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LUXATIONS
1" Temps. — Le coude est ramené au contact du tronc. Je su|i|iiisi' qu'il s'agisse de l'épaule gauche.
Ile votre main gauche, empaumez le coude^), et, de la main droite, tenant simplement l'avant-bras (!) au-dessus du poignet, rapprochez-le progressivement jusqu'au contact de la paroi thoracique, el portez-le en même
temps un peu en arrière (r>). Ne vous arrêtez pas, avanl que l'affleurement ne soil parfait. (1 esl voire main gauche qui travaille surtout ilans ce premier temps.
Ajoutons qu'il doit être conduit sans brusquerie, sans à-coup. N'oubliez pas que la contracture musculaire prend toujours une large part dans la résistance que vous éprouvez : toute manœuvre violente, en
Fio.
— Luxation de 1 épaule. — Réduction par le procédé de Kocher. — 1" Temps. Le coude esl ramené nu contact ilu tronc.
provoquant une douleur plus vive, ne servira qu'à exagérer cette contracture.
C'est à un efforl lent et continu que les muscles céderont : le Messe souffrira moins, el peu à peu « se laissera l'aire ».
<hi regagne toujours, et au delà, le temps qu'on passe à mener « à fond » et à prolonger les premières phases de la réduction.
1 Empaumez-le solidement, les doigts en arrière, le pouce dans la saignée,
(*) Fléchi à angle droit, pour relâcher le biceps. La figure ">•*>•" esl photographie instantanée
prise au début même de la manoeuvre, alors que, les deux mains en place, on va Ûécbir L'avantbras et rapprocher le coude 'In Ironc.
Le coude doit toucher an tronc, fit arrière de la ligne axillaire : point capital, nu ne commencera jamais le second temps, avani d'avoir réalisé cette mis contact, lie fait, si le procédé
de Kocher échoue entre certaines mains, c'est qu'on cherche à l'exécuter » à la volée ". comme je ne sais quel tour prestigieux : il faul marquer tous les temps el les mener successivement « à fond » : ■ est le seul moyen d'aller vite.
LUXATIONS DE L'ÉPAULE. 6-21
T Temps. — Le coude maintenu au corps, l' avant-bras est porté dans l'axe transversal du tronc. — C'est la main droite, qui va travailler, dans le second temps (').
Maintenez le coude au tronc, et, toujours du même effort modéré, continu, lent, portez le poignet en arriére, jusqu'à ce que lavant-bras tombe à
Fig. 35i. — Luxation de l'épaule. — Réduction par le procédé de Kocker. — 2a Temps. Lavant-bras est porté dans l'axe transversal cln tronc.
angle droit sur la partie latérale du tronc, ou, si vous aimez mieux, jusqu à ce qu'il soit exactement dans le plan transversal du tronc.
Ne craignez pas, cette fois encore, d'exagérer un peu le mouvement, si la résistance ne devient pas trop considérable, et surtout prolongez-le, et ne vous pressez pas trop de passer au temps qui va suivre. Ne vous effrayez pas des gros craquements que vous entendrez souvent, et suivez des yeux la tète humérale qui se dessine en relief et se déplace au-devant de l'épaule.
II n'est pas rare que la réduction s'opère à la fin de cette manœuvre, lorsqu'elle est bien faite et méthodique, ou au moment même où l'on passe à la suivante.
(') C'est le temps le plus important. De fait, la méthode peut s'intituler encore : méthode de rotation et d'élévation, et l'élévation est impuissante, si la rotation n'a pas été bien complète.