LÉSIONS GROSSIÈRES ET SCLÉROSE NÉVROGLIQUE
L^’anatomie pathologique ne permet pas davantage une démarcation rigoureuse. Après avoir cru que l’épilepsie était une névrose sine materia, on a constaté qu’il n’en était rien : on a d’abord vu des lésions de sclérose tubéreuse plus ou moins disséminée, en foyers grossiers, pour ainsi dire, et appréciables à l’œil nu; puis on a trouvé, au microscope, des lésions de sclérose névroglique dans des cerveaux en apparence normaux.
Ces données sont en grande partie dues aux intéressantes et patientes recherches de Chaslin h Depuis, elles ont été confirmées, et actuellement il est établi que toujours on trouve des lésions cérébrales dans l’épilepsie dite essentielle. Comme nous l’avons vu pour l’épilepsie traumatique % il y a une série ininterrompue entre les cas où on trouve seulement des lésions histologiques et ceux où les accidents relèvent d’une lésion grossière telle qu’une gomme ou un gliome; et de plus la sclérose névroglique ne semble pas différente, dans les cas en apparence idiopathiques, de ce qu’elle est chez certains sujets où il y a eu manifestement nne provocation traumatique.
Au moins serons-nous en droit d’établir des distinctions au nom de la clinique? Nous pourrions l’espérer puisqu’il est bien reconnu aujourd’hui que tous les épileptiques n’appartiennent pas symptomatiquement au même type, et nous n'avons pas à répéter ce que
rance, mais tâchons de profiter des moindres lueurs. — Nous donnerons ici, à titre de documents, quelques observations intéressantes d’épilepsie traumatique dont nous avons eu connaissance depuis que le chapitre correspondant est imprimé. — Eskbidge, Med. News, Philad., 13 oct. 1894, t. LXV, p. 393. Un cas avec amélioration. — J. .M.4DISON Taylor, TheJourn. ofnerv. and meni. dis., New-York, avril 1893, t. XXll, p. 23t. Garçon. A l’âge de deux ans, fracture du crâne; bientôt après, épilepsie jacksonienne brachiale ; à dix ans, première crise généralisée. Trépanation en mars 1887 par Morton, sans inciser la dure-mère. (Observation publiée in Ann. of Gyn. and Pœdiatry, août 1890. Le malade a été présenté par Taylor en parfait état le 17 décembi’e 1890 à la Société neurologique de Philadelphie). — J. -B. Davis, Med. News, Philad., 9 nov. 189.3, t. LXVII, p. 317. Trois observations d'épilepsie traumatique, dont deux compliquées de troubles mentaux. Succès, qui se maintiennent depuis deux ans et demi, deux ans, huit mois. — G.-W. Cale, New-York jnerf. Joiirn., 12 oct. 1893, t. LXll, p. 463. Une observation où le succès date de quatre ans. Dans une autre, qui date de trois ans, il s’agit d’une manie aiguë immédiatement conséculive à un Irauma.
1. Chaslin, Compte rendus de la Soc. de bioL, Paris, 1889, p. 169. Un travail confirmatif tout récent est dû à Bleuler, Milnch. med. Woch., 1893, p. 769.