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CHANIÜÏOMFE 1*()L'U MICROCÉPHAI.IE
termine par une lame mousse qui dépasse en bec de canard l’autre branche (pince décollalrice de Lannclongue, voy. fig. 64). Lannelongue n’emploie pour ce décollement une sonde cannelée spéciale, plate et mousse (fig. 63) qu’au niveau des sutures, quand il doit en franchir une ou plusieurs.
Fig. 63. — Rugine pour décoller la dure-méro.
’ PiG. 66. — Pinco-gougo à un mors coupant.
C’est d’après la forme de la brèche osseuse que la craniotomie sera linéaire ou à lambeau. Dans le premier cas, on divise les parties molles et l’os sous-jacent selon une seule ligne, dirigée
TRACÉS LINÉAIRES, A I.AMREAU
d’ailleurs clans une direction variable ; elle longera, par exemple, le sinus longitudinal supérieur, la zone motrice, ' etc., selon la région que l’on désire plus particulièrement débrider. Ainsi, dans
Fig. 67. — Tracés do crâniotomie linéaire et
un cas spécial, chez un enfant de huit mois atteint d’un aplatissement considérable de la région frontale, les pariétaux continuant
Fig. 68. — Crâniotomie transversale (Lannolongue).
Fig. 69. — Tracé do crâniotomie angulaire (Jaboulaj').
à se développer en hauteur, Lannelongue a fait une crAniotomie linéaire transversale, allant d’un ptérion à l’autre (fig. 68).
La craniotomie à lambeau dessine des lambeaux ostéo-cutanés qui restent adhérents par une base plus ou moins large et comprennent un os entier, un pariétal par exemple, ou une partie d’un os. Ou bien on crée une brèche en T.
522 CIUNIOTOMIE POUR MICUOCÉPIIAUE
La largeur de la brèche est d’environ 1 centimètre. Il est inutile de réséquer le périoste, qui se recroqueville sur chaque lèvre osseuse et ne régénère pas d’os. La brèche ne s’oblitère pas non plus par ossification de la dure-mère, ainsi que Lannelonguc a pu s’en rendre compte à l’autopsie de deux sujets, morts du croup au bout de quatre et cinq semaines.
Rien de spécial pour l’hémostase, la suture, le drainage.
La plupart des auteurs ont opéré, ou à peu près, selon les préceptes donnés par Lannelonguc, et en particulier ont employé la pince-gouge — dont divers modèles spéciaux ont été inventés — de préférence au ciseau et au maillet, cette dernière technique ayant l’inconvénient grave d’ébranler le cerveau. Th. Anger *, Girard (de Berne) ont appliqué en ligne des couronnes de trépan et ont fait sauter à la gouge les ponts intermédiaires.
Quelques chirurgiens ont pensé que la mobilisation obtenue par ces procédés, môme par le procédé à lambeau, était insuffisante. Largeau (de Niort) “ a taillé, à peu de chose près, à la gouge et au maillet, un lambeau ostéoplastique de AVagner, haut de 8 centimètres et large de 7, sur un pariétal resté adhérent seulement par un pédicule de 3 cent. 1/2.
Postempki ^ délimite un quadrilatère par quatre incisions cutanées qui ne se rejoignent pas, d’où quatre pédicules vasculaires, et par là il libère entièrement l’os sous-jacent (fig. 70).
Fio. 70.
Crâniotoraie quadrangulaire (Postempski).
1. Th. Angeh, Conqr. franç. de châ'., Paris, 1891, t. V, p. 81. Fille de huit ans, chez laquelle les parents ne s’aperçurent que vers l’âge de dix-huit mois d'un arrêt intellectuel ; mais elle n'avait marché qu’à quinze mois. N’a jamais rien pu apprendre; répète des mots, mais sans les comprendre. Le 11 février 1891, craniectomie à gauche, parce que de ce côté le crâne était un peu aplati. Dès le lendemain, ne fait plus ses besoins au lit, et une amélioration évidente se manifeste. Mais les derniers renseignements datent du 16 mars.
2. LAnoEAU, Co7ir/r. franç. de cliir., 1892, t. VI, p. 337. Garçon, trois ans; microcéphalie légère. Amélioration immédiate, qui se ralentit ensuile, mais persiste au bout de sept mois.