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GAZ DE L'ECLAIRAGE

cel aspecl que Berthelot avait, il y a déjà longtemps, envisagé la question et pratiqué quelques essais.

Liebreicb et Bistrow ont paru admettre que l'acétylène forme une combinaison avec l'hémoglobine.

Brociner, dans un travail plus récent '. a observé que le sang chargé d'acétylène se comporte, au spectroscope, comme le sang normal; les bandes d'absorption sont les mêmes; elles se réduisent de la même manière ei avec la même vitesse sous l'influence du sulfhydrate d'ammoniaque : c'est dire qu'au point de vue ehimico-légal l'examen spectroscopique du sang acétylène ne peut présenter aucun intérêt pratique.

Le sang sang «le mouton défibriné absorbe aux températures ordinaires les 8 10 de son volume d'acétylène : lorsqu'on fait le vide, les solutions d'acétylène dans le sang abandonnent le gaz dissous, plus facilement si l'on chauffe vers 60°. On observe en même temps ce fait digne de remarque que le volume total d'acétylène extrait par le vide diminue peu à peu quand le sang se putréfie : le volume extrait à froid reste à peu près contant, mais c'est la dose extraite à chaud qui varie et diminue quand la putréfaction s'avance : il semble qu'on pourrait expliquer cette particularité en admettant que le volume extrait à froid est l'acétylène simplement dissous, et que le gaz extrait à chaud est celui qui est entré' en combinaison réelle avec l'hémoglobine, et qui par suite a pu diminuer par le l'ai! de la putréfaction.

En tout cas. s'il y a combinaison réelle avec l'hémoglobine, cette combinaison est certainement très instable, et ne peut nullement se comparer à celle que forment avec le sang d'autres gaz tels que l'oxyde de carbone.

Brociner a fait respirer des animaux dans des mélanges d'acétylène el d'air, ou d'acétylène et d'oxygène, en ayant soin de renouveler constamment le mélange gazeux. 11 n'a pas réussi à produire d'intoxication proprement dite, même en opérant avec des atmosphères contenant jusqu'à 2'->. 30 et 35 p. 100 d'acétylène. Dans une cloche fermée, de 3 litres et demi, remplie d'un mélange à volumes égaux d'oxygène et d'acétylène, un cobaye n'est mort qu'au bout de trois heures : les lésion- observées à l'autopsie étaient celles de l'asphyxie ei ne présentaient rien de caractéristique.

En résumé :

1° Le sanii' chargé d'acétylène n'offre à l'examen spectroscopique aucun signe particulier.

2° S'il y a combinaison entre l'acétylène et l'hémoglobine, cettecombi» naison est éminemment instable.

'Travaux du Laboratoire de Toxicologie, Ann. d'hygiène (3), t. XVII, p. 434.

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3° L'acétvlène n'est pas sensiblement toxique par lui-même, |>a- plus que ne le sont divers autres carbures gazeux, tels que le formène, le propylène, etc.

Ces expériences, faites à une époque où la préparation de grandes quantités d'acétylène était fort laborieuse, ont été reprises par Malvoz et Crismer avec un gaz préparé au moyen iln carbure de baryum, selon la méthode indiquée par Maquenne : ils ont trouvé des résultats ^analogues et coin- h in il (i que I aeét\ lène ne peut pas être considéré comme toxique au \ rai sens «lu mot et qu'en tout cas il n'y a pas la moindre assimilation a établir entre le sang d'un animal ayant respiré l'acétylèi t le sang oxycarboné. L'acétvlène évidemment est irrespirable, tout comme l'azote, l'hvdrogène, etc.

D'autres expériences faites par Gréhanl tendent à montrer que l'acétylène ;i une toxicité propre, mais seulement à très haute dose, à peu près comme l'acide carbonique; il est peu probable que jamais il puisse se produire des asphyxies dans des mélanges gazeux contenant de telles proportions d'acétylène, par exemple 3a à 4o p. 100.

Q convient de rappeler que l'acétylène industriel, produit par l'action de l'eau sur le carbure de calcium, renferme comme impuretés des traces d'hydrogène phosphore qu'il est d'ailleurs assez facile d'éliminer et de l'hydrogène silicié. Le premier de ces gaz est un poison violent : quant au second, je ne connais aucun essai relatif à sa toxicité; ce gaz est difficilement maniable et sa préparation à l'état de pureté est fort dispendieuse et délicate. 11 va lieu de tenir compte, dans l'étude de la toxicité de l'acétylène industriel, de ces impuretés, qui n'existaient pas dans l'acétylène tel qu'on l'extrayait autrefois si péniblement de l'acétylure cuivreux obtenu par la combustion incomplète du gaz d'éclairage.

En définitive nous pouvons considérer comme à peu près nulle la toxicité de l'acétylène pur, et son rôle dans l'asphyxie par le gaz d'éclairage est certainement tout à t'ait négligeable.

Benzine. — Le gaz d'éclairage renferme des quantités appréciables de vapeurs de benzine et de beaucoup d'autres carbures. Xous laissons de côté la benzine que nous étudierons plus loin : quant aux autres carbures, leur toxicité est si minime, et surtout leur proportion si faible dan- le gaz d'éclairage, qu'il n'y a pas lieu d'en parler ici.

Recherche i>f. l'empoisonnement par le gaz d'éclairage. — Dan- l'empoisonnement parle gaz d'éclairage, le sang présente au spectroscopè les caractères du sang oxycarboné; l'extraction et l'analyse des gaz <\u sang permettent d'y déceler sans peine l'oxyde de carbone.

Nous avons indiqué déjà qu'il es! assez difficile de distinguer l'empoi-

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