‹ Traité de chimie toxicologiqueChapitre 67 sur 185 · ETA IN · texte numérisé non relu

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Bichlorure de mercure. — Précipité Blanc de chlorure mercureux : en présence d'un excès de sel d'étain, en chauffant, ou avec le temps, le précipité devient gris par suite delà formation de mercure métallique.

lodurr de potassium. — Précipité blanc jaunâtre.

Le chlorure d'or, en présence de quelques gouttes d'acide azotique, fournit le précipité brun pourpre connu sous le nom de pourpre de Cassius.

Dans un mélange de ferricyanure de potassium ef de perchlorure de . fer, l'addition de chlorure stanneux produit un précipité de bleu de Prusse.

Le zinc métallique précipite l'étain sous forme de masse spongieuse.

2° Sels stanniques. — L'acide sulfhydrique fournit un précipité jaune, soluble dans le sulfhydrate, soluble dans la potasse, difficilement soluble dans l'ammoniaque. Le sulfhydrate fournit le même précipité soluble dan> un excès.

Potasse. — Précipité blanc d'hydrate, soluble dans les acides, soluble dans un excès de potasse à moins que celle-ci ne soit concentrée .

Ammoniaque. — Précipité blanc d'hydrate peu soluble dans un excès.

Carbonates de potassium et d'ammoniaque. — Précipité blanc d'hydrate et dégagement d'acide carbonique.

Bichlorure de mercure chlorure d'or, iodure de potassium. Pas de réaction.

Le zinc métallique fournil un dépôt spongieux d'étain el d'hydrate stannique.

Recherche de l'étain dans i es viscères. — La séparation de l'étain se fait bien par le chlorate et l'acide chlorhydrique. La liqueur renferme du chlorure stannique : celui-ci est volatil et pourrait en grande partie disparaître si l'on chauffait le liquide à l'air libre, même au bain-marie. C'est pourquoi il convient d'opérer la destruction dans une cornue avec récipient refroidi, ou dans un appareil tel que celui que nous avons indiqué [p. 260 . Après élimination de l'excès de chlore, on précipite par l'hydrogène sulfuré. Le précipité est jaune et présente quelque analogie avec le sulfure d'arsenic, dont il diffère par son insolubilité dans l'ammoniaque, et par sa solubilité dans l'acide chlorhydrique. On y caractérise sans peine l'étain après l'avoir transformé en chlorure par la réaction indiquée plus haut. Nous indiquerons encore quelques réactions utilisables dan- une recherche toxicologique.

Le précipité de sulfure chauffé dans un tube avec du cyanure de potassium est partiellement réduit, niais il ne se forme pas d'anneau noir, comme il arriverait avec le sulfure d'arsenic. En dissolvant la niasse dans

l'eau chaude, on peul en séparer de l'étain métallique, facile à caractériser (solubilité même à froid dans l'acide chlorhj drique, ce qui le distingue de l'antimoine; puis réactions des sels stanneux, particulièremeni relies du chlorure d 'or el du bichlorure île mercure).

L'étain el les sulfures d'étain sonl transformés en oxyde par l'acide azotique; eel oxvde stannique es) blanc el insoluble dans l'acide azotique.

Le sulfure d'étain chauffé avec l'azotate de sonde fournil du stannate

de soude peu soluhle. Le slannale de soude el 1rs aulres combinaisons stanniques ne fournissent aucun anneau dans l'appareil de Marsh ; mais l'étain esl réduil à l'étal métallique. C'esi encore un lion moyen de distinguer l'étain de l'arsenic el de l'antimoine : eu isolant le métal précipité, el eu le dissolvant dans l'acide chlorh vdriipie, ou le caractérise l'acilemenl par les réactions des sels stanneux. La précipitation à l'étal métallique se l'ail aussi bien avec le magnésium.

Les sulfures d'étain el d'antimoine peuvent encore être distingués par l'action qu'exerce sur eux le gaz chlorhydrique ; le sulfure d'antimoineesl transformé en chlorure volatil, qui disparaît avec le courant gazeux ; le sulfure d'étain au contraire donne du protochlorure d'étain que Ton peul chauffer et fondre sans le volatiliser.

Dosage. — L'étain esl le plus souvent dosé à l'état d'oxyde stannique, Sut)"'. Le procédé consiste à traiter le composé stannique par l'acide nitrique, à condition que le mélange ne renferme pas de composés insolubles dans l'acide nitrique étendu ; le mélange ne doit pas non plus pouvoir dégager du chlore, qui donnerait naissance à du chlorure stannique volatil. Le traitement direct par l'acide azotique s'applique surtout à l'analyse des alliages métalliques. — Le liquide contenant l'acide stannique formé esl évaporé à sec, ce qui rend l'acide stannique tout à fait insoluble. < m lave le résidu à chaud, par décantation et Sltration avec de l'eau contenant un peu d'acide nitrique. On recueille sur un filtre et on sèche. Le précipité est séparé du filtre, celui-ci est incinéré dans un creuset de porcelaine et les cendres contenant un peu d'étain réduit sonl réoxydées par une goutte d'acide nitrique. Le précipité esl alors mis dans le creuset et calciné très fortement. Une partie d'acide stannique correspond à 0,7867 d'étain métallique.

Le dosage par précipitation à l'état de sulfuré est applicable en l'absence d'autres métaux précipitables par l'hydrogène sulfuré. Le précipité de sulfure mi île bisulfure esl lavé par décantation. Mans le cas où le précipité est du bisulfure, il faut abandonner quelque temps à l'air le vase où s'est fait la précipitation, pour laisser se dégager l'hydrogène sulfuré qui dissoudrait un peu de bisulfure.) On recueille sur un filtre, on sèche, on incinère le

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