‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 21 sur 305 · TOPOGRAPHIE DE DA UGNE SYLVIENNE · texte numérisé non relu

TOPOGRAPHIE DE DA UGNE SYLVIENNE

portionnelles coiTespondraient aux variations des scissures avec les sutures crâniennes, mais, jusqu’à présent, les recherches faites dans ce sens n ont donné que des résultats incomplets et, presque toujours, des mesures en chiffres absolus en sont le complément nécessaire. Dès lors, pour notre part, nous nous en tenons au procédé de P . Broca, qui nous a donné, sur le cadavre et sur le vivant, des résultats d une précision très suffisante ; car, en pratique, il est inutile de chercher une approximation de 2 à 3 millimètres quand on a pour principe général, en chirurgie cérébrale, de faire de larges brèches, ayant 4, 5 centimètres et plus de diamètre. Dès le début de ses recherches, Cliampionnière a affirmé que l’avenir était aux procédés simples, presque grossiers, et nous continuons à être de son avis*.

2" Ligne sylvienne. — La ligne syl vienne a une importance beaucoup moindre ; elle est susceptible cependant d’en acquérir, car elle sert à déterminer la première temporale sur laquelle nous allons trouver, tout à l’heure, le centre de l’audition verbale. Les procédés sont les suivants, outre celui de Reid, dont il a été suffisamment question plus haut.

a. D’après Championnière, Debierre, elle commence à 3 centimètres en arrière de l’apophyse orbitaire externe, et, à partir de là, est sur une parallèle à l’arcade zygomatique, à S centimètres audessus de cette arcade c’est-à-dire, dans le procédé de R. Le Fort, sur l’horizontale orbito-lambdoïdienne, sur une longueur de 4 à 6 centimètres.

b. Pour Dana le trajet de la scissure est sous-jacent à une ligne tirée de l’apophyse orbitaire externe au milieu de la ligne auriculohregmatique, ce dernier point correspondant au point culminant de la suture squameuse. Sur cette ligne, la scissure commence en avant à l’intersection avec une seconde ligne tirée du stéphanion au milieu de l’arcade zygomatique. En arrière, la scissure se recourbe de façon à se terminer sous la bosse pariétale.

(I. Pour llorsley, la scissure de Sylvius apparaît sur la face

1. LüCAS-CiiAMPiONNn'înE, Bull, et mém. de la Soc. de chic., Paris, 1877, t. III, p. 794.

TOPOGRAPHII': DE I,A SCISSURE OCCIPITALE, DU PLI COURRE 5i>

externe, au milieu d’une ligne tirée entre le stéphanion et le milieu du bord supérieur de l’arcade zygomatique.

e. Ueid, Hare, Byrom-Rramwell conseillent de tracer, entre l’apophy-se orbitaire externe et l’inion, une ligne passant à 12 millimètres au-dessus du conduit auditif externe et d’y marquer l’origine de la scissure à 28 millimètres en arrière de l’apophyse orbibitaire. De là, la scissure va sous le centre de la bosse pariétale.

f. P. Poirier établit une ligne naso-lambdoïdienne latérale allant de l’angle naso-frontal à 1 centimètre au-dessus du lambda, en passant à 6 centimètres au-dessus du méat auditif. Audessus de ce méat, la scissure de Sylvius longe cette ligne sur une longueur de S centimètres. Cette ligne donnerait encore ; 1“ à l’aplomb du milieu du zygomatique le cap de la troisième frontale ; 2° à 7 centimètres, le tiers moyen du pli courbe; 3“ à 10 centimètres, la partie inférieure du lobule du pli courbe.

A l’aide de la ligne sydvienne, on a la première temporale, située juste au-dessous d’elle, et le sillon parallèle, à IS millimètres plus bas, bordant la deuxième temporale.

3“ Scissure occipitale externe. — Cette scissure, avons-nous dit, est à peu près sous-jacente à la suture pariéto-occipitale. Or, cette suture est marquée à ses deux points extrêmes par le lamba et l’astérion, le plus souvent faciles à trouver par la palpation. L’astérion est situé juste à la base de la mastoïde, et si la dépression qui le caractérise est peu sensible, on le déterminera par l’intersection du bord postérieur de la mastoïde avec le bord supérieur prolongé de l’arcade zygomatique (R. Le Fort). Si le lambda n’est pas d’une netteté suffisante, on le marquera à 6“'" 1/2 — 7 centimètres de 1 inion (Le hort) ; aux 22/1000 de la ligne inio-glabellaire médiane, comptés d’arrière en avant (Dana).

4» Sillon pariétal, pli courbe. — Après avoir déterminé les trois scissures précédentes, on trace une ligne courbe à concavité inférieure, qui commence à 2 centimètres en arrière de la parlie moyenne de la ligne rolandique et se rend au lambda en contournantie bord supérieur de la bosse pariétale (Dana). D’après les re-

TOPOCHAPIIIE CRANIO-GÉRÉIÎHALK

cherches de Féré on pénèlre luujours dans la partie postérieure du pli courbe eu perlorant le crâne à l’intersection d’une ligne verticale passant par le lambda, et d’une ligne horizontale passant par la base de 1 apophyse orbitaire externe. Ce point est situé à 1 centimètre en avant de la verticale passant par le bord postérieur de l’apophyse mastoïdc.

Cervelet. — Le cervelet est situé au-dessous de la ligne courbe demi-circulaire supérieure de l’occipital, marquée de l’inion à l’astérion. On se tiendra toujours à 13 millimètres au moins au-dessous de cette ligne, de façon à éviter le sinus latéral.

6° Ganglions centraux. — D’après Féré et Dana, les ganglions centraux sont compris entre trois plans : un horizontal à 45 millimètres au-dessous du vertex; deux transversaux et verticaux, l’un antérieur situé à 18 millimètres en arrière de l’apophyse orbitaire externe (Ch. Féré), c’est-à-dire un peu en avant de l’origine de la scissure de Sylvius (Dana), l’autre postérieur, passant par l’extrémité supérieure de la scissure de Rolando.

Nous n’insisterons pas davantage sur ces données, qui, jusqu’à présent, n’ont pas conduit à des applications pratiques.

Procédés proportionnels pour les deux lignes à la fois. — Nous terminerons en signalant trois procédés — fondés cette fois exclusivement sur des lignes proportionnelles — qui ont été publiés dans le courant de 1894, alors que notre travail était déjà terminé.

Ces procédés, fort intéressants, méritent d’être mis à l’étude et constitueront, peut-être, un progrès important.

Ils diffèrent de ceux dont il a été question jusqu’à présent en ce qu’aucune mesure en chiffres absolus ne vient s’ajouter aux mesures proportionnelles, et que ces dernières sont données comme valables, quelle que soit la forme du crâne, ce qui n’avait pas lieu, par exemple, dans le procédé de R. Le Fort.

a. Procédé de Masse et Wooloncjhan. — Masse et M'oolonghan ont communiqué le leur au Congrès international des Sciences

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