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PLAIES DES NERFS

préférable, el donne plus de largeur à la surface d'approche. L'avivement en coin (fig. 479) pourra quelquefois devenir utile, quoique plus rarement que dans les sections anciennes.

Pour cette préparation, et dans tout le reste de la manoeuvre, ayez soin de saisir le nerf très délicatement, par sa gaine, avec une fine pince à disséquer, sans le contondre et le tirailler, et ces prescriptions s'appliquent spécialement au bout supérieur, le bout fertile el régénérateur, dont il est important de respecter l'intégrité.

In til fin de soie ou de catgut, une aiguille line et ronde, qui dissocie les tuljes nerveux sans les couper, ou encore l'aiguille de Hagedorn, aplatie

Fig. 480.

Kig. 481.

Fie. 188.

Fig. 480. — Suture directe. (Procédé de Nélaton.)

Fig. 4SI. — Suture d'appui (P) et suture d'affrontement (SS). (Procédé de Hicfculicz.)

Fig. 48-2. — Suture du sciatique et de ses deux branches, après une section dans le creux pop'lîté. — Fit d'appui transversal, fil ^affrontement.

suivant ses bords : tel est le meilleur outillage; bien entendu, il n'y a rien là d'absolument indispensable-, avec quelque industrie, on fait une bonne suture nerveuse — en cas d'urgence — avec un til « de fortune » dûment bouilli et une aiguille de couturière.

Un seul lil pourrait suffire, à la rigueur sur un petit cordon nerveux (fig. 480). Ici encore, pour peu que le nerf soit d'un certain volume, il sera de pratique excellente de passer un fil d'appui et deux fils d'affrontement. Le fil d'appui traverse les deux bouts, d'arrière en avant, à 1 centimètre ou 1 centimètre 1/2 de la section et se noue sur leur face antérieure. Les fils d'affrontement sont passés à quelques millimètres de la surface de coaptation et ne chargent que « l'écorce » du nerf (lig. 481). Si le cordon est gros, on peut, à la rigueur, placer deux anses d'appui, et trois points superficiels.

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Mais il vaudra souvent mieux, dans ces conditions, disposer transversalement le fil d'appui, comme nous l'avons indiqué pour la suture tendineuse;

On se trouvera bien, en particulier, de procéder de la sorte, lorsque, la section ayant porté au point d'intersection d'un tronc nerveux, on a trois bouts à réunir. En suivant cette technique, nous avons réussi à mettre en contact très régulier, d'une part l'extrémité du sciatique, d'autre part, les deux sciatiques poplités, interne et externe : la section avait intéressé le tronc au niveau même de sa bifurcation (fig. 482).

Les fils seront tous coupés ras ; puis on s'efforcera de reconstituer, par un fin surjet de catgut, une enveloppe cellulo-fibreuse au nerf ainsi réuni, une gaine isolante, qui le mettra autant que possible à l'abri des constrictions cicatricielles. Ici encore, il sera toujours fort utile que la ligne de réunion cutanée ne soit pas immédiatement accolée à la ligne de suture nerveuse, si le siège et les caractères de la plaie le permettent.

Enfin le segment de membre sera immobilisé dans l'attitude la plus favorable à l'affrontement, sans traction, des deux bouts nerveux.

C'est là, en somme, une besogne relativement simple. Elle ne deviendrait difficile — dans les sections récentes — que si une perte de substance assez étendue entravait le rapprochement des deux bouts, ou encore si leur attrition était telle, qu'après l'avivement nécessaire, on se trouvât en présence du même écueil.

Que faire alors? L'e'longation du bout central, que l'on saisit entre les doigts et que l'on étire progressivement et lentement, suivant son axe, pourra rendre quelques services, et suffira parfois, lorsqu'il manque peu d'étoffe. Dans le cas contraire, il ne restera d'autre ressource — en pratique d'urgence — que de faire la suture à distance : deux ou trois anses de catgut ou de soie seront tendues de l'un à l'autre bout et pourront servir de jalons, de conducteurs, à la régénération nerveuse.

Si l'on disposait d'un tube d'os décalcifié, on engainerait les deux bouts nerveux et les fils intermédiaires, et ce serait un heureux complément de l'intervention. On cherchera à remplir la même indication, en reconstituant, du mieux possible, une gaine, une enveloppe continue, autour du nerf et de ses fils d'anastomose.

Quant aux autres procédés, au dédoublement nerveux, à la transplantation nerveuse, etc., ils ne trouveront guère leurs applications en chirurgie d'urgence, et, du resté, il faut le reconnaître, leurs résultats ne paraissent nullement supérieurs à ceux de la suture à distance, pure et simple, telle que nous venons de l'indiquer.

Avant-Propos i

Le matériel et l'opération d'urgence 1

Le matériel d'urgence du praticien 1

Cas d'extrême urgence et de dénùment complet 5

L'anesthésie en chirurgie d'urgence 11

La sérothérapie en chirurgie d'urgence 18

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