Z DE L'ECLAIRAGE HT
sonnement par le tj'az d'éclairage de l'empoisonnemenl par l'oxyde de carbone seul ou par 1rs mélanges gazeux divers renfermant de l'oxyde de carbone : distinction qui serait fort importante, dans certaines expertises. Quelques travaux ont été faits à ce sujet; le procédé proposé parWach- \ui\y. '. est basé sur la différence de coloration que présente, dans les deux modes d'intoxication, le sang traité par le ferricyanure de potassium : ce procédé a été critiqué par divers auteurs (Richter, Hœrtel2), et ne parait pas fournir de résultats très probants. Stœrmer [Vierteljahrschrift f. Gericht. Medicin, 1895) conseille, pour distinguer les deux genres d'empoisonnement, de rechercher au spectroscope l'hydrogène dans les gaz extraits du sang et de le caractériser principalement à l'aide des raies découvertes par Lorscheid :f ; mais l'hydrogène est un des gaz qui se produisent pendant la putréfaction du sang, en sorte que le procédé perd beaucoup de sa valeur.
G. Cruz • a cherché à caractériser dans le sang les hydrocarbures du gaz d'éclairage, notamment le formène et l'éthylène. Après avoir constaté que les deux gaz ne peuvent être décelés par l'examen speclroscopique, que d'autre part leur proportion dans le sang des animaux intoxiqués était si petite qu il n'était pas possible de les doser exactement, il s'est borné à démontrer la présence de composés hydrocarbonés dans les gaz extraits du sang, en s'appuyant sur la réaction qui consiste à transformer partiellement les hydrocarbures en acétylène, par l'étincelle électrique (Bertheloti. L'opération consiste, en somme, à extraire les gaz du sang par le vide, à éliminer l'acide carbonique, l'oxygène, l'oxyde de carbone, puis à faire passer dans le résidu gazeux une série d'étincelles, et enfin à vérifier, avec le chlorure cuivreux ammoniacal, la production d'acétylène : cette réaction est, comme l'on sait, très sensible et permet de déceler la moindre trace de composés hydrocarbonés. G. Cruz conclut de ses expériences que dans le sang des animaux empoisonnés par le gaz de l'éclairage on constate toujours la présence de traces de carbures d'hydrogène, et que dans les gaz extraits du sang d'animaux empoisonnés par les vapeurs dégagées dans la combustion du charbon de bois, du coke, de l'anthracite, brûlant dans un poêle, on ne trouve au contraire pas d'hydrocarbures. En définitive, il parait possible d'appliquer ces «h mnées au diagnostic différentiel de l'empoisonnement chez l'homme, par le gaz d'éclairage et par l'oxyde de carbone provenant d'autres origines. A
' Expérimental Beitrâge zur Lehre von den Kohlenoj </</, etc. (Jaruvie. 1S9G.
• Richter. Zur différenciai Diagnose zwischen Kohlendust und Leuchtgasvergiflung [Wiener Klin. Wochenschr. 18%. m0 33) : — Hœrtel. Differentialdiagnose zwischen kohlendust und Leuchtgasvergiflung. Berlin. ÎS'.IT.
3 fiic Speclralanalyse, II. Auflage X. 1870. Travaux du Laboratoire de toxicologie, Ann. cThyg. et de méd. lég., mai ÎS'JS.
lis il; uti; DE CHIMIE TOXICOLOGIQUE
défaut de démonstration rigoureuse, des essais de ce genre fourniront au moins des indications intéressantes.
Recherche et analyse du gaz d'éclairage dans l'air. — Il esf rare que l'on ail à faire l'analyse complète d'une atmosphère dans laquelle s'est répandu du gaz de l'éclairage. * ta se contente ordinairement de vérifier -il existe dans l'air à analyser des quantités notables d'hydrocarbures gazeux élhylène et formène . On recueille donc, dans un récipient vide d'air, ou par un procédé quelconque, un échantillon du mélange gazeux. On en transvase, sur la cuve ;'i mercure, un petit volume 2i\ à 2'-\ centimètres cubes dans une éprouvette graduée ; si l'on n'a pas besoin d'une grande précision, et surtout si la dose de gaz d'éclairage est considérable, toutes les mesures peuvent être faites sur la cuve à mercure; mais si la dose de
gaz est faible, il vaut mieux employer les procédés précis tels <| ux
décrits page 85.
Négligeant l'hydrogène sulfuré, l'acétylène, la vapeur de benzine et autres gaz trop peu abondants pour être déterminés dans une analyse di' ce genre, on devra faire successivement les opérations suivantes :
1 i Mi sèche l'échantillon avec un fragment de chlorure de calcium et on mesure exactement son volume.
2° On absorbe l'acide carbonique en introduisant une solution très concentrée de potasse, à l'aide d'une pipett urbe.
3° On absorbe l'oxygène en introduisant dans l'éprouvette une solution
très i centrée de pyrogallate de potasse. Ajouter un fragment d'acide
pyrogallique fondu, qui se combine à la potasse restant après l'opération précédente. On agite vivement, on sépare le gaz du liquide, ;'i l'aide de la pipette Salet, et on mesure.
V On transporte le tube gradué sur une cuve à eau pour y déterminer les carbures éthyléniques, au moven du brome.
Voici, d'après Berthelot, comment se fait cette manipulation : sur la cuve à mercure, on bouche avec le doigt le bas du tube gradué, et on le transporte sur un verre plein d'eau ; le mercure s'écoule et l'eau le remplace ; on transporte ensuite le tube sur une grande terrine servant de cuve à eau : au fond de cette terrine est un petit verre contenant un peu de brome : on en transvase quelques gouttes, sous l'eau, dans un très petit tube bouché : on introduit ce tube et le brome qu'il contient dans le tul>e gradué où se trouve le gaz à analyser : on bouche ce tube gradué avec un bouchon liège ou caoutchouc, traversé par un tube capillaire ouvert aux deux bouts : on agite doucement le tube, en bouchant avec l'index le bout du tube capillaire, de manière à mettre la vapeur de brome en contact avec le gaz. L'absorption est très rapide. (Si elle est considérable, avoir soin de laisser rentrer l'eau
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dans Le tube, pour éviter la production d'un vide partiel qui ferait dégager les gaz dissous dans l'eau.) On laisse écouler l'excès de brome liquide, et on introduit un petit bâton de potasse ; on agite doucement le tube bouché avec le doigt, de manière à faire absorber l'excès de vapeur de brome: le tube est transporté sur le mercure; le gaz esl séparé de l'eau restée dans le tube, puis séché par une goutte d'acide sulfurique, et mesuré.
.V On détermine l'oxyde de carbone par absorption au moyen du chlorure cuivreux en solution chlorhydrique p. 84 .
6° Il reste de l'hydrogène, du formène, de l'azote. Le formène peul être, mais difficilement, mesuré par absorption à l'aide de l'alcool absolu bouilli; les résultats sont peu exacts, la solubilité du formène étant trop faible. 11 vaut mieux recourirà la combustion eudiométrique.
Le gaz est transporté dans un eudiomèlre (eudiomètre de Riban, voyez Bull. Soc. Chim., t. XXXV. p. 482) additionné d'une quantité connue d'oxygène pur, et soumis à l'étincelle électrique. On sèche le mélange gazeux restant avec une goutte d'acide sulfurique), et on mesure. On absorbe l'acide carbonique par la potasse, et on mesure: enfin, comme vérification, on détermine parle pyrogallate la proportion d'oxygène en excès. Le calcul de l'hydrogène et du formène repose sur les données suivantes. La combustion des deux gaz est représentée par les équations :
el
L'hydrogène est égal, dans la première équation, aux deux tiers de la con- Iraction produite ; le formène, dans la seconde, est égal à la moitié de la contraction. En désignant le premier par x, le second par y, la contraction totale par m. on a la relation
D'autre part, appelant n l'acide carbonique produit, on a
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