VALLEE DE SYIA IL’S
l'ait défaut, où le corps strié est à nu ! C’est ([ue cette dépression est due à un pi-ocessus atrophique : chez les animaux doués d’un odorat perfectionné (animaux osmatiques), elle est occupée par un lobe volumineux, prépondérant môme, <pii s’atro|)hie chez les animaux à odorat peu développé (anosmatiques), c’est-à-dire chez les carnassiers amphibies, les cétacés et les primates, dont l’homme. De ce lobe* olfactif, il ne reste ici, chez l’homme, que les deux
Fig. 13. — Face inférieure du cerveau (d’après Broca).
Le chiasma optique a été renversé eu arrière pour montrer le trajet du pédoncule du septum (ou bandelette diagonale) dans l’espace perforé antérieur. — psp, bandelette diagonale ; elle est située ici à la partie la i)lus postérieure du quadrilatère au contact du tuber cinereum] OL, nerl olfactif.
rcicines blanches olfaclives, dont l’externe se porte vers le pli falciforme, et avec lui forme le relief, très accentué chez les animaux osmatiques, qui sépare la vallée de Sylvius de la scissure de Sylvius. Il n’y a rien là, on le voit, qui rappelle le [lerfeclionnement du cerveau par plissement, origine des scissures, et nous sommes entrés dans ces quelques explications pour faire comprendre pourquoi on ne doit faire commencer la scissure de Sylvius qu’en
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dehors du pli ralcitoriue et de la racine blaiiclie externe du nerf olfactif.
b. Scissure de S//lvhis. — La scissure de Sylvius conmieiice au pli falciforme, vers riinion de 1/3 antérieur et des 2/3 posiéricurs du bord externe de riiémisphcre. De là, alTectant la forme générale d'une 5ilalique, longue de 8 ccntimèlres environ, elle se porte en arriére et un peu en haut, visible à la face externe de rhémisphère. Elle se compose de trois parties : une ascendante, convexe en avant, longue de 1 à 2 centimètres; une moyenne, la plus longue, à peu près horizontale ; une postérieure, ascendante, à concavité antérieure, se terminant un peu en arrière de la jonction du 1/3 postérieur et du 1/3 moyen de l’hémisphère (fig. 10, S).
A sa partie antérieure, elle est bordée par une circonvolution (la troisième frontale), qui décrit deux méandres (plis d’inllexion) dans lesquels elle envoie deux incisures continues auxquelles, en raison de leur importance capitale, on a donné le nom de branches de la scissure de Sijlvins\ une horizontale ou antérieure, l’autre ascendante ou postérieure; toujours donc ces branches sont divergentes, mais tantôt elles sont en Y, en Y, ou séparées par une certaine distance à leur origine, selon l’épaisseur de la saillie qu’elles circonscrivent. Chacune d’elles est longue de 2 à 3 centimètres, quelquefois plus.
\d antérieure est constante chez l’homme et les anthropoïdes, et elle leur appartient en propre, à l’exclusion des autres primates; pour la trouver, il faut quelquefois (souvent chez les anthropoïdes, rarement chez l’homme) la chercher à la face inférieure et c’est ce qui a fait méconnaître sa constance (lig. 10, .vJ.
La postérieure, constante chez l’homme, exception faite pour quelques idiots, apparaît inconstante et rudimentaire chez certains anthropoïdes et seuls l’orang el le chimpanzé la possèdent; le gibbon et le gorille en sont dépoui-vus. Parfois, on l'a confondue avec quelque autre petite incisure variable, plus postérieure; parfois môme avec le sillon prérolandique, que l’on a pu voir se prolonger superficiellement jusqu'à la scissure de Sylvius;
1. P. Broca, Méin. sur le cerveau du Gorille. Rev. d'AnlIn'op., 1878, 2' sér., t, 1, p. 18. — Mém. sur la nomencl. cf^rébrnle. Ibidi, p. 229.
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