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ÉPII.EPSIES PARTIELLE ET GÉNÉRALISÉE
nous avons dit* sur l’épilepsie jacksonienne opposée à l’épilepsie généralisée. A ce moment, dans notre étude générale sur les indications symptomatiques de la chirurgie cérébrale, nous avons fait voir que l’épilepsie jacksonienne à sùjnal-sym'ptôme net est d’ordinaire le résultat d’une irritation corticale localisée et que dès lors elle était une indication à trépaner sur la région correspondante. Mais déjà nous avons dit que cette trépanation était surtout exploratrice, que nous avions, dans l’étude du spasme initial, un guide important mais non point d’une fidélité à toute épreuve : et quand nous nous sommes occupés des tumeurs, nous avons retrouvé, à maintes reprises, ces incertitudes du diagnostic.
Tout ce que nous pouvons conclure, c’est que, d’une manière générale, l’épilepsie jacksonienne résulte d’une lésion localisée, est symptomatique, tandis que les crises généralisées d’emblée relèvent de l’épilepsie dite essentielle. Mais en cela il n’y a rien d’absolu et l’anatomie pathologique nous apprend que, d’un côté comme de l’autre, il y a de nombreuses exceptions à cette règle.
On ne saurait d’ailleurs s’en étonner, quand on voit, en clinique, que tous les intermédiaires existent entre l’attaque bornée à un spasme d’un membre — ce que Féré appelle l’épilepsie parcellaire — et celle où brusquement le sujet tombe dans le coma, en proie à des convulsions qui semblent généralisées d’emblée. Qui semblent, disons-nous, car presque toujours on trouve, en analysant les choses de près, un symptôme initial : et on peut admettre, avec Féré, que l’épilepsie généralisée d’emblée, à laquelle on arrive graduellement en partant de l’épilepsie partielle, est seulement une épilepsie où le stade qui précède les convulsions généralisées est réduit au minimum.
De plus, autant pour l’aura que pour les symptômes de l’attaque elle-même, le syndrome épileptique comprend un mélange, en proportions très variables, de vertiges, de troubles moteurs, convulsifs et paralytiques, de phénomènes psychiques, sensitifs et sensoriels. De ces variations ni l’étiologie ni l’anatomie pathologique ne nous donnent la clef, et non seulement elles existent
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TUÉPANATION POUR ÉPILEPSIE URÉMIQUE
d’un sujet à l’autre, mais encore chez le môme sujet d’une attaque à l’autre. C’est pour cela que Fôrô, rompant avec une nomenclature ancienne, a intitulé son livre récent : Les épilepsies et les épileptiques.
Indications thérapeutiques. — Quand et comment convient-il de traiter chirurgicalement un épileptique? Ce qui précède permet d’affirmer immédiatement que la question n’est pas mûre pour une réponse ferme. Quelques indications thérapeutiques peuvent cependant être formulées, si l’on tient compte à la fois de l’étiologie et des symptômes.
t® Épilepsies symptomatiques et sympathiques. — En présence d’un malade épileptique, pendant l’état de mal aussi bien qu’entre les crises, on doit avant tout chercher à établir un diagnostic pathogénique. Chirurgicalement, nous pouvons passer sous silence toutes les considérations applicables aux épilepsies aiguës, c’est-àdire aux éclampsies infantile, saturnine et urémique. Pour cette dernière, cependant, nous citerons in extenso une observation jusqu’à présent unique où, en raison d’une erreur de diagnostic due à la coexistence d’une otorrhée, Cotterill trépana une urémique et obtint un bon résultat h
Une femme de vingt ans, entre à l’hôpital le 16 juin 1893 avec : céphalalgie, vomissements, vertiges et convulsions, qu’on avait qualifiées d’hystéro-épileptiques.
P. 72. Expression stupide ; démarche titubante, le réflexe rotulien est augmenté à gauche. Lors des convulsions, les contractions étaient plus marquées à droite qu’à gauche; névrite optique surtout marquée à gauche. La malade avait eu une othorrée, six semaines auparavant.
Dans la nuit du 23 au Vijuin., crise très grave de vomissements, de convulsions, suivie de collapsus. Après examen de Byrom-Bramwell, Cotterill trépane le 24 juin. Une ponction dans le lobe temporo-sphénoïdal, en bas et en dedans, est suivie de l’issue de liquide cérébro-spinal clair très abondant, ce qui indiquait qu’on avait pénétré dans le ventricule latéral : d’autres ponctions du lobe temporo-sphénoïdal ne ramenèrent pas de pus. La plaie est refermée.
Guérison sans interruption. La céphalalgie, les vomissements ont disparu, il n’y eut plus d’attaques épileptiformes, la névrite optique dimi-
I 1. Byrom-Biiamwell, Ëdinb. inei. Joitrn., juin 1894, U XXXIX, p. 1084.