‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 223 sur 305 · Voy. p · texte numérisé non relu

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3. Vauiot, Journ. de clin, et tliérap. infant., Paris, 5 avril 1894, p. 307. — Nous pouvons encore citer un cas où J. Keru [Lancet, 26 ocl. 1893, t. II, p. 1041) parle de guérison, chez un garçon de dix ans. .Mais si l’enfant, opéré le 26 mars, vit en septembre, il a encore des accès de fièvre, de céphalalgie, de vomissements et malgré le titre de l’observation, nous croyons plutôt à un tubercule massif.

4. Nous ajouterons que dans les trépanations citées ci-dessous on a constaté l’absence des battements du cerveau avant la ponction ventriculaire.

5. Sur les procédés opératoires de la trépanoponction, voy. p. 483.

TRÉPANATION POUR MÉNINGITE TUBERCULEUSE

prit réellement corps que depuis l’avènement de l’antisepsie, et dans ces dernières années nous trouvons des observations de Bergmann, de Keen, de Ivendal Franks, de M. Pollosson*.

D’autres chirurgiens ont pensé qu’on pourrait atteindre le môme but par une opération peut-être plus bénigne, sans ponctionner et drainer directement les ventricules, en drainant seulement le lac sous-aracbnoïdien cérébelleux inférieur. Malgré l’autopsie de Keen, il est en effet certain que presque toujours, disons toujours, cet espace communique librement avec les ventricules. Morton* avait fait sur ce point des études anatomiques d’où il avait déduit ce pro-* cédé opératoire, bientôt appliqué par Parkin' à la cure de la méningite tuberculeuse. Mais l’opéré de Parkin succomba en seize heures, et l’autopsie révéla un ramollissement cérébral étendu : en sorte que Morton fut le premier à protester contre l’emploi de son procédé dans un cas semblable*.

A notre avis, il a eu raison, et que Von ait drainé les ventricules eux-mêmes ou l’espace sous-arachnoïdien *, les résultats obtenus nous semblent hors de proportion avec la gravité de l’acte

1. Beromann, /oo’. cit., p. 187. Fille de trois ans. Trépanation sur la bosse frontale. Le 15 juillet 1887, ponction aspiratrice de la corne ventriculaire antérieure. Mort en cinq jours, après amélioration passagère. — Keen, Med. News, 1890, t. LVll, p. 277, obs. III. Ponction et drainage à travers le centre moteur du bras, mort en quatre heures. A l’autop.sie, hydrocéphalie limitée au ventricule gauche, le trou de Monro étant oblitéré. — R. Franks, Brit. med. Journ., 6 déc. 1890, t. II, p. 1294. Garçon, neuf ans. Trépanoponction de la corne sphénoïdale. Mort en quatre jours, après amélioration passagère. — M. Pollosson (obs. publiée par Veyrat, loc. cil., p. 20). Garçon de six ans. Trépanation de la corne sphénoïdale, drainage. Mort en trente heures. — Nous relaterons encore un cas de de Fouest Willard {Med. News, Philad., 17 janvier 1891, t. I, p. 79) où l’opération fut entreprise après erreur de diagnostic (abcès otitique). Mort en quatre jours, après amélioration passagère. A l'autopsie, méningite tuberculeuse. — Dans un cas de Caspersohn [Berl. kl. Woch., 2.3 mars 1891, p. 304) la ponction de la corne frontale fut pratiquée, sans succès d’ailleurs, sur un phthisique chez lequel le traitement par la lymphe de Koch avait provoqué des accidents d’hydrocéphalie aiguë.

2. Morton, Brit. med. Journ., London, 17 oct. 1891, t. II, p. 840; 8 avril 1893, t. I, p. 741.

3. Parkin, Lancet, London, l»’’ juillet 1893, t. II, p.21. Garçon de quatre ans et demi.

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