‹ Traité de chirurgie d'arméeChapitre 168 sur 174 · DES RÉCIPIENTS A AFFECTER · texte numérisé non relu

DES RÉCIPIENTS A AFFECTER

aux objets ci-contre.

Antimoine. Kermès pour hommes

— Tartrate de potasse et d'antimoine. .

Argent. Azotate d'argent fondu

Cuivre. Sulfate de cuivre

Mercure. Bichlorure de mercure

— Protochlorure de mercure

Potassium et potasse. Azotate de potasse. Sodium et soude. Bicarbonate de soude. . Zinc. Sulfate de zinc

kilos*.

§ 2. — Composés officinaux.

Cérat de Galien

Electuaire de roses rouges

Emplâtre vésicatoire

Espèces pectorales

Extraits : d'opium purifié .

— de ratanhia

Pilules de sulfate de quinine, à 1 décigr. .

Pommade mercurielle

Poudre simple d'écorce de quinquina

jaune

— de cantharides

3° Denrée* médicinales.

Sucre en pain. Lumps blanc.

Jloutarde pulvérisée

Mélange solidifiable

k° Objets d'exploitation de la pharmacie.

Étuis cylindriques de fer-blane pour pilules de sulfate de quinine. .

Percaline en 80 centimètres de large pour percaline agglutiuative

5° Objets de pansement.

Canules longues à fractures.. .

Sondes œsophagiennes en double tissu. . . Sondes d'hommes, yeux dans le tissu.. . .

6U Objets et instruments divers.

Bougie

Thermomètre pour l'intérieur, sur métal. .

Pots dits canons, en faïence, de 25 litres . .

Flacons bouchés â l'émeri, en cristal, de

100 grammes. .............

Flacons bouchés à l'émeri en cristal, de

20 grammes

de 500 grammes., de 150 de 100 — de 30 — Mortier en cristal avec pilon de 1 kilogr. environ

Flacons non bouchés

nomb.

mètres.

nomb.

kilogr, nomb.

Arn ( 1 flacon non bouché de 30 gr.

» 100 } 1 flacon non bouché de 100 gr.

2 flacons non bouchés de 100 gr.

1 flacon non bouché de 100 gr.

3 pots de 25 cent.

1 pot de 25 cent.

En magdaléon.

1 boîte.

1 pot de 25 cent.

1 flacon non bouché de '150 gr.

1 boîte.

1 pot de 25 cent.

100 ^ flacon non bouché de 150 gr.

1 boite.

4 flacons non bouchés de 500 gr.

Grand tiroir.

Boite moyenne.

1 / Grand tiioi:

■ Grand tiroir.

8 I Tiroir moyen.

2 } Grand tiroir.

Le nombre [des cantines de chirurgie pour l'ambulance d'une division de 10 000 hommes, est de S; celui des cantines de pharmacie est de h.

L'ambulance d'une colonne expéditionnaire de 2 à 3000 hommes n'a que k cantines de chirurgie et 2 de pharmacie. A ces cantines sont ajoutées des cantines d'approvisionnement du service de santé, des tonnelets et des brancards : leur nombre est calculé d'après l'effectif des troupes.

Les cantines d'administration renferment des objets de bureau, du linge de service, une batterie de cuisine et des ustensiles divers analogues à ceux que renferment les caissons.

La composition de ces ressources médico-chirurgicales, bien qu'elle ait été étudiée avec soin parles hommes les plus compétents, exige un certain nombre de modifications dont nous nous bornons à signaler la plus importante, à savoir : un fractionnement qui les rende plus mobiles.

Le caisson des ambulances françaises n'est pas construit en vue de sa destination spéciale; il en résulte que sa manœuvre, c'est-à-dire l'arrangement des paniers à charger et à décharger, est assez difficile pour exiger des hommes très-exercés à cette besogne. Pesant vide 1000 kilogrammes, il atteint, lorsqu'il est chargé, un poids très-considérable qui, malgré les quatre chevaux qui le tirent, est souvent un. obstacle à son passage dans de mauvais chemins, dans des terrains accidentés ou labourés. Il n'arrive que rarement sur le lieu même du combat; en 'revanche, c'est un gros embarras dans une retraite : la perte de plusieurs de ces eaissons et même d'un seul est un amoindrissement assez notable des ressources médico-chirurgicales pour que, dans un passé récent, il ait été ordonné par certains fonctionnaires de l'intendance, de les tenir aussi éloignés que possible du champ de bataille. Sans revenir au ivurst de Percy, voiture ne renfermant que quelques apppareils et instruments, et portant sur sa caisse, faite en dos d'âne, cinq ou six chirurgiens à cheval les uns derrière les autres, il convient de remplacer le caisson des ambulances par un certain nombre de voitures plus légères, à deux roues, attelées d'un seul cheval ou de deux chevaux, l'un en dehors du brancard, et portant un chargement de ressources médico-chirurgicales, moindre pour chacune d'elles que celui d'un seul caisson, mais, en somme, plus considérable, en raison du nombre plus grand des voitures. Quant au caisson de pharmacie proprement dit, il est d'une utilité contestable : son poids et son volume en font un matériel plus encombrant encore que ne l'est le caisson de chirurgie; les médicaments qu'il renferme se détériorent plus qu'ils ne sont mis en service. La quantité de ces médicaments touche à la profusion, et non-seulement n'est jamais consommée, mais encore à peine entamée : un approvisionnement aussi considérable de médicaments coûtant fort cher, et destiné, dans

les circonstances actuelles, à s'altérer, ne peut avoir sa raison d'être que pour des opérations militaires éloignées de localités où les approvisionnements partiels des caissons de chirurgie, des cantines d'ambulance, des cantines d'infirmerie régimentaire médicale ou vétérinaire ne pourraient être renouvelés.

Le nombre des cantines d'ambulance transportées à dos de mulet, et que l'on décore du nom d'ambulance légère, pour une uivision de 10 000 hommes, ne comporte pas moins de 36/t mulets de bât, qui donnent aux convois une étendue considérable quand ils n'y jettent pas le trouble. D'ailleurs, l'expérience a appris que les mouvements rapides d'un corps d'armée pourvu d'une ambulance légère, sont beaucoup mieux suivis par des voitures, lorsque le terrain le permet, que par des mulets qui, portant en moyenne 125 kilogrammes, sont trop pesamment chargés pour prendre une allure vive, et ne sauraient le faire qu'au détriment des objets qu'ils transportent.

Des études auxquelles nous avons pris part, en 1868, ont été faites en vue de composer un matériel d'ambulance moins pesant que celui des lourds caissons dont nous venons de parler, plus complet que celui des cantines d'infirmerie régimenlaire, et pouvant véritablement constituer une ambulance légère.

Le principe présidant à la constitution de cette ambulance légère qui est restée à l'état de projet, consiste h placer sur une voiture le matériel enfermé dans des cantines ou disposé en ballots ; ce matériel pouvant être déchargé de la voiture, et au besoin placé sur des chevaux ou des mulets, ressource facile à se procurer dans les moyens de transport existant dans une division.

La composition de cette section d'ambulance légère comporte :

1 paire de cantines dites médicales; 1 cantine médicale complémentaire renfermant des instruments, des appareils, du linge, etc. ; 1 cantine du service administratif (ustensiles, batterie de cuisine, etc.), total : k cantines, 6 couvertures, 8 brancards, 2 tonnelets.

Ce matériel trouve place facilement sur une des petites voitures connues sous le nom de voitures d'état-major, ou peut être porté par U mulets.

Cantines d'infirmerie régimentaire ou médicales. — Les ressources matérielles du service de santé dans les corps de troupes se composent de cantines, de sacs et de sacoches d'ambulance.

Les cantines d'infirmerie régimentaire du dernier modèle, adopté par décision ministérielle du 11 novembre 1868, sous le nom de cantines médicales, renferment deux cents pansements, et sont composées de la manière suivante : -

MATÉRIEL. — AMBULANCES. 1kl

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