'il est impossible de répondre delà mesure exacte des quantités qui diffèrenl entre elles de quelques dixièmes de y. : précision impossible à réaliser sur des corpuscules qui sonl presque toujours en mouvemenl dans le liquide où ils baignent : si on admettait par exemple comme un chiffre parfaitement exael el bien déterminé le nombre 7 ;». pour le diamètre des globules de sang humain, il sérail encore ;i peu près impossible de les distinguer de ceux du sang de chien ou de lapin, qui suit de tailles très voisines ou pareilles.
Tout .'m plus pourrait-on, dans des circonstances très particulières, si l'on avait pumesurerlesglobulesdansdes préparations parfaites, exécutées avec du sang frais, arrivera des conclusions analogues à celles-ci, comme le propose Viberl : «Telle tache n'est pas constituée par du sang de tel animal (bœuf,mouton, eliévre (suivant ce que prétend l'accusé). Elle provient de l'homme ou d'un mammifère chien, lapin . à globules de dimensions voisines; » ou encore, à une conclusion déforme inverse:» Telle tache n'esl pas formée par du sang humain ; elle peut être constituée par du sang de chèvre, de un ml' m. de bœuf» (suivant ce que déclare l'accusé ,
Mais très généralement de telles constatations sonl impossibles; car les globules que l'un a à examiner sonl presque toujours profondément altérés par la dessiccation. Les déformai ions peuvent être I elles que, non seulement
mi ne saurait songer à une mesure précise, mais encore on a peine à ri n-
naître si les corpuscules que l'on aperçoil sonl réellement des globules sanguins, et l'on ne sait même pas apprécier s'ils sont de l'urine circulaire.
Quoi qu'il en soit, lorsque l'on a à mesurer des globules sanguins, on a le choix entre deux procédés. On peut se servir d'un micromètre oculaire, après avoir eu soin de déterminer exactement la grandeur de ses divisions,
en les repérant sur un micromètre objectif; on chercl ns'uite dans la pré
paration des globules sanguins aussi intacts que possible et on voit combien de divisions du micromètre oculaire occupe leur diamètre. — Ce procédé est moins précis que l'emploi de la chambre claire : on commence par dessiner à la chambre claire un micromètre objectif; on se sert de la planchette à inclinaison variable de Malassez, que l'on dispose de telle sorte que les divisions du micromètre, dessinées sur Le papier, soient équidistantes : ce qui s'obtienl sans difficulté par tâtonnement : on règle ensuite le grossissement, par le choix d'un objectif ou d'un oculaire convenable : si l'on veut amener ce
grossissement à un chiffre i 1 oOOou 1 000 diamètres par exemple), on utilise,
pour atteindre exactement le chiffre choisi, le tube de tirage du microscope (où l'on peul tracer un repère, de manière à évitera l'avenir ces tâtonnements);
on dessine enfin, à la chambre claire, un certain nombre de globules choisis dans la préparation. Leur dimension esl ensuite appréciée sur le dessin par dos mesures à l'aide d'un simple décimètre. Si l'on a adopté le grossissemenl de 1 000 diamètres, un millimètre mesuré sur le dessin correspond à un [>. pour le globule réel.
La photographie microscopique peul remplacer le dessin à la chambre claire.
Parmi les autres questions qui sonl souvent posées aux expertsà propos des taches de sang, beaucoup ne peuvent recevoir de réponse. Par exemple, on ne peut pas distinguer entre le sang d'homme, de femme, d'enfant. Rappelons que le sang de fœtus a des globules d'un diamètre un peu plus considérable que le sang humain (jusqu'à I centième de millimètre). La distinction des taches de sang menstruel n'esl en général pas facile : ce sang contient peu de fibrine; on pourra parfois observer dans les taches de nombreuses cellules pavimenteuses à noyau, dont la présence peut faire considérer comme 1res probable l'origine menstruelle du sang examiné. Quant aux cellules cylindriques à cils vibratiles du col de l'utérus, qui fourniraienl une preuve plus complète, il ne semble pas qu'on puisse les observer dans des taches.
Une autre question importante est celle de l'âge des lâches de sang; nous ne pouvons nous appuyer, pour répondre à cette question, que surl'étal de dessiccation plus ou moins grand des taches : dessiccation qui dépend de tant de facteurs divers, que l'on ne saurait évidemment fournir à ce sujet que des indications tout à fait vagues.
Il y a parfois grand intérêt à examiner les éléments étrangers au sang, qui peuvent se trouver accidentellement dans des taches, tels que cheveux, poils, cellules diverses : ces constatations sont utiles par exemple pour fournir des indications sur les parties du corps d'où proviennent les taches.
En résumé, les procédés que nous venons d'examiner permettront de reconnaître si une tache est formée par du sang; souvent on pourra reconnaître la forme circulaire ou elliptique des globules, et conclure que la lâche est, ou n'est pas, produite par du sang de mammifère ; mais il ne sera pas possible de préciser davantage et d'affirmer que la tache est due à du sang humain.