DRAINAGE LOMBAIRE POUR MENINGITE TUBERCULEUSE
chirurgical. Outre la guérison déjà citée d’Ord et Waterhouse, par le drainage sous-arachnoïdien ; outre celle qu’a fournie la trépanation à Mayo Robson* dans un cas où le diagnostic de tuberculose est fort douteux, nous ne pouvons môme pas relever une amélioration. Chez les malades dont nous venons de résumer les observations, on note bien que les symptômes ont été amendés : mais la survie la plus longue a été de cinq jours.
Aussi, quoique l’un de nous soit attaché à un hôpital d’enfants où il aurait l’occasion d’opérer à satiété des méningites tuberculeuses, s’il en exprimait le désir, n’avons-nous entrepris aucune intervention de ce genre. Tout ce que nous ferions — et encore ne l’avons-nous jamais proposé ni pratiqué — c’est la ponction lombaire à laquelle Quincke, Ziemssen,Ewald, Marfan ont dû queh{ues améliorations, peut-être quelques prolongations d’existence avec atténuation des symptômes. C’est une opération facile, relativement bénigne, qui ne nécessite pas la chloroformisation et qui dès lors est justifiée. Nous repoussons le procédé — le premier de ce genre — où Essex Wynter conseille d’aborder la moelle lombaire après résection des lames vertébrales : ses deux malades sont morts ; de même deux autres auxquels, sans résection vertébrale, il a drainé l’espace sous-arachnoïdien lombaire. Mieux vaut s’en tenir à la ponction aspiratrice, que l’on répétera au besoin*.
De la discussion qui a eu lieu récemment à la Société de médecine berlinoise*, il résulte d’abord que la ponction lombaire a une valeur réelle pour permettre, par l’examen microhiologique