ET AIN
filtre ;'i pari comme il est dit plus haut ; le précipité est ensuite mis dans le creusel el chauffé avec beaucoup de précautions, pour éviter les projections. Enfin <>ii chauffe au rouge sombre jusqu'à oxydation totale du sulfure; mi le calcine ensuite très fortement, on ajoutant un peu de carbonate d'ammoniaque. Le résidu est de l'oxyde d'étain.
LY'Iaiii peut encore être dosé à l'état métallique (précipitation par le zinc . et par d'autres procédés pour lesquels nous renvoyons aux traités d'analyse.
Le chimiste-expert n'aura pas souvent l'occasion de pratiquer de semblables dosages à propos d'empoisonnements véritables par les sels d'étain. On a souvent à examiner des alliages ou mélanges à base d'étain, dans lesquels l'agent toxique est non pas l'étain, mais le plomb qui l'accompagne, el aussi l'arsenie. 11 n'en n'est pas moins vrai que l'étain luimême >e rencontre parfois à dose sensible dans des matières alimentaires ayant séjourné dans des vases de fer-blanc. .Mais dans les études de ce genre, c'est presque toujours le plomb qu'il est important de caractériser
et de doser '.
1 Parmi les substances alimentaires qui contiennent souvent des sels d'étain, il faut citer le pain d'épices : depuis quelque temps, certains fabricants ont pris l'habitude d'ajouter à la pâte qui serl a la fabrication du pain d'épices, du protochlorure d'étain qui permet d'employer des farines île qualité médiocre et donne à la pâte un grain plus lin .■1 de meilleure apparence. On trouve dans certains pains d'épices jusqu'à 1 et -2 p. 100 d'étain calculé en protochlorure. Cette falsification dangereuse doit être sévèremenl poursuivie. Pouchet. Recueil des travaux du comité consultatif d'hygiène, 1892, p. 40.)