‹ Traité de chirurgie d'urgenceChapitre 53 sur 146 · DU FOIE ET DES VOIES EILIAIRES · texte numérisé non relu

DU FOIE ET DES VOIES EILIAIRES

On meurt d'une plaie du foie par hémorragie ou par infection, et le plus souvent par hémorragie : c'est là le gros danger de ces train natismes, danger immédiat, procédant quelquefois de trop graves lésions pour qu'on ait le temps ou la faculté d'y porter remède, mais qu'une intervention rapide peut seule conjurer. Ceci n'a pas besoin de démonstration : quiconque a vu saigner une rupture du foie reste convaincu de l'inanité de toute autre tentative et de la responsabilité écrasante que l'on assume, en refusant ou en retardant une opération, difficile et périlleuse, c'est vrai, mais cpii représente l'unique ressource de salut. Les statistiques de mortalité ne laissent aucune illusion : sur 267 cas de trauniatismes du foie, Mayer(') indique une mortalité générale de 59 pour 100, mais, en analysant les diverses variétés de lésions, il arrive à montrer qu'elle est, dans les ruptures, de 80,6 pour 100, de 56,5 pour 100 dans les plaies par armes blanches, de 54,4 pour 100 dans les plaies (Vannes à feu ; les chiffres donnés par Edler. quoique un peu différents, parlent, en somme, dans le même sens : mortalité générale, 66,8 pour 100; mortalité dans les ruptures, 85,7 pour 100; dans les plaies par armes blanches, 64,6 pour 100 ; dans les plaies d'armes à feu, 55 pour 100.

(') Cités par Terrier et Advraï, Les trauniatismes du foie et des voies biliaires. Revue de chir., I8UG, p. 717, et 1897, p. 16. — Nous rappelons une fois pour toutes ce magistral travail, qui représente l'exposé le plus complet île cette importante question.

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