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LES VARIÉTÉS DE L’ÉPILEPSIE

les maladies à convulsions. Certes, quelques clartés ont été apportées dans le sujet et, peu à peu, la « grande névrose » a été démembrée; quelques causes ont été élucidées, et, par exemple, sans toujours bien démontrer leur mécanisme, on a déterminé l’existence des éclampsies urémiques; les progrès de l’anatomie pathologique ont permis de constater souvent des lésions cérébrales, là où les anciens croyaient à une névose sine maleria ;\s, connaissance plus exacte de l’hystérie a conduit à des distinctions diagnostiques importantes *.

Mais au total, la lumière est loin d’être faite. Tout ce que nous savons, c’est que l’épilepsie n’est pas une maladie, mais un syndrome, où s’associent, en proportions variables, des troubles convulsifs partiels ou généralisés, sensoriels, viscéraux et psychiques; que ce syndrome relève de causes, de lésions en partie connues et que de jour en jour se rétrécit le champ de l’épilepsie névrose, telle qu’on la concevait il n’y a pas longtemps encore.

Ces données ne sont, toutefois, pas très nouvelles, et ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on a distingué les épilepsies symptomatique, sympathique et essentielle. Dans cette nomenclature et cette terminologie, actuellement un peu démodées, l’épilepsie est symptomatique lorsqu’elle relève d’une lésion cérébrale; elle est sympathique si elle est provoquée par une lésion plus ou moins éloignée du cerveau ; elle est essentielle, enfin, quand on ne lui connaît aucune cause, aucune lésion.

La deuxième variété nous reporte à un demi-siècle en arrière, à l’époque où la sympathie, masquant d’un mot notre ignorance, servait à expliquer tout ce qui dépassait notre entendement; et c’est ainsi qu’on catégorisait, côte à côte, les convulsions urémiques, les épilepsies vermineuses, les épilepsies ayant pour origine une cicatrice périphérique, etc. Qu’y a-t-il de définitivement établi dans les explications pathogéniques modernes, fondées sur les auto-intoxications, sur les irritations réflexes? Nous serions bien téméraires de le dire au juste, mais nous en savons assez pour comprendre combien est artificiel l’antique groupe des épilepsies

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