Voy. p. 215. II..., di.x-huit ans
3. Du.m.vs [Thèse de docf., Paris, 1888-89, n“ 323) a publié les observations de Lucas- Championniére, de Duchamp. 1“ Ciiampionnière (p. 68). Homme de quarante-quatre ans. En 1878, fracture avec plaie à la partie postérieure du frontal, à gauche. Deux ans après, première attaque: aggravation progressive; douleurs intenses en arrière de l’enfoncement. Le 5 juillet 1888, trépanation sur l’enfoncement. Le cerveau parait normal. Guérison (juillet 1889). 2“ Oua.mi'ionnièiie (p. 73). Homme de trentedeux ans. En 1883, puis en mai 1887, coup de pied de cheval au-dessus du sourcil droit. Début des crises huit mois après le second trauma. l'répanation le 9 janvier 1889. Guérison (juillet 1889). 3“ Giiampionnièiie (p. 7-1). Homme de vingt-ciuq ans. En 1878, enfoncement avec plaie (coup de bigot) à la partie postérieure du pariétal gauche. Première attaque l’année suivante; accès peu fréquents. Céphalalgie. Trépanation le 24 janvier 1889, libération des méninges adhérentes. Guérison (juillet 1889). 4“ Duchamp, p. 48. Femme de trente-deux ans; à dix-sept ans, chute du premier étage; enfoncement avec plaie du frontal à gauche; peu après, crises épileptiques nocturnes qui guérirent par un traitement à la belladone; mariée à vingt-cinq ans; retour des crises à vingt-neuf ans, peu à peu plus fréquentes et plus intenses ; échec de la belladone. Le 14 mai 1889, trépan sur la dépression ; par mégarde, enfoncement d’une rondelle dans le cerveau; trois ou quatres crises jusqu’au 11 août; une en octobre 1888. Depuis, état excellent (juillet 1889).
4. Gant, Lancet, London, 7 mars 1891, t. I, p. 542. Homme, trente-quatre ans; coup de pied de cheval à la tempe droite le 25 septembre 1890. Peu de temps après, début des crises. Le 29 octobre 1890, trépan, ponction du cerveau après incision de la ilurc-mère. Guérison.
5. Gussendaueii, Prar). med. Woch., 1893, n“ 9, p. 100, obs. II. Homme, quarantedeux ans; coup de pied de cheval à la tempe droite il y a seize ans. Depuis cinq ans, crises de petit mal (douleurs violentes et fourmillements dans tout le corps). Trépanation sans ouvrir la dure-mère. Guérison.
0. Pick, Lancet, London, 23 nov. 1891, l. H, p. 1221. Homme, trente-trois ans; à
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4“ Nous cuirons dans les dilTicultés cliniques avec les cas où <7 ny a pas concordance entre le signe extérieur et le signal-srjmptôme . Dans CCS conditions, il faut du tact pour apprécier de quel côté on doit faire pencher la balance, cl il csl impossible de poser des règles immuables. On ne mettra pas sur le môme plan, à cet égard, un enfoncement caractérisé et une cicatrice, et surtout le simple commémoratif d’une chute sur tel ou tel point du crâne. D'une manière générale, s’il y a un enfoncement, c’est de lui qu’on s’occupera d’abord, quitte à trépaner une seconde fois, d’après le signalsymptôme, si la première intervention reste inefficace. Une cicatrice sans enfoncement, au contraire, cédera le pas au signal-symptôme, à moins qu’on ne provoque avec netteté les crises par pression à son niveau. L’obscurité devient plus grande encore si le malade a subi, comme cela s’observe quelquefois, plusieurs traumas crâniens successifs. Enfin, on tiendra compte de la netteté du signalsymptôme, de la largeur de l’écart entre le signe extérieur et le centre probablement irrité.
Des exemples cliniques sont seuls capables de faire comprendre comment le chirurgien doit se comporter, dans ces cas complexes et qui ne se ressemblent jamais.
M.-F. Porter U par exemple, voit un garçon de douze ans qui en 1884 s’était fait à la région occipitale gauche, sans signe de fracture, une plaie dont il reste une cicatrice indolente. En mai 1888 débute une épilepsie jacksonienne d’abord contenue par le bromure, puis aggravée à partir de mai 1890. A partir de cette époque, il y a 25 à 50 attaques par jour, sans perte de connaissance, commençant parla flexion des doigts de la main droite; en même temps débutait une parésie des membres droits avec aphasie. Entre la netteté du signal-symptôme, des phénomènes paralytiques et la cicatrice occipitale, Porter n’a pas hésité, et il a mis à nu la région rolandique
neuf ans, enfoncement du pariétal droit; à quatorze ans, crises convulsives, peu à peu aggravées, d’abord très améliorées par les bromures. Puis retour des crises, début des troubles mentau.x. Trépanation le 5 novembre t88t, sans ouvrir la duremère qui est épaiï^sie. Depuis, une ou deux crises par an.
1. Miles-F. PoiiTER, Med. News, Philad., 11 oct. 1890, t. II, p. 338. Opéré le 2 juil let 1890; (lu 23 au 31 juillet, seulement une crise par jour; amélioration de la paralysie et de r<iphasic. Incision de la dure-mère; ponction du cerveau.