‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 140 sur 460 · J. Rocharp, o. c., p · texte numérisé non relu

J. Rocharp, o. c., p

2. Nouvelle Doctrine chirurgicale ou Traite complet de Pathologie , elc. Paris, 1812 in-8, 4 volumes.

1 suivit encore derrière la Loire les derniers débris de nos armées. « Plus ard, dans ses leçons cliniques, lorsque tous ces grands drames militaires menaient à traverser son esprit, sa parole, ordinairement calme et grave, 'échauffait à ces grands souvenirs et l’Ame du patriote passait tout entière lans la voix du chirurgien1 ». Son expérience de la chirurgie d’armée lui ervit pour la rédaction de l’article Plaie du Dictionnaire en 15 volumes.

Roux avait été commissionné sous-aide à seize ans à l’armée de Sambre- ■t- .Meuse, jusqu’en 1797. Il apprit de Thomassin le soin qu’il faut apporter lans la pratique des opérations et l'application des bandages. « Sous la ogedu professeur, dit Malgaigne,sous les palmes de l'Institut, 'il triomphait 'avoir porté l’habit militaire. Aix-la-Chapelle occupa toujours dans ses ouvenirs une place de prédilection2. »

Lallemand avait servi à l’armée d’Espagne comme sous-aide. Réformé n 1811, il avait dû quitter nos rangs. Amussat, comme Lallemand, avait té sous-aide pendant la campagne de France. Désormeaux avait paru comme hirurgien de 3e classe à l’armée d'Italie. Itard, le célèbre au riste, avait été hirurgien au Val-de-Grâce. Laennec, en 1799, avait servi comme chirurgien e 3e classe à l’armée de l’Ouest, puis à l’hôpital militaire de Nantes. Ollivier, uquel on doit une monographie si intéressante, aujourd’hui classique, sur i pourriture d’hôpital, avait fait six campagnes à l’armée d’Espagne; il y vait été blessé. En 1813, il ne quitta l’armée qu’à regret. Il devint profes- ?ur libre à la Faculté et membre de l’Académie de médecine.

Fkrrus avait également accompagné nos armées en Égypte et en Italie. ichat était dans Lyon assiégé avec Desgranges, Récamier dans l’armée iégeante après avoir figuré à celle des Alpes. Villermay était lirurgien de l’hôpital militaire de Rennes pendant la Révolution et il renouvela à l’égard des blessés vendéens les actes de dévouement que tercy avait montrés vis-à-vis des émigrés. Il fut jeté et retenu longtemps î prison.

Ducamp, dont le nom se rattache aux progrès de la chirurgie des voies "maires au xix° siècle, servit dans nos rangs de 1811 à 1814. En 1813. il ait attaché au service de la garde impériale. Landré-Beauvais le futur >yen de la Faculté de Paris, était, dès le commencement des guerres la Révolution, chirurgien de l'hôpital militaire de Chàlons où il instruisait )s élèves; Moreau de la Sartre, professeur de la Faculté de médecine i Paris, était chirurgien de 3e classe en 1792.11 quitta la chirurgie militaire in III aprèsavoir perdulelibreusage de sa main droiteà la suite d’une blesire qu’il se fit en pansant des blessés atteints de pourriture d’hôpital, vssus, professeur à la Faculté de Paris, avait été chirurgien de 3e classe mdant la Révolution. Flamant, Kayser, professeurs à Strasbourg, avaient rvi pendant la môme période. Freteau, chirurgien distingué de Nantes, jurait comme chirurgien-major aux hôpitaux ambulants de l’armée de Ouest.

Tels étaient les noms delà plupart de ces brillants chirurgiens qui, dans s rangs de la chirurgie civile, devaient bientôt fournir la plus brillante irrière, soit comme praticiens, soit comme savants, mais ils ne représen-

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