‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 28 sur 305 · Cii. Ffaui, Soc. de Biol., 1876, p · texte numérisé non relu

Cii. Ffaui, Soc. de Biol., 1876, p

locamsations motrices, mouvements associés

6 l(‘te et cou. D après C. dp lioypr, Fcrricr, cps mouveinpnls ont pour centre le pied de la deuxième frontale. Ferrier leur joint les mouvements des yeux

T Mouvements associés divers. — Pour Uorsley et Scliafer, la face interne du lobe frontal serait le siège d’une région motrice allant de son 1/3 moyen à la scissure sous- frontale. Là on trouverait d’arrière en avant des centres pour ; le pied et les orteils,

Fig. 43. — Localisations à la face interne de la l" frontale et de la frontale ascendante. I, membre inférieur; II, tronc; III, membre supérieur; IV, tête.

Bassin 4 Genou 3

Bras 7 Pied 1

Cuisse 2 Rachis 5

Epaule d Tête 8

la jambe et le genou, la hanche et la cuisse, la partie inférieure du tronc, la partie supérieure du tronc, le bras et l’épaule, l’avantbras et la main, la tête. Mais ces centres seraient bien plus enchevêtrés, bien moins limités que ceux de la zone rolandique, et par leur excitation on produirait des mouvements associés dans les dilfé-

1. Pour Charcot et Pitres, les centres de la tête, de la déviation conjuguée de la tête et des yeux, du releveur de la paupière supérieure, du facial supérieur, des muscles masticateurs, doivent être considérés comme encore mal déterminés.

LOCAMSATIONS SENSITEVES ET SENSORIELLES

rentes parties qui viennent d’ôtre énumérées. C’est d ailleurs, sans doute, par des associations analogues qu’il faut probablement interpréter les quelques contradictions plus ou moins importantes que l’on relève dans les schémas des divers auteurs.

Localisations sensitives et sensorielles. — Tandis que, d’une manière générale, les localisations motrices sont groupées dans la région rolandique, c’est dans les lobes occipital, pariétal et temporal qu’il faut chercher certaines localisations sensorielles et sensitives. Mais, d’après Ferrier et Miller, Nothnagel, les centres, corticaux sensitifs vont jusqu’auprès de la pariétale ascendante, au contact de la zone motrice, empiétant même sur elle, d’après Ballet, Hun, Dana’ et ainsi la zone rolandique serait sensitivo-motrice\ Ces discussions, actuellement pendantes®, ne nous intéressent guère, car pour les sensibilités générale, tactile et musculaire, pour les phénomènes thermiques vasculaires, glandulaires, nous ne savons rien d’utilisable en chirurgie.

Pour les sens spéciaux, au contraire, quelques faits importants sont acquis.

Comme les centres moteurs, les centres sensoriels ont une action croisée.

1" Vision^. — D’après les premières expériences de Ferrier, le pli courbe serait en rapport avec la vision. Depuis, des recherches ont été entreprises, soit par destruction de certaines zones corticales, soit par énucléation de l’œil chez des animaux jeunes pour suivre la dégénération ascendante des fibres nerveuses correspondantes, jusqu’à une région corticale déterminée qui s’atrophie secondairement. De la sorte, Munck (1875) a placé le centre de la

1. Dana, The jour n. of nerv. and mental Diseases, New-York, 1888, t. XV, p. 650.

2. Cette question vient d’être reprise par Spitzka, Note on the localisation of tactile impressions in the braiii. Lancet, London, 19 janvier 1895, t. 1, p. 141.

3. Voy. Charcot et Pitres, Des troubles de la sensibilité dans leurs’ rapports avec

les lésions de la zone motrice corticale. Arch. clin, de Bordeaux 1894 t III n“ 9 p. 404. ’ • .

4. Sur cette question, voy. Vialet, Les centres cérébraux de la vision. Th. de doct.. Pans, 1893, n» 36o. — Brissaud, La fonction visuelle et le cnnéiis. Ann. d’oculisl., PariS’Hov. 1893, t. CX, p. 321.— S. IIensciien, Sur les cenires optiques cérébraux. Rev. gén. dophth., Paris et Lyon, 31 août 1894, 1. XIII, p. 337.

LOCAUSATIONS SENSOR[EI,LRS, VISION

vision en arrière du pli courbe, dans la partie postérieure de la deuxième pariétale chez le chien, dans la région occipitale chez le singe. Luciani et damhurini (1879) ont concilié ces deux opinions. Plus récemment, Ferrier et Yeo ont repris ces expériences et ont constaté les faits suivants :

Une lésion du lobe occipital ne cause pas de troubles de la vision ;

Une destruction du pli courbe entraîne une cécité croisée, pour quelques jours seulement ;

Une destruction portant, à la fois, sur un pli courbe et sur le lobe occipital correspondant, cause, pour quelques semaines, une liémianopie homonyme croisée ;

Une destruction semblable, mais bilatérale, entraîne la cécité complète et permanente.

Donc, un seul pli courbe ou un seul lobe’ occipital peut suffire à la vision bilatérale.

Mais nous n’avons pas besoin, au point de vue pratique, d’entrer dans les discussions théoriques, pendantes entre Ferrier, Munck, Hun, etc., sur le mode exact de fonctionnement de ces centres visuels corticaux. Il nous suffit de nous demander si, en pathologie humaine, les faits sont assez nets pour guider le chirurgien.

Dans une étude assez récente (1889) sur les lésions du lobe occipital, Boffard ' a trouvé 9 observations sans aucun trouble moteur; 17 hémiplégies plus ou moins complètes ; 4 paralysies faciales ; 6 convulsions épileptiformes. Quant aux troubles de la vision, ils se décomposent en :

6 observations de cécité complète avec lésion des deux lobes occipitaux ;

4 observations de cécité complète avec lésion d’un seul lobe occipital ;

4 observations d’hémianopie latérale et d’amaurose unioculaire croisée ^

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