P. Bboca, Bull, de la Soc. anat., 1861, p. 350, note
3. R. Wagneb, Abhandl. liber die typischen Verschiedenheilen der llamisphüren, etc , Gôttingen, 1860, iri-4“ avec atlas.
4. Bischoff, Die Gi'osshirnwindungen des Menschen, Munich, 1868, in-4®.
5. Pour cette synonymie, consultez Kéraval, La synonymie des circonvolutions cérébrales de l'homme, Paris, 1884, in-8“.
N 0 M E NC F .A TU RE CE R lÔ B R A LE
récents et les plus classiques; on ne doit appliquer le môme terme générique qu’à des organes ayant la môme valeur morphologique, et, jusqu’à nouvel ordre, la seule nomenclature précise est celle que l*. liroca * a cherché a faire adopter, de façon « que chaque chose ait un nom, qu’elle n’en ait qu’un seul et que ce nom ne désigne qu’une seule chose «.
Le cerveau, avons-nous dit, se plisse au furet à mesure qu’il se perfectionne. Lorsqu’on étudie ces perfectionnements, on constate d’abord la formation de grands départements, les lobes, séparés les uns des autres par des scissures. Ce n’est pas la profondeur de ces anfractuosités qui leur mérite ce nom, mais leur valeur morphologique : si l’on vent éviter la confusion, il faut ne donner le nom de scissures qu’aux anfractuosités qui marquent les divisions j^rimaires et donner le nom de lobes à toutes ces divisions primaires.
Bientôt les lobes, trop à l’étroit, se plissent à leur tour, en des circonvoluiions, que des sillons séparent les unes des autres. Ces noms doivent éveiller aussitôt dans l’esprit l’idée de division de second ordre, et si on les emploie avec régularité on ne dira plus, comme il est encore classique de le faire, sillon de Rolando et scissure parallèle, alors que ce prétendu sillon marque une démarcation lobaire et que cette prétendue scissure sépare deux circonvolutions du môme lobe.
Les subdivisions du troisième ordre, qui sont à leur maximum dans le cerveau humain, sont les plis, dont il faut distinguer deux espèces : les plis de complication et les de communication.
plis de complication sont ceux qui, pour chaque circonvolution, marquent son accroissement. Soit une circonvolution qui s’allonge : fixée à ses deux extrémités, elle va décrire entre elles un ou plusieurs méandres appelés plis d' inflexion, et dans la concavité de ces plis le sillon voisin enverra un prolongement, une incisure continue. Soit maintenant une circonvolution qui s’épaissit : son bord se transforme en deux ou plusieurs crêtes, et entre tçs plis de subdivision on voit incisures isolées, ne communiquant pas avec les sillons voisins.
1. P. Broca, Nomcnclalure cérébrale. Uev. d'Anlhvop., Paris, 1878, 2» s., 1. 111, p. 103. Mém., t. V, p. G'62.)
NOMENCLATURE CÉRÉBUAITÎ
'Lqs plis de communica lion., par lesquels les diverses ])arfies du manteau affirment leur solidarité, sont de deux espèces, suivant qu’ils font communiquer entre elles deux circonvolutions d’un même lobe ou de doux lobes voisins. De lobe à lobe vont les plis de passage; entre les circonvolutions sont les plis d' ana.stomose .
Ces plis interrompent donc la continuité des scissures (plis de passage) et des sillons (plis d’anastomose). Souvent, sans doute, ils ne l’interrompent que dans la profondeur de l’anfractuosité, et ces plis profonds ne sont pas une gêne pour l’anatomiste. 11 en est autrement lorsqu’ils sont à la fois larges et superficiels, et c’est précisément pour cola, comme nous le verrons en particulier pour la scissure occipitale externe, que l’anatomie comparée a seule permis d’établir la description schématique du cerveau humain, en nous faisant comprendre que, si les plis de communication, superficiels ou profonds, créent de grandes variations pour un observateur non averti, c’est une simple différence du plus au moins et non un caractère de premier ordre.
Dans tonte cette nomenclature, il n’a pas été question de lobules : c’est que le lobule n’a aucune valeur morphologique. On a appliqué ce nom, autrefois surtout, à quelques régions qu’on croyait devoir individualiser anatomiquement, et, à cet égard, il peut êti'e commode, dans le langage courant, de parler des lobules pariétaux, quadrilatère, orbitaire, ovalaire, du pli courbe, mais à condition de ne jamais oublier que ce terme n'a aucune valeur en morphologie : les lobules pariétaux comprenant une circonvolution entière; le lobule orbitaire, des parties de plusieurs circonvolutions ; les lobules ovalaire et quadrilatère, des parties d’une circonvolution. Et môme le lobule de l’insula est, à vrai dire, un lobe.
Pour désigner chaque circonvolution dans chaque lohe, le système de beaucoup préférable consiste à faire précéder le nom du lobe d’uu
numéro d’ordre établi en partant du bord supérieur ou sagittal de 1 hémisphère, et en tournant autour des faces externe, inférieure et interne. Nous verrons qu’il existe aux lobes frontal et pariétal une circonvolulion ascendante qu’on appelle, sans confusion possible, frontale et pariétale ascendantes; les circonvolutions longitudinales s’appelleront t-, 2', 3' frontales; 1-, 2'’ pariétales, etc