PROCÉDÉ MASSE ET WOOLONCHAN
l’équateur crânien aux 42 p. 100 de la distance qui sépare sur cette lio-ne l’ophryon de l’inion. Sur celte ligne rolandique, l’extrémité Mérieure du sillon de Rolando se trouve, de haut en bas, aux 66 p. 100 delà ligne totale.
« La scissure de Sylvius coupe l’équateur crânien aux 31 p. 100 de la distance qui sépare horizontalement l’ophryon de Timon .
« On trouve la direction générale de la portion rectiligne de la
Fig. 30. — Appareil mensurateur do Masse et Woolonghan.
scissure de Sylvius en déterminant sur le méridien crânien un point situé sur le prolongement de cette ligne qui se trouve aux 79 p. 100 du méridien crânien, mesuré à partir de Tophryon (21 p. 100 à partir de Tinion).
«L’extrémité postérieure de la portion rectiligne de la scissure de Sylvius se trouve en moyenne aux 58 p. 100 de la ligne sylvienne, mesurée de bas en haut et d’avant en arrière.
« Sur une tête préalablement rasée, on tracera facilement au crayon fuchsiné un méridien et un équateur crâniens. Grâce aux mensurations do ces lignes, à l’aide de simples règles de proportion, on tracera les lignes rolandique et sylvienne, â l’aide desquelles on sera toujours en mesure d’établir la situation exacte des
TOPOGRAPHIE CRANIO-CÉRÉRRALE
(lidérenls centres de localisaiion, sur lesquels on aura à diriger une action chirurgicale. Les ventricules cérébraux et les ganglions crâniens se trouveront au-dessous d’un arc de cercle décrit concentriquement au méridien crânien, avec le conduit auditif comme centre et un rayon égal à la moitié de la distance auriculo-bregmatique. »
Pour déterminer les lignes que nous venons d’indiquer, Masse et Woolonghan ont fait construire un appareil dont la figure 30 donne une idée suffisante.
b. Procédé de Lannelongiie e! Mauclaire. — Lannelongue et Mauclaire* ont décrit leur procédé au dernier Conçirès français de chirurgie et ils ont résumé leur description dans les termes suivants :
« Après quelques tâtonnements, nous avons adopté pour la recherche des points de repère inférieurs une ligne proportionnelle; nos expériences portent sur 52 crânes d’enfants de deux à quatorze ans.
« Notre ligne d’opération est une ligne courbe horizontale apophyse-orbito-sus-pr otubéranlielle . Elle part de l’angle supéroexterne de l’orhite et de la partie moyenne de l’apophyse ; elle aboutit en arrière, sur la ligne sagittale, au-dessus de la protubérance occipitale externe.
« Est-il facile de tracer cette ligne courbe horizontale? Oui, évidemment, d’après P. Broca, qui conseillait de mettre la tète dans la position du regard horizontal. Quelques auteurs sont cependant d’un avis différent. Nous ne saurions les suivre dans cette voie, car si l’on prend l’apophyse zygomatique comme point de repère, cette ligne est suffisante la pratique.
« Or, la branche antérieure de l’artère méningée moyenne répond approximativement à l’union du 1/10 antérieur avec les 9/10 postérieurs de notre ligne proportionnelle.
« D’après nos recherches, l’extrémité supérieure du sillon de Rolando est, chez les enfants brachycéphales, à l'“ 1/2 en arrière
d. Lannelonoue et Mauclaire, Nouveau procédé pratique de topographie crûniocérébrale chez les eufants hrnchycéphales et luésaticéphnles. Neuvième Congrès f'ranç. de chir., Lyon, 1894. Mercredi médical, p. ‘>69.
l'IJOCÉÜÊ Dû; LANNELONGLIE et MAdCLAmE
du point mi-sagillul. Quant à l’exlrémité inférieure de ce sillon, il faut, pour la délei'miner, chercher le point do jonction du I/o antérieur avec les 4/o postérieurs de notre ligne proportionnelle, et élever en ce point une perpendiculaire de hauteur égale à ce I/o. Cette perpendiculaire est facile à tracer avec un simple morceau de carton taillé. à angle droit, une carte de visite par exemple.
« Pour déterminer le pied de la troisième circonvolution frontale, il faut, au niveau du point de jonction du 1/6 antérieur avec
Fig. 31. — Ligne horizontale apophyso-orbito-sus-protubérantielle (Dessin do M. F. Monod). .Ses rapports avec les centres do trépanation.
les 5/6 postérieurs de notre ligne proportionnelle, élever une perpendiculaire de hauteur égale à ce 1/6. Très près du sommet de celle-ci (3 à 4 millimètres au moins), se trouve le centre de P. Broca.
« Pour déterminer la région du pli courhe, il faut, à luniou des 2/3 antérieurs avec le 1/3 postérieur de notre ligne proportionnelle, élever une perpendiculaire ayant ce môme tiers en hauteur. Au sommet se trouve l’extrémité postérieure de la branche postérieure de la scissure sylvienne.
« En ponctionnant sur cette ligne courhe horizontale, au niveau du méat auditif externe, on tombe dans la corne sphénoïdale des ventricules cérébraux.
TOPOGUAPIllE GHANIO-CÉIIÉHUAI.E
« Les opérations récentes de crànioplastie permettent de soulever de larges lambeaux osseux du crâne et ne rendent pas nécessaire un procédé rigoureux permettant de trouver à 1 centimètre près un centre cherché. Chez l’enfant, ces résections ostéoplastiques {qui ne seront utiles que si les lésions sont étendues) doivent être remplacées par une intervention moins délabrante, c est-à-dire l’application d’une ou deux couronnes de trépan.
« En lisant le relevé de nos pièces justificatives, on est frappé
Fig. 3i. — Cerveau enlevé avec ses fiches qui ont été légèrement retirées de la substance cérébrale. (Dessin de M. F. Monod.)
des variations de longueur des lignes utilisées : cela montre qu’il existe des variations individuelles dont il faut tenir compte; c’est la réfutation des procédés dans lesquels les points de repère sont représentés par des chiffres absolus.
« Vouloir trouver un procédé grâce auquel on tomberait toujours sur le point cherché est certainement une utopie chez l’enfant et très probablement aussi chez l’adulte.
« Au point de vue anatomique pur, nous avons confirmé l’opinion des auteurs qui pensent qu’avec l’âge l’extrémité supérieure du sillon de Rolande se porte en arrière à cause du développement progressivement croissant du cerveau antérieur. Les chiffres extrêmes que nous avons trouvés dans nos mensurations nous montrent qu’il y a dans la forme du cerveau des variations indivi-
PROCÉDÉ DE CUIFAUl/r
diielles et des variations entre la forme du côté gauche et celle du côté droit. Ces variations ne sont pas en rapport avec un point fixe du crâne, tel qu’une scissure.
c. Procédé de Chipault.— Enfin Chipaulf prend comme points
Fig. 33. — Procédé de topographie crânio-cérébrale de Chipault.
■PR, point prérolandique, aux 45/100 de la ligne naso-iniaque ; R, point rolandique. aux 55/100; S, point sylvien, aux 70/100; L, point lanibdoïdien aux 80/100; I, point sus-iniaque aux 95/100; O, tubercule rétro-inalairo ; OS, ligne sylvienne; OL, ligne du premier sillon temporal : 01, limite du sinus latéral. On voit la manière de tracer, en partant de la ligne sylvienne, OS, les lignes prérolandique et rolandique. L'artère méningée moyenne est représentée entre le premier et le second dixièmes des trois lignes horizontales.
de repère le nasion, l’inion, le bord supérieur du tubercule postérieur de l’apophyse zygomatique.
1. Ciiii'AUi.T, Chirurgie opératoire tlu syslèiiiu aerveur Ptiris, 18115, 1. 1, p. 111).
TO PO (; U A P 1 1 1 1-: c k a n io-cé pé h a a u-:
Sur la ligne naso-iniaqiie, d’avanl en arrière, il marque :
Aux 45/100 de sa longueur, le point prérolandiquc
— 55/100 — — rolandique
— 70/100 — — sus-lambdoïdien ou
sylvien
— 80/100 — — lambdoïdien
— 95/100 — — sus-iniaque
puis il part du bord supérieur du tubercule rétro-orbitaire et il l’imit :
1“ Au point sus-lambdoïdien : de là la ligne sylvienne\
2“ Au point lambdoïdien : cela donne la direction à\\ premier sillon temporal;
3" Au point sus-iniaque : eu arrière de l’apophyse mastoïde, cette ligne recouvre le sinus latéral.
Enfin sur la ligne sylvienne, divisée en dixièmes, il unit :
1° Au point prérolandiquc, la jonction entre les 2‘ et S*" dixièmes; sous cette ligne est la branche ascendante de la scissure de Sylviiis;
2° Au point rolandique, la jonction entre les 3“ et 4“ dixièmes, et obtient ainsi la ligne rolandique.