‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 139 sur 460 · Bégin, g. c., p · texte numérisé non relu

Bégin, g. c., p

confond avec celle de Larrey. Paulet fut souvent chargé de la direction des vastes hôpitaux dans lesquels nos armées, sur leurs passages, entassaient des milliers de blessés. Il mourut à Nancy où il s’était retiré, objet de la plus grande vénération et très apprécié comme chirurgien. Son frère, non moins distingué, s’y retira également, après 1814. 11 ne voulut plus servir après l'exil de l’Empereur.

Willaume1. Chirurgien en chef de la Grande Armée en 1807, chirurgien principal en chef en second de l’armée d’Espagne, ex-chirurgien en chef de l’hôtel succursale des Invalides de Louvain, premier professeur à l’hôpital d'instruction de Metz, membre correspondant, sous la Restauration, de l'Académie de médecine de Paris, associé de nombreuses sociétés savantes, Willaume était le collaborateur aimé de Percy qu’il accompagna dans toutes ses campagnes. C’est à son contact qu’il acquit son habileté chirurgicale. C’était un audacieux chirurgien, un professeur instruit et brillant.

Fleury, chirurgien-major distingué de nos armées sous l’Empire, enseigna sous la Restauration la chirurgie au Yal-de-Grâce.

Fournier-Pescay, chirurgien-major qui avait servi sous les ordres de Percy, était un praticien distingué et un de nos bons écrivains. En 1814, il fonda avec Biron le Journal de médecine militaire auquel il fournit nombre d’articles de chirurgie et de médecine. Il a donné au Dictionnaire en 60 volumes, dont il fut un des fondateurs actifs, plusieurs articles intéressants entre autres l’article Chirurgie militaire et Armée.

Barbier était un chirurgien habile qui prit part surtout aux dernières luttes de l’Empire. Lors de la réorganisation des écoles, il avait été nommé professeur à Strasbourg avec Lombard. Il s’y montra praticien éminent. Il remplaça ensuite Dufouart comme chirurgien en chef du Val-de-Grâce où il enseigna également la chirurgie. Par les cours qu’il y fit et les enseignements de sa pratique, il contribua puissamment, sous la Restauration, à élever le niveau scientifique de notre corps. Il quitta le service en 1824, et reçut le titre de baron. Sa fortune considérable fut consacrée aux pauvres et à la fondation des prix de l’Académie de médecine, de la Faculté et de l’Institut qui portent son nom.

Boi fut chirurgien en chef de l’armée d’Allemagne. Briot vante son mérite et lui attribue un Traité de chirurgie d'armée que nous n'avons pu retrouver.

Laroche et Villermé, praticiens habiles, collaborateurs dévoués de Percy, furent des chefs d’ambulances divisionnaires. Le premier, dont nous reparlerons plus loin à propos des troubles de Lyon, a attaché son nom à l’étude

L Né à Metz en 1772, mort en 1863. La lr° série du Recueil de mémoires de médecine, • de chirurgie et de pharmacie militaires renferme de lui plusieurs observations. Il a publié dans la Revue administrative et scientifique des armées une étude intitulée : Recherches historiques sur les armes à feu, 1851, t. II, pp. 273, 204, 312, t. III, pp. 8, 32. La bibliothèque du Val-de-Grâce possède le cours manuscrit de chirurgie qu’il professait aux élèves de Metz. Citons enfin ses Recherches biographiques, historiques et médicales sur Ambroise Paré. Épernay, 1839. Ses articles du Dictionnaire en <10 volumes, son mémoire publié en collaboration avec Percy sur les hôpitaux chez les anciens in Magasin encyclopédique , 1812. H. Larrey a consacré à sa mémoire dans le Recueil < le Mémoires de médecine, de chirurgie et de pharmacie militaires, 3e série, t. IX, un article encyclopédique qu’on peut citer comme modèle.

des pseudarthroses, le second à la désarticulation tarso-métatarsienne.

Therrin de Médaine, chirurgien-major sous l’Empire, en lit toutes les campagnes. Plus tard il fut nommé chirurgien principal. Napoléon récompensa son dévouement en le décorant de la croix d’officier de la Légion d'honneur sur le champ de bataille môme de Wagram. Therrin était membre de l’Académie de médecine. C’était un de nos bons chirurgiens d’am-

bulance.

Laurent. Chirurgien principal très distingué de nos armées, qui servit sous les ordres de Percy dont il devint le neveu par alliance et auquel il associa son nom pour la rédaction de ses articles du Dictionnaire en 60 volumes ; Laurent était membre de l’Académie de médecine, plusieurs sociétés savantes se l’attachèrent.

Hoin {de Dijon). Chirurgien de la garde impériale, chirurgien principal d’armée, Hoin était chargé du service chirurgical de l’hôpital d’Anvers, alors notre grande ville frontière et notre plus grand centre d’approvisionîement et d’évacuations. Il y mourut du typhus en 1807. C’est lui qui rapaela l’attention sur la désarticulation du genou en proposant un nouveau imode opératoire.

Dupont, sous les ordres duquel servit Percy à l’armée du Rhin, comptait marmi nos meilleurs praticiens; Fardeau et Bécour furent des modèles de dévouement et de courage dans un corps où ces hautes vertus étaient develues communes.

Gallée, chirurgien en chef de l’armée d’Espagne, membre du conseil es armées sous la Restauration, ex-membre de l’Académie de chirurgie, evint membre de l’Académie de médecine après 1815.

Gauthier de Claubry. Ce chirurgien-major des grenadiers de la garde montra plus tard qu’il savait aussi bien manier la plume que les instruments chirurgicaux.

Assalini. Chirurgien-major de nos armées depuis l’Égypte jusque vers fin de l’Empire, Assalini avait suivi la fortune du prince Eugène dont était chirurgien. Il devint un professeur distingué.

Pasquier père était chirurgien en chef de l’armée de Hollande, chiruren du roi Louis et de la reine Hortense; il fut nommé chirurgien en îef de l’Hôtel des Invalides après Waterloo.

Il convient encore de ne pas oublier les noms de : Queyras, chef d’ambunres de la garde impériale1 ; de Moizin, un futur inspecteur du service de I nté de nos armées; de Gouraud, un des collaborateurs de Larrey dont lui-ci parle avec éloges; de Pierron, chirurgien habile et ingénieux; de vma et de Zink, dont nous reparlerons bientôt; enfin de Sarlandière, exdrurgien major, membre de plusieurs sociétés savantes, auquel nous dens un Guide du chirurgien militaire qui mérite encore d’être lu 2.

Les noms des autres ont été pour la plupart cités déjà à propos de leurs èses : nous n’y reviendrons plus.

Nous avons vu que les guerres de la République et de l’Empire avaient gré ou de force englobé, dans nos rangs, le plus grand nombre des

1. Nécrologie par Pascal, in Revue de Santé des armées, t. VII, p. 21.

2. Vade-mecum nu Guide du ehirurr/ien militaire, par le chevalier Sarlandièue, etc. "is, 1828, xit-346 pages ; 2" édition, Paris, 1831, 372 pages.

chirurgiens du pays. Ceux qui étaient déjà célèbres dans la pratique civile ou ceux quiétaient destinés à le devenir, passèrent ainsi successivement sous les drapeaux : les premiers, comme Antoine Dubois et Pelletan, furent dès le début placés à la tête d’un important service; les autres vinrent y faire leurs premières armes1. Ils puisèrent dans nos services ambulanciers et hospitaliers de précieux enseignements, l’habitude de l’intervention, l’habileté opératoire et l’énergie morale nécessaire pour la pratique des grandes opérations.

Antoine Dubois professait déjà l’anatomie et la médecine opératoire à l’École de chirurgie et l’Académie de chirurgie se l’était adjoint comme comme membre, quand, en 1791, il fut envoyé comme chirurgien-major à l’hôpital militaire de Melun. C’est là que le prit la Révolution. Elle le lit entrer à trente-cinq ans au Conseil de santé des armées et le chargea d’inspecter les hôpitaux des Pyrénées en 1792. Il assista au siège de Roses et de Figuières. A la création des Écoles de santé, il redevint professeur d’anatomie et fut adjoint à Chaussier. Bertholet le chargea ensuite d’accompagner Bonaparte en Egypte avec la mission scientifique. Mais une dysenterie grave et la nostalgie le forcèrent bientôt à revenir en France où il acquit comme accoucheur une si grande renommée.

Comme Dubois, Pelletan, son collègue à la Faculté, avait été placé, dès le début des guerres de la République, à la tête du service de santé d’une de nos armées, mais il ne fit que passer dans nos rangs. La chirurgie de bataille ne lui convenait pas plus qu’à Boyer, qui accompagna l’Empereur pendant les guerres de Prusse.

Léveillé, Lisfranc, Sanson, Roux, les contemporains célèbres de Dupuy tren, Lallemand, le célèbre professeur de la Faculté de Montpellier, prélu dèrent,chez nous, aux études qui devaient les rendre bientôt célèbres.

Léveillé avait suivi l’armée du Rhin en 1792. puis l’armée d’Italie commei chirurgien de lro classe. Après avoir été toujours aux avant-posles durant. I cette dernière campagne, il fut chargé de la direction de l’hôpital de Pavie,j se lia dans cette ville avec Scarpaqui décida de sa carrière. 11 quitta l’armé en 1801. Son Traité de pathologie2 résume l’expérience qu’ily avait acquise., Nous recommandons la lecture du chapitre qu’il consacre aux plaies d’armes à feu et surtout aux plaies par gros projectiles.

Lisfranc, dès sa réception au doctorat en 1813, entre dans nos rangs fait la campagne de Saxe et est attaché pendant quelque temps à l'hôpita de Metz comme chirurgien de lre classe. Il y contracte le typhus en 181 et est licencié en 1814. Son Traité de médecine opératoire porte en maint passages le souvenir de l’impression profonde que fit sur lui la pratique de

chirurgiens de nos armées.

Sanson, après avoir été interne à l’Hôtel-Dieu , partit pour l’armée en 1 81 pour payer sa dette au pays. Après un court séjour au Gros-Caillou, il reçu l’ordre de rejoindre, à la Grande Armée, les ambulances de la gard impériale. Il assista aux victoires de Lutzen, Bautzen, à la bataille de Dresd ainsi qu’à la défaite de Leipzig. Licencié une première fois en 1814, il repri l’année suivante sa place dans l’ambulance de la garde et après Waterlo*

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