C. Vices de conformation du voile du palais. — Le
voile du palais peut être atteint de division congénitale, laquelle occupe toujours la ligne médiane; la division peut être limitée à une partie du voile ou bien à tout le voile ; elle peut s'accompagner de la division partielle ou totale de la voûte palatine avec becde-Iièvre, ce qui constitue la gueule-de-loup.
Non seulement le voile peut être divisé sur la ligne médiane, il est parfois aussi atrophié, circonstance importante à noter au point de vue de la staphylorrhaphie, car alors, même après une opération bien réussie, on n'obtient qu'un résultat très médiocre tant au point de vue plastique qu'à celui du rétablissement fonctionnel ; peut-être, dans ce cas, vaudrait-il mieux s'abstenir de
toute intervention chirurgicale
Je répéterai pour le voile ce que j'ai dit à propos de la voûte, c'est que l'autoplastie doit être préférée à la prothèse, toutes les fois qu'il y a chances d'obtenir un résultat favorable, c'est-à-dire lorsque l'étofTe est suffisante. On doit attendre le même âge pour agir, huit à dix ans. L'emploi du chloroforme est moins nécessaire que pour l'uranoplastie, car l'opération est beaucoup moins douloureuse, surtout grâce à l'emploi de la cocaïne. J'ai ainsi opéré une jeune fille d'une douzaine d'années qui n'a pas senti l'avivement; le passage seul des fils a été un peu douloureux. Cependant il faut avoir affaire à un enfant très docile, sans quoi le chloroforme est indispensable, et on opérera la tôle renversée en arrière. Chez un adulte, l'anesthésîe est inutile.
Staphylorrhajjhie. — On désigne sous ce nom l'opération destinée à réunir les deux moitiés divisées du voile du palais. Elle se compose de deux temps, l'avivement et la suture. L'avivement