rtev, d’Anlhrop., 1876, p
- toim)(;hapmi1': dk i.v lk;.ne holandiouk
flexible biaui-iculaire de P. Proca. Cette équerre est formée de deux rubans métalliques flexibles, fixés à angle droit au niveau d’un tourillon. On introduit ce tourillon dans le conduit auditif externe, puis on applique une des brandies de façon qu’elle touche sous le nez la lèvre supérieure. La direction de la longue branche étant ainsi déterminée, on entoure le crâne avec cette branche, de façon à tomber sur 1 autre conduit auditif externe i au milieu de la ligne biauriculaire ainsi déterminée se trouve le bregma.
D’après Lucas-Cliampionnière, on a toujours tendance à marquer trop en avant et le bregma et l’extrémité supérieure de la ligne rolandique ; aussi conseille-t-il de déterminer le bregma par le bord postérieur de l’équerre, et de prendre, en outre, le point cherché à 55 millimètres et non à 50 millimètres en arrière du bregma; chez la femme, à 50 millimètres au lieu de 45.
h. Procédé de W. Hare. — Le procédé de W. Hare est fondé sur deux déterminations : a, marquer le point supérieur de la ligne; h, connaître l’angle que fait la ligne avec le plan sagittal.
D’après Thane', l’ extrémité supérieure, de ht scissure de Rolando se trouve à 1/2 pjouce., soit 12 millimètres, en arrière du milieu de la ligne inioglabellaire. Parmi les auteurs qui ont cherché à vérifier les chiffres donnés par Thane, il faut citer Sanderson, Horsley, qui ont mis le point rolandique supérieur non pas à 12 mais à 10 (Anderson et Makins), 20 (Sanderson), et même 25 millimètres (Horsley) en arrière du milieu de la ligne inioglabellaire.
11 y a donc là des désaccords, et en outre on emploie des mesures en chiffres absolus. Aussi W. Hare, perfectionnant ce procédé, marque-t-il le point rolandique supérieur aux 557/1000 de la ligne inio-glabellaire, comptés d’avant en arrière. A partir de là, il faut mener une ligne f aisant avec la ligne sagittale un angle de 67 degrés ouvert en avant. A cet effet, Wilson et Chiene ont inventé un instrument spécial, le cyrtomètre. La ligne rolandique ainsi déterminée a de 8 à 9 centimètres de long.
c. Procédé de Dana'\ — Dans le procédé de Dana, on déter-
1. Thank, cité {)ar IIousi.ky, Am. journ.of'mecl. sc., Philad., 1887, t. XClll, p. 351.
2. Dana, On cranio-cerebnil lopograpliy. Med. Rec., New-York, 12 janvier 1889, 1. I, p. 29.
PUOCKDliS DH MARK, DANA, ANDKHSON HT MAKINS
mine \q. point, rolandiqnr snpfhinur c,on\n\Q l’a conseillé A. -W. Haro. On marquera le point rolandique inféncur, à l’intersection de deux lignes allant Tune du sléphanion à l’astérion, l’autre du méat auditif au bregma.
d. Procédé d'Anderson et Makins\ — La première ligne est la ligne frontale allant de la dépression pré-auriculaire (A) au milieu de la ligne inioglabellaire médiane (point médio-sagitlal). Sur cette ligne, le point squameux est à la jonction du t/3 moyen et du
Fig. •£>. — Procédé d'Andersou et Makios (duo à l’obligeance de M. Decressao).
X, point auriculaire; G, glabelle ; I, inion; MS, point médio-sagittal ; Ag, point angulaire ; AMS, ligne frontale ; S, point squameux à l’union du tiers inférieur et du tiers moyen de la ligne frontale; AgP, ligne oblique, scissure de Sylvius; a, origine de la scissure ;
6. bifurcation de cette scissure; c, extrémité inférieure de la scissure de Kolando; d, extrémité supérieure de la scissure de Rolande ; e, extrémité supérieure do la scissure de Sylvius.
1 3 inférieur. En unissant ce point à l’apophyse orbitaire externe, on obtient la ligne oblique sur laquelle la scissure de Sylvius, commençant aux 0/12 de sa longueur, se bifurque aux 7/12. Le point rolandique supérieur est à 1 centimètre (3/8 de pouce') en arrière de la ligne frontale sur la ligne sagittale ; le point rolandique inférieur est a 1 centimètre en avant de cette môme ligne frontale, sur la ligne oblique.
l. Anuerson et Makins, Experiiiienls in craiiio-cerebral lopography. The Jouni. of Anal, and Phys., London, 1888-1889, I. XXIII, p. 41).').
T0P()(;UA1>I1II-: DK LA LK;.\K MOLA.NDlni K
O. Procédé dr Reidd. — Heid commence pur Iracer une ürpie basale partant du bord inlerieur de l’orbite et passant par le centre du mdat auditil. La ligne oblique part à 3 centimètres en arrière de l’apophyse orbitaire externe et va à 18 millimètres au-dessous du point le plus proéminent de la bosse pariétale: elle marque la scissure de Sylvius. On élève enfin deux perpendiculaires à la ligne basale, l’une dans la dépression pré-auriculaire, l’autre au bord postérieur dè l’apophyse mastoïde : entre le bord sagittal, la ligne oblique et ces deux perpendiculaires, est donc un quadrilatère dont la ligne rolandique constitue la diagonale postérieure.
Fig. 26. — Procédé de Reid (d'aprô.s Decressac).
AB, ligne basale ; CD, ligne oblique ; EF, l'i: perpendiculaire au niveau de la dépression préauriculaire; OU, 2' perpendiculaire, partie postérieure de l'apophyse mastoïde; KH, scissure de Rolande.
On peut reprocher à ce procédé : 1“ la difficulté d’élever exactement les deux perpendiculaires à la ligne basale ; 2“ le peu de précision du repère fourni par le bord inférieur de l’orbite et surtout par la bosse pariétale.
/. Procédé de t^on Bergmann. — On marque le point supérieur à l’extrémité sagittale d’une verticale passant juste derrière l’apophyse mastoïde; le point inférieur sur une verticale passant par l’articulation temporo-maxillaire, à 5 centimèires de son
1. Reid, Observations on the principal fissures and convolutions of the cerebruin to the outer surface of the scalp. Lancet, London, 1884, t. H, p. .'i39.
PHOCÉDÉS DE HEII), HERGMANN, LE FOUT ET DERIEHRE 49
îriginc, ou, si l’on prélevé, à la jonclioii de son 1/3 inférieur el de ses 2/3 supérieurs.
fj. Procédé de R. Le Fort et Debierre' . — has points de repère sont le nasion (ou plutôt un peu au-dessus de lui), l’inion, le point ou l’apophyse orbitaire externe se relève pour former le commencement de la ligne courbe temporale, l’astérion (toujours facile a
Fig. 27. — (Procédé de R. Le Fort et Dcbierre. Figure due à l'obligeance de M. R. Le Fort.)
CL, ligne orbito-lambdatiquo ; G, glabelle; B, bregina; L, lambda; I, iiiion; R, point rolandique supérieur, aux 03/100 do la ligne sagittale glabello-iniaquo ; AR, ligne astériorolandique ; AL, ligue aslério-lambdalique.
On trace la ligne rolandique de R au milieu de l’arcade zygomatique.
sentir), le lambda (difficile à senlir, mais situé à 79/100 de la ligne naso-iniaque, à 78/100 chez les dolichocéphales, à 80/100 chez les brachycéphales).
L’extrémité supérieure de la scissure de llolando est aux
1. U. Le Kuiit, La topographie cvànio-cén;l)rale, applications chirurgicales. Th. de docl., Lille, 1890.
ET MAunii.tc.
bO
TOl'OGHAPHIE ÜE LA M(L\E UOLAiNÜIQUE
032/lÜUO de la ligne naso-iniaejue (à d millimètres plus en avant ■ chez les individus nettement dolichocéphales, à 5 millimètres plus en arrière chez les individus nettement brachycéphales). On détermine la ligne rolandique en joignant ce point au milieu de l’arcade zygomatique.
h. Procédé de Poirier \ — Dans ce procédé, au lieu de faire partir la li gne sagittale de la glabelle, on la fait partir du point nasal^ c’est-à-dire de l’angle de jonction entre le nez et le front. C’est à 2 centimètres en arrière du milieu de cette ligne naso-iniaque que se trouve point rolandique supérieur. Quant au inférieur.,
il est déterminé à peu près comme dans le procédé de Bergmann ; à 7 centimètres de hauteur sur. une perpendiculaire élevée à l’arcade zygomatique dans la dépression pré-auriculaire, immédiatement en avant du tragus ; ou mieux: on prend sur cette ligne la moitié moins Ib millimètres (1 doigt) de la distance auri-sagitlale.
Critique des procédés. — Ces recherches multiples ont leur raison d’êtrè dans l’importance capitale de la ligne rolandique en chirurgie cérébrale ; cette ligne suffit à presque tous les cas de la pratique courante, car, grâce à elle, on peut aborder tous les points de la zone motrice. Il suffit, en effet, de se rappeler que les deux circonvolutions ascendantes ont une largeur de 2 centimèlres I environ ; que sur la frontale ascendante, le pied de la deuxième I frontale naît à l’union du 1/3 inférieur et du 1/3 moyen; que sur I la pariétale ascendante, le pied de la première pariétale occupe I environ les 2/3 supérieurs ; nous avons déjà vu comment on déter- I mine spécialement le centre du langage articulé. I
On conçoit dès lors comment les auteurs ont voulu rivaliser de I précision, de façon à déterminer la ligne rolandique avec plus de I sûreté que par le procédé de Broca. On a en effet reproché à ce I procédé d’être fondé sur des chifl’res absolus, sans tenir compte •I de diflerences qui peuvent être proportionnelles aux variations des J i divers diamètres du crâne : prendre bO millimètres en arrière duil I bregma est fort bien, mais il y a des variations qui vont de 40 àl li 70 millimètres et l’usage de la moyenne ne peut leur convenir..! n
l. l>. PoiiUKii, Topoqraii/lie crdnio-encéplKclique et trépanation, iii-8“, Paris, 1890
CUlTigUE ÜES PHOCÉÜÉS .Ï1
P. Broca et Cliampionnière ont bien indiqué, dans la pratique, des mesures ditïérenles pour l’homme et pour la leinme j mais comment agir chez reniant? Comment se comporter de façon à tenir compte des races? Et ce n’est pas tout; l’équerre llexible biauriculaire, dit Féré, n'indique pas rigoureusement le hregma, mais passe en moyenne à 10 millimètres en avant de lui. Étonnez-vous donc, avec tout cela, qu’on commette de la sorte des erreurs énormes et que Thiéry ait montré à la Société anatomique un crâne où Verneuil avait trépané à 3 centimètres en arrière de l’extrémité supérieure, cherchée, de la scissure de Rolando.
Nous tenons un compte médiocre de l’objection tii’ée de cette observation particulière, car. comme l'un de nous 1 a dit quand la pièce a été présentée la ligne rolandique avait été délerminée par le procédé dit « de la ficelle ». En cas d’urgence, en eiïet, lorsqu’on n’a pas à sa disposition l’équerre de Broca, Championnière a prouvé qu’un chirurgien habitué à la trépanation pouvait s’en passer en déterminant la ligne biauriculaire à l’aide d’une ficelle. Le fait de Verneuil et Thiéry démontre tout simplement que, surtout lorsqu’on n’est pas rompu aux pratiques de la chirurgie cérébrale, il faut toutes les fois qu’on en a le moyen se procurer l’équerre flexible biauriculaire.
Si nous avons parlé de cette observation, c’est parce que divers auteurs s’en sont fait une arme, et dès lors nous avons tenu à la réduire à sa juste valeur; mais si elle en particulier doit être négligée, les critiques générales que nous venons de résumer sont exactes ; la question est de savoir si les autres procédés ne sont pas passibles de reproches plus graves.
Pour le mpérieur, la ligne sagittale est facile à marquer
exactement médiane; il suffit de s’assurer qu’elle passe bien à égale dislauce des deux méats, et ici le procédé de la ficelle est suffisant, car l’obliquité du méridien mesuré n’a pas d’importance. Presque toujouis la glabelle et 1 inion sont faciles a déterminer. l'renons donc ce cas favorable et soit bien marquée la ligne inioglabellaire ou inio-nasale. D’une manière générale, la proposition de Thane
1. Tmikhv. üiiU. de lu Sor. anal , Paris, 19 mai 1889, p, 418.
TOPOGlUPIHli UE LA LIGNE UOLANUIULE
est exacte. Mais, en considérant cju’Anderson et Makins ne font pas une différence sérieuse avec leurs lü millimètres au lieu de 12, nous voyons d’autres auteurs affirmer que la distance rolandomi-sagittale est non pas de 12, mais de 20, de 23 millimètres môme. Ce n’était pas la peine de s’ingénier à trouver des lignes prétendues proportionnelles ! Et supposons maintenant que la glabelle ou l’inion soient peu nets : on aura alors la ressource, indiquée par P. Poirier, de compter 18 centimètres sur la ligne sagittale à partir du point nasal, qui, lui, est en elfct toujours facile à trouver. Mais que l’on réfléchisse aux différences considérables de longueur de la ligne glabello- occipitale, puisque, nems dit Debierre, elle varie de 28 à 38 centimètres, si bien que, d’après le procédé de Hare, la distance glabello-rolandique varie de lo'™,7 à 26'“, 8 ; et on voit que le calcul d’une moyenne est bien inférieur à celui de P. Broca, puisque l’erreur possible porte sur un écart de 9 centimètres, ce qui est beaucoup pour une couronne de trépan même large; tandis que pour la ligne rolando-bregmatique, la diflérence entre les cas extrêmes est de 3 centimètres, ce ([ui n’est pas pour beaucoup par rapport à une couronne de trépan.
N’aurait-on pas meilleure chance avec les mesures proportionnelles? Nous restons encore en défiance, quand nous voyons Dana marquer le point rolandique supérieur aux 337/1000 de la ligne glabello-iniaque et U. Le Fort aux 332/1000 de cette même ligne ; et encore ce dernier auteur fait-il des différences de 3 millimètres dans chaque sens, soit un écart possible de 10 millimètres, selon que le crâne est dolichocéphale ou brachycéphale.
Donc, pour déterminer le point rolandique supérieur, nous croyons que le mieux est de s’en tenir au procédé de P. Broca, sans forcer autant que le veut Championnière. Si la ligne glabelloiniaque est très nette, on aura de bons moyens de contrôle avec les
procédés de Thane et de Mare.
Pour le point inférieur, il est d’abord un procédé que nous ne saurions adopter, celui de Uarc, plus ou moins modifié pai Cbiene. 11 exige l’emploi d’un cyrtomètre spécial, et, en outre, s’il est bon pour la moyenne des cas, il expose pour les autres a des eiTours considéi-ables. Cet angle de 67 degrés varie beaucoup : de
CHITrOUE DES PROCÉDÉS
60 à 73tlegT(5s pour Ilare, de 66 à 73 degrés pour Masse et M oolonglian. En outre, il est beaucoup plus aigu chez 1 enfant, et enfin il change suivant que le sujet est dolichocéphale ou brachycéphale. On risque donc une erreur de 10 degrés environ, dans un cas ou dans l’autre, ce qui est négligeable près du centre, mais ce qui devient considérable lorsqu’on arrive sur le rayon à 8-9 centimètres du centre.
Le procédé d’Anderson et Makins a le grave défaut de détermi-
ner le point inférieur à l’aide de deux lignes qui, parties de points fixes, vont au point rolandique supérieur ; si ce point, dont nous avons vu la variabilité, est mal marqué, cette erreur retentira sur le bas de la ligne. La même objection est valable pour les procédés de R. Le Fort, de Clado, de Woolonghan ; on ne détermine que le point supérieur et on trace la ligne de direction entre ce point et le milieu de l’apophyse zygomatique (R. Le Fort), l’angle do l’arcade zygomatique et du bord supérieur de l’os malaire (Clado), un point situé à 15-20 millimètres en avant de la fossette pré-auriculaire (Woolonghan).
Il est donc bien préférable de déterminer indépendamment l’une de l’autre les deux extrémités de la ligne.
Dans le procédé de Broca, sans doute, on se sert encore pour marquer le point inférieur de chiffres absolus et, en outre, une inclinaison vicieuse est vite donnée à l’horizontale partie de l’apophyse orbitaire externe. Mais la ligne de Bergmann n’est-elle pas, a priori, passible exactement des deux mêmes reproches, et, en
admettant qu’elle ait fait ses preuves, celle de Broca n’a-t-elle pas, depuis vingt ans, fait les siennes? Les deux lignes indiquées par Dana sont en principe plus séduisantes ; mais est-il bien facile de sentir avec netteté le stéphanion et l’astérion ? En général, il n en est rien ; et quant au bregma, nous avons vu il y a un instant que l’incertitude dans sa détermination est une des objections faites au procédé de Broca pour le point rolandique supérieur.
La conclusion générale de cette discussion nous paraît être la suivante : il serait à souhaiter que l’on parvînt à établir la topograi)hie cranio-cérébi-ale à l’aide de lignes dont b's variations pi’o-