‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 13 sur 305 · FOSSE DE SYLVIUS · texte numérisé non relu

FOSSE DE SYLVIUS

de Ic'i l’eiTcur de ceux qui ont al'lirmé ([ue celle branche ascendanle n’élail pas conslanle chez l’homme ((ig. 10, s).

INous avons insislé sur ces incisures, sur leur évolulion dans la se'rie des primales, parce qu’elles sonl inlimemenl liées nu perfeclionnemenl de la Iroisième fronlale, parce que la poslérieure en parliculier, celle qui esl si spéciale à l’homme, provient du développement du centre du langage articulé, dont elle forme la limite antérieure.

Les autres incisures de la scissure de Sylvius sont négligeables.

Fig. 14. — Face externe (l'un hémisphère gaucho ; les lèvres de la scissure de Sylvius ont été écartées, de manière à laisser voir l'insula au fond de la fosse.

IN. insula proprement dit; IN'P, insula postérieur ; PI, pôle de l’insula; ir, grand sillon de l'insula; //?A, rigole antérieure de l'insula; IRP, rigole postérieure ; /il5, rigole supérieure; OF, opercule frontal; OR, opercule de Rolande; OP, opercule pariétal; OS. opercule du fond de Sylvius ; Tt, circonvolution temporale transverse ; pTt, pied do la temporale transvorse; T‘, première circonvolution temporale formant l’opercule temporal; it, incisure temporale ; PS, pôle temporal ; OFA. gyrus falciforme ; R, scissure de Rolande; F, circonvolution frontale ascendante; F'. F-. F^, première, deuxième, troisième frontales; P, circonvolution pariétale ascendante; P‘, P*, première et deuxième circonvolutions pariétales ; GP, lobule du pli courbe; PG, pli courbe; 0% O-, première et deuxième circonvolutions occipitales; TtO, premier pli de passage externe; uP, deuxième pli de passage externe; TtOX, troisième pli de passage externe; ï*, T*, deuxième et troisième circonvolutions temporales.

c. Fosse de Sylvius. — Lorsque l’on écarte les bords de la scissure de Sylvius, on voit que son fond, remarquablement large.

SCISSUKE DE U0l,ANJ)0

conlienl uii lobe, l'insula de Reil, situé dans la l'osse de Sylvius. La saillie de l’iiisula est cachée chez l'adulte — saut chez queh|ues sourds-muets — mais chez les fœtus de ((ualre à cinq mois, elle est encore à nu, dans une large dépression triangulaire située entre le lobe temporal en bas, les lobes pariétal et frontal en haut, le lobe frontal formant bourrelet en avant; en avant et au-dessus de la pointe du lobe temporal est l'entrée de la tosse, par laquelle passe l’artère sylvienne (lig. b). Peu à peu, les circonvolutions se développent, les bords de la fosse s épaississent, surtout le supérieur ou pariéto-frontal, qui retombe au-devant de 1 insula en une sorte de lambeau, l’opercule sylvien de Burdach; le lobe temporal s’élève, le cap de la troisième frontale — partie comprise entre les deux branches de la scissure de Sylvius — complète la fermeture en avant. De la sorte les bords de la fosse sylvienne sont remplacés, sous l’opercule, par trois rigoles profondes qui bordent l’insula en haut, en bas et en avant (fig. 14).

2° Scissure de Rolando. — La scissure de Rolando est située à la face externe de l’hémisphère, entre les lobes frontal et pariétal. Elle est nettement oblique en haut et en arrière, comme si la partie supérieure du lobe pariétal avait cédé sous la poussée du lobe frontal, si énorme chez l’homme (fig. 10, R).

Elle part du bord sagittal, ou très près de lui, sensiblement à l’aplomb du bourrelet du corps calleux. Après avoir été, suri à 2 centimètres, presque parallèle à ce bord, elle devient, dans sa direction générale, oblique en bas et en avant, en décrivant deux sinuosités à convexité antérieure (les de la scissure)

séparées par une convexité postérieure au niveau du pied de la deuxième frontale. De là trois portions — qui ne sont pas des tiers

— importantes à séparer pour la distribution des centres moteurs.

Chez les pilhécieiis, la scissure de Rolando serpente à peine ; moins encore chez les singes du nouveau continent. Il semble que le lobe Irontal, en se développant, exerce sa poussée anléro-postérieure par l’intermédiaire des trois circonvolutions frontales.

et ([lie le pied de la deuxième frontale s'enfonce pour ainsi dire dans le lobe pariétal, refoulant en une convexité [lostérieure les deux circonvolutions ascendantes et la scissure qu’elles limitent, tandis

SCISSURE SOUS-FROi\TALE

({ue les parties qui portent à faux, entre les pieds des trois frontales, restent convexes en avant, d’où les genoux de la scissure.

L’extrémité inférieure aboutit près de la scissure de Sylvius, dont elle est toujours séparée par le pli de passage fronto-par létal inférieur. Par exception, ce pli peut être profond, et alors un observateur inattentif peut croire que la scissure de Kolando s’ouvre directement dans celle de Sylvius ; il suffit d’écarter les lèvres pour voir qu’à une profondeur variable la continuité est interrompue (fig. 10, uFPi).

En haut également la scissure de Uolando est fermée, séparée qu’elle est de la scissure sous-frontale, parle pli de passage frontopariétal supérieur, situé au bord sagittal (f.g. 11, t:FP.s).

11 existe toujours un pli de passage fronto-pariétal moyen, presque constamment profond, formé de deux contreforts adossés que l’on voit au fond de la scissure. Lorsqu’il est superficiel, il peut donner le change à un anatomiste inexpérimenté, capable de méconnaître à cause de cette légère anomalie la scissure de Rolande.

3” Scissure sous-frontale (fig. 11, S F). [Grand sillon du lobe fronto-pariétal, Gratiolet; sillon fronto-jjariétal interne, (Pansch); sillon calloso-marginal (Uuxley)]. — La scissure sous-frontale sépare, à la face interne, le lobe frontal du lobe limbique en avant, du lobe pariétal en arrière. Elle naît à la partie inférieure de la face interne, au niveau de ce que P. Broca appelait le carrefour, « couche indivise de substance grise » formant « une petite surface plate au-dessous du genou et du bec du corps calleux. » A partir de là, elle est d’abord horizontale en avant sur une longueur de 2 à 3 centimètres — et là le lobe limbique est au-dessus du lobe frontal — puis elle devient convexe en avant autour du genou du corps calleux [réflexion de la scissure) ; elle parvient ainsi à la face interne, au-dessus du corps calleux et elle y suit un trajet à peu près horizontal. A celte partie, qui avec la précédente constitue un U à concavité postérieure, fait suite enfin une courbe à concavité antérieure qui s’élève entre les lobes frontal et pariétal pour aboutir au bord sagittal, mordant même un peu sur la face externe, à environ 5 millimètres en arrière de la scissure de Rolando : toujours le pli de passage fronto-pariétal supérieur (ttFP^) sépare

SClSSUnKS SOIlS-PAIUHVrALE, CAI.CAIUNE

l’une de l’autre ces deux scissures. Le point où la, courbe à concavité antérieure se continue avec la courbe à concavité postérieure s’appelle — comme en langage géométrique — le point d inflexion. Là se trouvent un pli de passage fronto-limbicjue et une incisure frontale, pli et. incisure préovalaires. De même au niveau du point de réflexion, c’est-à-dire au point le plus antérieur de la scissure, on voit les pli et incisure prélimbiques . En général le pli prélimbique est superficiel, le préovalaire, au contraire, est profond (fi g. Il, TîFLa et uFLy;).

Ces deux incisures, qui marquent les points d inflexion et de réflexion, divisent la grande courbe en S italique que décrit la scissure en trois arcs secondaires, appelés de bas en haut et d’avant en arrière : arcs orbitaire, métopique et ovalaire. Ce dernier arc limite avec l’incisure préovalaire le lobule ovalaire, dont nous aurons à parler plus loin.

Les autres plis et incisures, plus ou moins constants et superficiels, que présente cette scissure, n’ont pas grande importance.

4“ Scissure sous-pariétale (fig. 11, SP). — A la face interne du cerveau, au-dessous de la surface appelée lobule quadrilatère, au-dessus de la circonvolution du corps calleux, en arrière de la scissure sous frontale, on aperçoit une petite anfractuosité peu profonde, souvent en forme d’H, qu’il est classique d’appeler sillon sous-pariétal. En réalité c’est une scissure, car elle sépare le lobe pariétal du lobe limbique; et si elle est insignifiante chez l’homme, elle est très développée chez les carnassiers, chez lesquels, au contraire, la scissure sous-frontale devient rudimentaire. Ce qui la rend peu appréciable, c’est moins son manque de profondeur que son manque de longueur, ce qui est dû à l’existence de deux plis de passage pariéio-limbiques., chez l’homme toujours superficiels et très larges : l’antérieur lui enlève toute continuité apparente avec la scissure sous-frontale, le postérieur, moins épais, la sépare de la scissure calcarine (fig. 11, uPLa et ttPLjo).

5“ Scissure calcarine (fig. 11, C). — Cette scissure naît entre les lobes limbique et temporal, au-dessous du bourrelet du corps calleux, puis se porte horizontalement en arrière, pour se recourber ensuite en bas, dans le pôle occipital. Elle se compose de deux

SCISSliMKS OCCIPITALES

parties : 1 antérieure, longue d’environ 2 centimètres, s'ai'rête au sommet du cunéus, et là on voit commencer la scissure occipitale interne; la postérieure s’engage dans le lobe occipital, enlre les cinquième et sixième circonvolutions occipitales, cette dernière constituant le cunéns. Dans cette dernière portion, il s’agit donc d un sillon, a moins que le cunéus ne mérite un jour d’être élevé a la dignité de lobe. La scissure calcarine est celle que Gratiolet (18b4) appelait scissure dos hippocampes. Elle répond, en elîet, an relie! que fait le petit hippocampe dans la corne postérieure du ventricule latéral, et d’autre part Gratiolet croyait que, se prolongeant directement dans la lente de Dichat, elle allait se mettre en rapport avec le grand hippocampe. Mais cette dernière opinion est erronée ; toujours un pli de passage temporo-limbique sépare la scissure de la fente de Dichat. Seulement, si ce pli est tonjonrs superliciel chez L’homme, il est profond chez certains singes inférieurs, et c’est pour l’avoir méconnu chez l’un d’eux(Cercopt//iecî(s saôæi/s) que Gratiolet a commis son erreur. Le seul rapport à retenir est donc celui avec le petit hippocampe, d’où le nom de scissure calcarine proposé par Huxley, le petit hippocampe s’appelant encore ergot de Morand ou calcar avis. Déjà auparavant, d’ailleurs, Cruveilhier avait reconnu la constance et les rapports de cette anfractuosité de la cavité digitale ou ancyroide, c’est-à-dire de la corne postérieure du ventricule latéral.

6° et 7° Scissures occipitales interne et externe. — A la pointe du cunéus, la scissure occipitale interne semble se détacher de la calcarine, que certains auteurs considèrent comme lui appartenant dans sa partie antérieure. Cette conception est d’ailleurs inexacte, car toujours existe à la pointe du cunéus un pli de passage cunéolimbique, profond il est vrai chez l’homme, mais suffisant pour fixer la démarcation entre les deux scissures.

Ainsi, dans la région postérieure de la face interne on voit une profonde anfractuosité en Y, dont la queue antérieure et la branche inférieure sont constituées jiar la calcarine, dont la branche supérieure, presque perpendiculaire au bord sagittal de l’hémisphère, est formée par la scissure occipitale interne, encore appelée, en raison de cette direction, scissiü'e perpendiculaire interne (fig. 1 1, O).

SCISSURES OCCIPITALES

Arrivée au bord sagittal, la suture occipitale interne le franchit et mord sur la face convexe, et là elle se continue, chez les singes, avec la scissure occipitale ou perpendiculaire externe (fig. 15, Oe), qui chez l’homme sQmble au premier abord absente ; car chez lui elle est interrompue par deux gros plis de passage parié! o-occipitaux^ allant de la première et de la deuxième pariétales à la première et à la deuxième occipitales. Ces plis de passage sont, dans notre cerveau, superficiels, épais, flexiieux, et ils auraient rendu impossible la délimitation du lobe pariétal en arrière, si Gratiolet n’avait fait

s, scissure de Sylvius, premier sillon temporal (prétendue scissure parallèle). P’, première pariétale se continuant avec O .première occipitale, par ttPOs, pli de passage pariéto-occipital supérieur, qui interrompt Oe, scissure occipitale externe, qu’ou voit reparaître entre uPOs et itPOi, pli do passage pariéto-occipital inférieur. P’, deuxième pariétale, avant de so terminer en TtPOi se recourbe ; 1® autour de S en LPG. lobule du pli courbe; 2“ autour de t, en PC, pli courbe, pour se continuer avec T' et T^, première et deuxième temporales.

Fig. 15. — Les plis de passage du lobe pariétal à la face externe.

appel à l’anatomie comparée; c’est lui qui, après avoir vu chez les singes la scissure occipitale externe traversée par deux plis de passage profonds, a bien montré que chez l’homme toute la différence provenait du développement de ces plis devenus épais et superficiels; et il a décrit avec soin « le premier et le second plis de passage ». On avait dès lors la clef de l’énigme, et depuis l’anatomie humaine a confirmé cette manière de voir : sur certains cerveaux anormaux, en efl’et, on a vu le premier pli de passage, plus rarement le second, être profond, et dans ces conditions la scissure occipitale externe devient aisément appréciable, évidente môme.

U I.OHFÎ FHONTAL, CIRCONVOLUTION FRONTALE ASCENDANTE

(]. Louks lîT Circonvolutions. — r Lobe frontal. — I^o lobe frontal apparaît aux trois faces île l’hémisphère. A la face interne, il est séparé par la scissure sous-frontale de la circonvolution du corps calleux (lobe limbique), située d’abord au-dessus, puis au-dessous de lui. A la lace externe, il est situé au-de.ssus du lobe temporal, dont le sépare la scissure de Sylvius, en avant du lobe pariétal, dont le sépare la scissure de Rolande. A la face inférieure, il est limité en arrière par la vallée de Sylvius, qui le sépare du lobe temporal. Ses limites sont donc partout absolument nettes.

On lui considère deicx é.lages : l’un siquh'ieur ou métopiqiie, l'autre inférieur ou orbitaire souvent désigné sous le nom de lobule orbitaire. 11 est formé d’une circonvolution ascendante, — encore appelée prérolandique, parce (ju’elle borde en avant la scissure de Rolando — et de trois circonvolutions longitudinales, attachées à la précédente par leur pied. Ces trois dernières se réfléchissent en avant, autour de la pointe du lobe frontal, pour passer sans interruption de l’étage métoiiique à l’étage orbitaire.

a. Circonoolution frontale ascendante. — Cette circonvolution prérolandique longe la scissure de Rolando, présentant les mêmes sinuosités qu’elle ; nous n’avons donc pas à revenir sur ce point. Rappelons seulement que le pied de la deuxième frontale s’insère sur elle au point où elle est convexe en arrière ; en haut et en bas naissent les pieds des premières et troisièmes frontales. Entre ces pieds, elle est limitée par le sillon prérolandique (fig. 10, fd).

Mais la frontale ascendante n’appartient pas à la seule face externe de l’hémisphère ; elle apparaît à la face interne et, bordée en bas et en arrière par la scissure sous-frontale, elle s’épanouit en un lobide ovalaire , que limite en avant l’incisure préovalaire de la scissure sous-frontale. Ce lobule, c’est le lobule paracentral des auteurs classiques ; mais ce nom doit être abandonné parce qu’il consacre à la fois une théorie fausse et une erreur anatomique. La théorie fausse, c’est celle de Bischoff sur un prétendu lobe central formé par les deux circonvolutions ascendantes ou centrales : et cela a conduit Bischotf à méconnaître la valeur delà scissure de Rolando en anatomie comparée. Le fait anatomique inexact, c’est de considérer le prétendu lobule paracentral comme résultant de la

[.KS THOIS CIRCONVOI,nTIO.\S FKONTAIÆS 2.">

fusion des deux circonvolutions centrales à la face interne de l’hémisphère : il suffit d'examiner, au bord sagittal, les connexions des scissures rolandique et sous-frontale, pour demeurer convaincu que le lobule ovalaire appartient exclusivement à la frontale ascendante et communique simplement avec la pariétale ascendante par le mince pli de passage fronto-pariétal supérieur ; jamais la scissure de Rolande, quoi qu’on voie représenté sur bien des figures, n’aboutit au milieu du lobule ovalaire, mais toujours près de son bord postérieur (fig. 11, S F, R, tiFFs).

h. Première circoneohuion frontale. — La première frontale, qui longe le bord sagittal, puis le bord inférieur de l’hémisphère, se voit aux trois faces de cet hémisphère.

A la faee interne.^ elle est divisée par le pli de passage prélimbique en deux parties, mé topique et orbitaire, situées la première au-dessus et la seconde au-dessous de la circonvolution du corps calleux. En arrière, elle est séparée du lobule ovalaire (frontale ascendante) par l’incisure préovalaire que borde le pli de passage préovalaire (fig. 11, F').

A la face externe, elle naît par un large pied, quelquefois dédoublé, et descend d’abord, sur un trajet de 2 à 3 centimètres, parallèle à la frontale ascendante, dont la sépare le sillon prérolandique. Elle décrit en général deux méandres, dont le genou postérieur marque la limite de la partie ayant des propriétés excito-motrices (fig. 10, F*).

Arrivée à la pointe du lobe frontal, elle se réfléchit pour passer à la face inférieure où elle forme une lame étroite et droite rectus), limitée en dehors par un sillon, appelé sillon olfactif, {scissure olfactive de certains auteurs) parce que sur lui repose le « nerf » olfactil ; c^est en réalité la prolongation du premier sillon frontal au lobule orbitaire (lig. 12, F', /,).

c. Deuxième circonvolution frontale. — Le pied de la seconde tiontale est situé à peu près au milieu de la frontale ascendante, entre les deux genoux de cette circonvolution et de. la scissure de Rolande. Née de ce point, la circonvolution monte d’abord audevant de la frontale ascendante, dont la sépare le sillon prérolandique, puis elle se porte, tlexueuse, d’arrière en avant à la face

LOBE PAlilÉTAL

externe de l’hémisphère, pour aller so rélléchir autour de la pointe de l’hémisphère et gagner la face inférieure où elle s’épanouit, constituant à elle seule presque tout le lobule orbitaire. Sur cette face, elle présente toujours une incisnre isolée, le plus souvent en II [scissure orbitaire, sillon cruciforme de certains auteurs) fort importante : la branche transversale de l’II marque, en effet, la limite antérieure de la partie du lobe frontal (lobule orbitaire) qui semble en rapport avec l’olfaction (fig. 10 et 12, F-).

d. Troisième circonvolution frontale. — La troisième frontale borde directement la scissure de Sylvius (partie antérieure de la circonvolution marginale supérieure de certains auteurs). En décrivant la scissure de Sylvius, nous avons déjà vu comment, en rapport avec les branches de cette scissure, elle se développe à mesure que l’on s’élève dans l’ordre des primates, pour aboutir à son maximum chez l’homme.

A la face externe, son pied naît sur la frontale ascendante, en regard du pli de passage fronto-pariétal inférieur et à partir de là ses flexuosités sont divisées en trois parties ; la postérieure, du pied à la branche ascendante de la scissure de Sylvius (centre du langage articulé), la moyenne ou cap, entre les deux branches de la scissure ; l’antérieure entre la branche antérieure et la pointe de l’hémisphère (fig. 10, F^).

A la face inférieure , la troisième frontale apparaît sous forme d’un simple petit crochet, qui va aboutir au pli falciforme (fig. 12, F®).

2“ Lobe pariétal. — Le lobe pariétal appartient aux faces interne et externe de l’hémisphère (fig. 10 et 11).

A la face interne, il constitue le lobule quadrilatère, ou avantcoin, ou précunéus, et là il est en rapport avec le lobe limbique en bas (scissure sous- pariétale), le lobe frontal en avant (scissure sous-frontale), le lobe occipital en arrière (scissure occipitale interne). A la face externe, il est séparé du lobe frontal, en avant, par la scissure de Rolando; du lobe occipital, en arrière, par la scissure occipitale externe; du lobe temporal, en bas, par la scissure de Sylvius.

Il est formé d’une circonvolution ascendante et de deux circonvolutions antéro-postérieures.

Page 1