Macewen, loc. cil., p. 19G et
3. Wheei.eh, Phatt, Assoc. mëd hril., 1887; (J’aprè.s Lancet, I. Il, p. 317.
liiîlSULTATS ÜPÉllATOlUES IMMÉDIATS
Irépanulion. Cela n’a pas cmpôehé ([ueliiiies malades de gudrir.
^'oas dirons enlin (|ue le snccôs a couronné certaines lenlatives faites dans des cas à peu prés désespérés : ainsi un des malades guéris par Maeewen a été opéré alors qu’il était dans le coma. L’échec est alors presque constant, mais un succès sufiit pour nous prouver que sitôt le diagnostic posé l’intervention doit être pratiquée, quelque soit l’état du malade Ainsi, nous pouvons exprimer le pronostic immédiat en disant
1. Sans cherchei' à donner une bibliograjihie complète, nous ajcniterons ici l'iiulicalion de quelques faits : Guérison. Mackknzie, New Zealand mecl. Journ., Duuediu, 1889-1890, t. lll, p. 150. — Douce, Inlern. Journ. of..surg.,\8dl, t. IV, p. 84. — Kr.\ske, XlX'^réun. des neiirol. el aliën. de V Allemagne du Sud, 1894, d’après Mercredi médical, p. 361. — .lOEL, Deuf.med Woch., 1895, u° 8, p. 124, obs. 1. Le malade a été revu au bout de si.\ mois, exerçant sou métier de charpentier. — Cl.abk, Glasgow med. Journ. juin 1888, t. XXI.V, p. 528. — lU.xso.M, Brit. med. Journ., 23 avril 1892, t. I, p. 863. Trépanation (Anderson) à un pouce un quart au-dessus et en arrière du conduit. Guérison en cinq semaines. — Poliïzer, Lehrb. der Ohrenh., 3<î éd., 1893, p. 407. Fille, quinze ans. Opérée par von Eiselsberg. Guérison, qui se maiulient sept mois plus lard. — Rose, Berl. kl. IVoc/i., 1892, n“ 27, p. 678. — Morts. D.\ndois, BuU. de l'.icad. roy. de méd. de Belgique, Bruxelles, 1891, 4® série, t. V, p. 490. — J.vllaxd, Lancet, 5 mars 1892, t. I, p. 527. Pendant l’opératioji le malade, qui était auparavant dans un état très alarmant, cessa de respirer et dut être soumis à la respiration artiticielle. — Match, Lancel, 19 mars 1892, t. 1. p. 628. Otite aigu/', malade opéré très tardivement. — Morgan, Lancet, 19 août 1893, t. Il, p. 439. Il y avait dans le lobe temporal un second abcès, indépendant de celui qui avait été ouvert. — Kektley, Lancet, 28 septembre 1889, t. II, p. 643. — Tufkieh et Tucker, Bull, de la Soc. anal., Paris, mars 1894, p. 245. Une trépanation blanche sur la zone motrice (en raison d’une épilepsie jacksonienne avec monoplégie brachiale); quinze jours après, nouvelle intcrvenlion ; abcès cérébral. — IIarbordt, obs. publiée par Voiisen,.A'“ Congr. inlern. des sc. méd., Berlin 1890, t. IV, p. 128. Le 25 janvier, opération d’un cholestéatome ; le 9 février, exploration infructueuse du lobe temporal; le 10 février, issue spontanée de pus; le 13 février, ouverture d'un abcès cérébelleux; mortde pyohémie le 26 février. — Dunn, Lancel, 16 mai 1891, t. I, p. 1103. Après exploration infructueuse de la région rolandique (monoplégie brachiale), on trépane en bas et on trouve du pus. Mort de méningite en di.v jours. — Sciii.eic.iikr, .Dm. de la Soc. de méd. d’.\nvers, 1891, t. LUI, p. 334. Trépanation sur la 2® teuq)orale. On ne’ trouve pas d'abcès, mais un foyer de suppuration et de i'amolli.=semcnt cortical. .Mort en huit jours, de méningite. — Polo, Rev. de laryng., olol. et rliinoL, Paris, 1892, n® 2, t. XII, p. 42. Garçon, six ans. Trépané par BoilTin à 4 cent. 1/2 audessus du conduit. .Mort en deux jours. — Thenuei.enburc, obs. publiée par WEOvt.Kit. Diss. inuug., Bonn, 1892. Fille, dix-huit ans ; otorrhée ancienne, /îv/a/e pcéflMctcîih/ine, et c'est en partant de la listulc, après résection de l'arcade zygomalique, qu'on alla jusqu’à l’abcès cérébral; an seplième jour, seconde trépanalion à 4 cent. 1/2 audessus de la précédente, hernie cérébrale ; mort au onzième jour. — Pye S.mitii, Lancel, 24 décembre 1892, 1. Il, p. 1440. Fille, dix ans : trépanée dans le coma, sans anesthésie : à 1 ponce et 1/2 en arrière et .'in-dcasus du méat.. .Mort en huit jours. — G. Beck. Ileitr. Z. klin. Chir., Tubingen, 1894, t. -XI I. p. 18 et sniv. (obs. il à IX) public
366 HÉCiniVES DES AI3CÈS ENCÉPIIAI.IQUES D’ORIGINE AURICULAIRE
que par l’opératiou nous arrachons à la mort environ oU p. lUO des malades, au bas mol. Mais ces succès sont-ils tous complets et définitifs? Il n’en est malheureusement rien, et nous nous trouvons ici en face des mêmes incertitudes que pour les abcès traumatiques *.
Les malades suivis pendant longtemps, plusieurs années ou seulement plusieurs mois sont rares. Certes, les observations de Hall (18 mois), Barker (16 mois) Rehn (plus d’un an) Poulsen (3 ans) Schwartze (6 ans) etc., prouvent que la guérison peut être complète et durable; et d’autre part nous ne nous inquiéterons pas des quelques troubles paralytiques qui peuvent persister, de l’aphasie par exemple, notée, à des degrés divers d’intensité et de durée, par Pritchard et Rose, W. Cheyne, Baginsky et Gluck, etc. Les accès épileptiformes sont déjà plus sérieux. Mais surtout, poulies cas publiés seulement quelques jours ou quelques semaines après que le malade est sorti de l’hôpital, un doute doit rester dans l’esprit, et nous devons nous souvenir qu’après avoir paru fort bien guéris pendant deux mois, des malades de Jansen% de Macewen ^ ont été emportés en quelques jours. Même déconvenue de Lloyd qui, après avoir publié un succès a dû quelque temps après enregistrer une récidive mortelle. On conçoit quelle doit être la prudence du pronostic, puisque chez ce malade, opéré en octobre 1889 et considéré comme guéri en mars 1890, les accidents, mortels en sept jours, n’ont reparu-qu’en 1890 h
4 observations du service de Czerny (1 abcès temporal, 1 abcès cérébelleux, d abcès temporal méconnu avec phlébite du sinus, 1 phlébite du sinus), toutes 4 terminées par la mort. Czerny opère par voie mastoïdienne.