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IMPORTANCE DES SYMPTOMES DE LOCAUSATION

bien, et dans un nombre respectable de cas elle a amené la guérison. Si l’on s’en rapportait ii la statistique de Delvoie, on compterait 15 succès sur 21 cas, mais nous ne croyons pas qu’il faille trop tabler sur ces chiffres, qui portent sur des observations en réalité fort disparates. Nous retiendrons seulement que l’on peut réussir, et que, par l’intervention précoce, on peut éviter la diffusion d’une méningite ayant son point de départ au niveau d’une fracture compliquée de la voûte.

Ce qui précède démonti’e que les symptômes d’une méningite au début ne contre-indiquent pas l’opération, l’indiquent nettement au contraire — toutes réserves faites sur l’indication plus formelle encore de désinfecter primitivement le foyer. Mais ces indications assez vagues sont-elles les seules que nous puissions trouver, et devons-nous toujours agir en nous laissant guider à peu près exclusivement par l’état de la plaie et de la fracture ? Certes, il en sera ainsi dans la majorité des cas, mais non dans tous et, comme pour les abcès extradure-mériens dont nous venons de parler, l’étude des symptômes de localisation nous donnera parfois des renseignements fort précieux, soit pour déterminer le lieu où il conviendra de trépaner, soit, plus souvent, pour nous permettre d’intervenir de bonne heure, alors qu’il existe une suppuration encore limitée au foyer de contusion cérébrale.

Nous pensons donc que von Bergmann fait trop bon marché des indications symptomatiques que les abcès cérébraux superficiels fournissent par eux-mêmes. Trop souvent, sans doute, une méningite diffuse nous surprend sans nous laisser le temps d’agir. Mais Bergmann exagère quand il dit ; « En fait, ces abcès ne se laissent que rarement différencier de la méningite purulente de la convexité, dont l’aspect, avec ses symptômes d’excitation et de paralysie, ressemble absolument à celui d’un abcès cortical, et 1 abcès se reconnaît plutôt à des modifications de la plaie non encore guérie qu’à ses symptômes propres. » 11 ajoute, il est vrai, que 1 abcès, môme très superficiel, se développe moins vite, ne se manifeste guère avant la deuxième semaine, qu’il peut être limité par des fausses membranes et relever alors de la chirurgie. A 1 appui de son dire, il cite une observation recueillie par Esmarch,

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