BLESSURES AVEC LÉSIONS DES DS DANS LA CONTINUITÉ DES ME
k Tout ce que nous avons dit précédemment sur les b blanches où par coups de feu des parties molles, en aux blessures des parties molles des membres. Nous n'y 1 et nous ne nous occuperons ici que des blessures des mi de lésion des os dans leur diaphyse.
Blessures par armes blanches, — Les armes blanches: { les os des membres ou les diviser dans toute leur En sont plutôt des plaies des os que de véritables fractures. Les coups de pointe pénètrent rarement dans la
‘épée le fémur. Les coups tranchants qui entament ou di= e plus fréquents : le mème auteur rapporte que la crête par un coup de sabre sur un soldat du régiment de l'observation d'un soldat du régiment d'Alsace chez p de sabre avait coupé la petite tête du cubitus (2). Les 6 intéressant toute l'épaisseur des os ne sont pas rares u pied, soit par blessures on accidents, soit par mutilations lés Sont très-rares, au contraire, dans la diaphyse des os | tent une grande résistance et sont la plupart du temps molles épaisses sur lesquelles s'épuise l'action deg autes. Cependant les instruments tranchants sont quelquefois Lune telle vigueur, qu'ils coupent en totalité plusieurs os à la: ns vu les quatre derniers métacarpiens coupés dans leur par un coup de sabre porté sur le bord cubital de la main B conserva plus que le pouce; et nous donnons ici le dessin vant-bras gauche sur lequel le radius et le cubitus furent
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68: — Coup de sabre ayant divisé les deux os de l'arant-bras. Absence de cal osseux. (Collection de M. Hutin.)
+ par un coup de sabre appliqué sur la face dorsale du
sur lequel cette pièce a été recueillie avait eu partie ' reles doigis; il avait conservé celle de les fléchir. u des os ne s'était pas faite; et les extrémités des fragments ] unes sur les autres, de façon à donner à l'avant-bras une À rononcée à concavité antérieure, étaient réunies par une |
Fic, 69, — Coup de sabre ayant divisé le «
Absence complète de travail de réparation osseuse. live à des accidents inflammatoires. (Musée
aucun détail sur cette pièce où l'articulation du c osseuse,
Ce défaut de consulidation des os à la suite des cou 0 assez remarquable : nous sommes loin de croi la résection a été proposée et pratiquée avec suc darthroses, Néanmoins, les deux cas que nous w moins probant, où nous avons va l'olécrâne séparé du à l'extrémité du triceps brachial, nous portent à croire:
quent Lamotte (1) à fait la même observation : il attribue le défe des coupures des os à la netteté de la section qui permet unies des fragments de frotter l'une contre l'autre, de se s'abandonner facilement ; l'immobilité et le rapport des frs fracturés et non coupés, sont au contraire assurés par Jes aspérités des extrémités brisées qui s'emboltent les Nous pensons qu'il faut joïudre à ces causes la co consécutive des surfaces osseuses sectionnées. he Les piqûres des os sont, en général, si pen graves, | inconvénient, maintenir en place les fragments d’une fr pointes d'acier enfoncées dans la substance osseuse, Le ri phlogistiques sont les seuls remèdes à leur opposer. Nous avons déjà dit que dans les cas où les armes
(4) Lamolte, Traité de chirurgie, observations 383, 384 et 385,
Poire 4 nplét
A en re compliquée de plaie pénétrant dans le foyer dé la té des fragments ou la difliculté de leur coaptation ut de leur réunion, on pourrait utilement recourir. A ss a es ATOUT les procédés. La nt nécessairement accompagnée de la division d'un plus nombre de muscles et de tendons, ceux-ci sont exac= et réunis par ka suture; dans le cas où les nerfs et les sont coupés en même lemps que les os, on achève la, par une amputation régularisatrice, ar les projectiles de querre, — Les projectilés lancés par mn détérminent très-souvent des contusions et des fractures.
La contusion des os à surtout fixé l'attention de Le= Ravaton (2) qui en a donné une bonne description, Elle pagnée d'un décollement plus ou moins étendu du se produit une extravasation sanguine qui suit le 4 les collections de sang et, plus souvent que partout je l'inflammation et la suppuration. La contusion est su e, avec ou sans plaie des parties molles, Lorsque l'os , | , il y a lieu de supposer qu'il a été contus, Ledran | e la contusion par celui de la déviation ou réflexion du pour. lui, la contusion était légère ou forte, suivant que la
balle était peu considérable où tris-grande. Lorsque les été entamés, il reste, après que l'ecchymose est dis= on dure et circonserite à l'endroit frappé, et une dou , qui annoncent que la contusion de l'os a été superte dureté est étendue, quand il existe, avec ou sans = gravatives dans le membre, de la pesanteur et de la
avoir, là contusion a té profonde et a souvent commu : corps de l'os un ébranlement considérable, superficielle des os, sans plaie des léguments, peut guérir
paraître par résolution dans un temps toujours assez long. souvent suivie d'une exostose : dans d'autres cas, il se sous-périostique circonserit à la blessure et au fond J'os à nu, L'affection marche alors comme quand le
is tirées de la pratique des plaies d'armes à feu, p 47, fe d'armée, p. 74
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tissu osseux a été mis primitivement à découvert ; la suppuration s'établit, des bourgeons charnus se développent à la surface ou dans la substance de l'os, quelques parcelles osseuves sont parfois éliminées, la cicatrisatioe s'effectue, et la plaie se trouve fermée par une cicatrice adhérente qui ples tard peut devenir mobile. Les choses ne se passent pas toujours d'use manière aussi simple : la carie s'empare du tissu osseux, bornée dans les 08 compactes, ayant de la tendance à s'étendre dans les os spongieax : la plaie se ferme et se rouvre plusieurs fois et laisse échapper une suppuration sanieuse. Il est rare que la carie se termine spontanément par la guérison; il faut alors avoir recours aux moyens ordinaires de la traiter, aux injections irritantes avec la teinture d'iode, la liqueur de Villatte, etc.., et souvent à l'ablation par la gouge des parties alteintes.
Inflamration suppurative des os. — La contusion & l'ébranlement . profond des os est un accident des plus graves, qui peut être suivi d'abcès sous-périostiques considérables, d’inflammation suppuralive du tissu osseux, d'ostéo-myélite, de carie et de nécrose étendues, accidents qui ont : été bien étudiés par Chassaignac (1).
Une douleur très-vive et profonde, s'exaspérant à la pression et æ moindre mouvement du meuwbre, plus intense la nuit que le jour, fixée dans un point dû membre et s'irradiant quelquefois dans les articulations : voisines, annonce le développement d'un abcès sous-périostique. Les t- . guments ne changent pas de couleur : une tuméfaction faisant corps avec l'os, se développe sur le lieu de l'affection et prend hientôt une étesdoe
quelquefois considérable ; elle est molle, élastique et fluctuante. IL fast se hâter de donner issue au pus, afin d'empêcher le décollement du pérese sur toute la périphérie et la longueur de l'os, enveloppé, lorsque l'affecthe : suit son cours, dans une sorte de gaine purulente. La suppuration, apr : l'ouverture de l'abcès, est toujours abondante et d'assez longue doré : elle entraîne quelquefois avec elle des lamelles osseuses nécrosées : 08: tuméfaction dure et compacte persiste sur l'os malade longtemps mi après la guérison, et quelquefois ne disparaît jamais,
L'inflammation suppurative de la substance même des os ne se feste habituellement que quinze jours ou trois semaines après la cs sous l'influence de laquelle elle se développe. Elle s'annonce par une leur sourde et profonde, qui devient de plus en plus aiguë à mesure l'inflammation s'étend aux parties molles. Les téguments sont luiss œdémateux, et conservent leur coloration normale jusqu'à ce qu'ils 8 eux-mêmes envahis par l'inflammation. Une collection purulente se fast
(4) Chassaignac, Traité de la suppuration. Paris, 1859.
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% LS » 1855, p, 146.
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est celui d'un blessé de juillet 4830 admis à la maison de convalescence de Saint-Cloud, qui avait été frappé à l'avant-bras droit par une balk: le cubitus avait été atteint et traversé de part en part à la réauion de son tiers supérieur avec le tiers moyen. La guérison fut longue à obtenir et ne devint entière qu'après la sortie de plusieurs esquilles (1). Now ferons remarquer que dans la première observation, la perforation eut lieu dans un endroit très-voisin de l'extrémité supérieure du tibia, où Fos devient très-spongieux ; et que, dans la seconde, la sortie de plusieurs esquilles et le défaut d’autopsie du membre ne permettent pas d'affirmer la simple perforation de l'os. Ce n'est pas que nous voulions nier absolument la possibilité de la perforation de la diaphyse des os, mais nous dontons que jamais on puisse avoir vu ou voir la perforation simple du fémur on de l’humérus à leur partie moyenne, ou la perforation du tibia à lanion de son tiers moyen avec le tiers inférieur.
Nous en dirons autant de la perforation incomplète des diaphyses, avec ou saus enclavement de la balle. Cependant, Malgaigne (2) dit avoir vu longtemps au musée du Val-de-Grâce un humérus frappé dans son milieu par une balle qui était restée incrustée presque à la surface; cette pièce intéressante est malheureusement perdue, Percy (3), expérimentant sur le fémur, le tibia et l'humérus, n'a obtenu l’enclavement de la balle que huit fois, dans plus de deux mille coups de feu tirés sur des cadavres; Desport (t) | parle d'une balle qui s'enclava dans la partie latérale inférieure du fémur, au-dessus, il est vrai, du condyle externe. Enfin, Ledran considère la pénétration du corps des os comme très-possible, puisqu'il donne k conduite à tenir en pareil cas. Quoi qu'il en soit, nous ne reviendrons pas de notre jogement à ce sujet, les auteurs, sauf Malgaigne, n'ayant pas spécifié à quel hauteur la balle avait frappé les os.
Dans l'immense majorité des cas les fractures de la diaphyse des os pre duites par les coups de feu sont complètes. Tantôt la balle s’arrète direcsment sur l'os et la fracture sans aller au delà, comme dans la figure #; cet exemple est rare : le projectile avait déjà fracturé le col de la troisièet :| côte, traversé le lobe supérieur du poumon et, par conséquent, perdah plus grande partie de sa force. Tantôt la balle ne fait qu’effleurer l'os,brompt néanmoins, mais sans éclats, et s'échappe au dehors en subisst. une déviation plus ou moins grande. Ces circonstances sont de beancteÿ :
(4) Dupuytren, Leçons orales de clinique chirurgicale, . NI, p. 810 et 341. (2) Malgaigne, Traité des fractures, Paris, 1847, p. 59,
(3) Perey, Manuel du chirurgien d'armée, p. 152.
(4) Desport, Traité des plaies d'armes à feu, p. 223.
ne sont pas les seuls corps étrangers que l'on reoconite fractures; ils poussent souvent devant eux des portions détachent comme à l'emporte-pièce on qu'ils arrachent, lus où moins exactement, qu'ils appl ils abandonnent en liberté dans la plaie, 1 arrive ire de fracture, les balles s'enclarent entre deux balle prise ainsi entre deux os du métatarse; Bagieu, une + bia et le péroné; Farmer, une troisième entre le.
Fat Demme a rencontré plusieurs fois des balles engagées | le péroné, plus rarement entre le radius et le cubitas (2. vu plusieurs enclavées entre les os métacarpiens. Elles 00
les distensions très-douloureuses et doivent être enlevées le
Lorsque la fracture est complète, le diagnostic en est
; le siége de la plaie, la douleur, l'impuissance du * é anormale, sa déformation, la crépitation sont des
it aucun douté ; le dernier phénomène manque quelque < la perte de substance faite entre les fragments, ou de sang qui se produit souvent en abondance dons le foyer €. L'introduction du doigt dans la plaie permet d'asseoir un ainsi dire direct. IL est facile de reconnaître avec le doigt les perforations et les fractures incomplètes avec esquilles ; mais
impossible de reconnaître, lout d'abord, les fentes et les (3) pense qu'après quelques jours deux choses peuvent de fracture : la première est une rougeur à la peau avec nt tout Le long de la fente ; la seconde est un commen se forme à l'extrémité de la fente : ce sont là des signes
l'os est à découvert, il est possible de voir la fente
elle siége au fond de la plaie; mais l'expérience ayant «
es sont souvent multiples et peuvent atteindre.
il n'a pas été frappé, il est rare qu'on les ait sous les yeux. ravi 'elles déterminent et qui sont les mêmes que ceux os, permettent de croire à leur existence, Dufouart,
Aer en armée, pe 154.
Sludien. Würtbourg, 1861, p. 66.
dé la pratique des plaies d'armes à fau, p. 56,
tout en reconnaissant qu'il n’est pas de signes rationnels immédiats des fentes, ne leur attribue pas les accidents consécutifs que nous signalons (1): il a vu plusieurs exemples où les fentes n’ont été reconnues que par l ligne bien tracée de leur soudure, et il pense que les félures sont même quelquefois favorables à la guérison, en permettant aux matières renfermées dans le canal des os longs de s'épancher au dehors. Nous croyons que les fèlures des os peuvent guérir et se consolider, mais que, ne pouvant avoir lieu sans un ébranlement profond de l'os, elles entraînent plus souvent l'inflammation du périoste, l'ostéite, l'ostéo-myélite et leurs funestes conséquences.
Traitement : Premiers soins. — Les fractures des çs des membres nécessitent souvent des amputations. Laissant de côté , pour le moment, cette ressource extrème, nous ne parlerons ici que du traitement à mettre en usage dans les cas où la conservation du membre fracturé a été jugée possible.
Extraction des esquilles et des corps étrangers — La première iodication qui se présente dans les fractures par coups de feu, c'est l'ertraction des esquilles et des corps étrangers : cette opération doit être faite le ‘ plus tôt possible, avant que le gonflement des parties la rende plus dif cile et plus douloureuse. Après avoir incisé la plaie dans une longear suffisante et sans crainte de lui donner trop d'étendue, on procède are k doigt à l'exploration directe de la fracture et à l'extraction des cam étrangers et des esquilles.
Les chirurgiens de tous les pays et de toutes les époques s'accordent gnéralement pour prescrire l'enlèvement des esquilles mobiles, libres & flottantes, les esquilles primitives de Dupuytren. Jobert «2 noos part être, de nos jours, le seul dissident sur ce point de chirurgie. X% ne reviendrons pas sur les raisons que nous avons données pour jusif® l'ablation immédiate des corps étrangers ct des esquilles libres, non p# * que sur les précautions qu'il convient d'observer dans leur extraction.
L'opinion des chirurgiens est moins arrêtée en ce qui touche les & | quilles adhérentes, esquilles secondaires de Dupuytren. Les uns, mt ; Percy, D. J. Larrey et Dupuytren, conseillent de les laisser en place ad lesremettre en bonne situation, dans l'espoir qu'elles pourront se consolider, fournir leur contingent à la réparation osseuse, et, par conséquent, prérekt une perte de substance trop: considérable de l'os fracturé ; les autre, *
(4) Dufouart, Analyse des blessures d'armes à feu et de leur traitement. Pas. 4801, p. 30. A (2) Jobert, Des plates d'armes à feu. — Communications à l'Académie de méde-
cine. Paris, 4849, p. 167.