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Mais plus souvent te liquide occupe le canal de l'épendyme (CE), distend le cylindre médullaire, le repousse au dehors, de telle sorte que la tumeur contient la moelle elle-même aplatie contre
- Schéma représentant le tncxlc de formation du Bur une coupe horizontale
Fig. 34. — Schéma représentant laTftriété Kig. 35. — Schéma représentant la varitlé
de spina-bifida dans laquelle le liquide la plus commune de spina-bllida dans
est situé entre la moelle et tadure-uére. laquelle le liquide occupe le centre de la
(Voir la légende de la ligure 33.) moelle. (Voir la légende de lallgui'e 33.
ta dure-mère. Dans cette variété, la tumeur est donc constituée par la peau, la dure-mère, la moelle et les nerfs rachidiens qui en naissent, ainsi que le montre le schéma n° S.".
Il est aisé de compreudre, d'après cette description sommaire,
SPINA-BIFIDA. 431
la différence profonde qui sépare ces deux variétés de spina-biiida au point de vue du pronostic et du traitement.
Il y aurait donc un grand intérêt à les reconnaître sur le vivant, mais est-ce possible ? Malheureusement non. L'épaisseur de la paroi, quelques dépressions et bosselures, peuvent faire supposer la présence de la moelle, mais ce n'est pas certain.
Un détail qui doit encore préoccuper le praticien, c'est la largeur de l'orifice de communication de la tumeur avec le canal rachidien ; elle se traduit par un pédicule plus ou moins gros. Tantôt, en effet, la tumeur est presque sessile, d'autres fois le pédicule est très étroit. L'espace 0 (fig. 33) peut continuer à se resserrer malgré la présence du cylindre médullaire, circonstance très favorable au traitement : il est même possible qu'il se ferme complètement, si bien que le spina-bifida n'existe plus, mais est remplacé par un kyste indépendant. C'est un mode de guérison spontanée.
Que faire en présence d'un spina-bifida ?
Sachez d'abord que la vie est compatible avec la persistance de cette affection : des sujets ont pu vivre dans ces conditions jusqu'à quarante, cinquante ans et plus ; néanmoins, dans la grande majorité des cas, les enfants succombent dans les premiers temps de la vie, en sorte qu'on est autorisé à proposer aux parents une intervention. La compression simple a été employée, mais il ne faut pas compter sur la guérison par cette méthode et on en doit venir à une opération.
Il existe deux méthodes opératoires : l'injection iodée ou iodoglycérinée et l'ablation de la poche. Cette dernière méthode convient spécialement lorsque la moelle n'est pas contenue dans la tumeur et lorsque le pédicule est très étroit, circonstances favorables qui se rencontrent plus souvent dans le spina-bifida cervical que dans le spina-bifida lombaire. L'injection est plutôt applicable aux cas qui présentent les caractères opposés. Cependant, M. Perier a pratiqué plusieurs fois, avec succès, l'ouverture de la poche, alors même qu'elle contenait la moelle, et voici le procédé qu'il a employé. La poche est seulement ponctionnée si elle ne contient que du liquide, ou bien largement ouverte dans le sens transversal si elle renferme les éléments de la moelle. Ces derniers, éparpillés autour de la poche à laquelle ils adhèrent, sont décollés successivement pendant qu'un aide applique un doigt sur l'orifice de communication avec le rachis pour éviter la sortie du
liquide céphalo-rachidien, puis ils sont réintégrés dans le canal rachidien. On passe ensuite un fil double à la racine de la poche, et Ton pratique une double ligature en chaîne comme pour un pédicule de kyste de Tovaire. On résèque la poche et on applique ensuite quelques points de suture superficiels.
11 faut savoir que la suppression brusque de la poche augmentant la tension du liquide dans les cavités cranio-rachidiennes peut être suivie d'une hydrocéphalie qui emporte les enfanls môme après la guérison du spina-bifida.
L'injection iodée, en modifiant peu à peu la poche, en déterminant une rétraction graduelle, n'est pas passible de ce dernier reproche. Brainard employait la teinture d'iode pure, après évacuation du contenu, en ayant bien soin d'intercepter avec le doigt la communication de la poche avec le canal rachidien pendant le séjour de l'iode. Et cependant, malgré cette précaution, je me rappelle avoir vu survenir une paralysie immédiate entre les mains de Nélaton.
Morton se sert du mélange suivant : glycérine, 30 grammes; iode, 60 centigrammes ; iodure de potassium, 2 grammes. 11 évacue la moitié du liquide et injecte quelques grammes de la solution précédente. Plusieurs fois, par cette méthode, il a provoqué l'atrophie du sac.