‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 143 sur 460 · J. IIochard, o. c., p · texte numérisé non relu

J. IIochard, o. c., p

2. H. Larrey, Société de chirurgie , 24 octobre 1835, rurgie , t. VI, p. 274.

et

Bulletins de la Société de chi -

PRATIQUE DE EA CHIRURGIE

prégner les pièces de pansement sans être retenus à sa surface ou dans sa profondeur, [contribuaient à .donner à cette pratique plus d'inno-

[] cuité

Les mêmes conditions qui forçaient les chirurgiens de nos armées â J pratiquer des pansements expéditifs, peu compliqués et avec le minimum de matériel possible, les forçaient également à s’adresser à des appareils de déligation des plus simples, quoique suftisamment contentifs. Ils recou- I raient communément aux appareils â attelles et surtout aux fanons de 1 paille. D. Larrey employait ces derniers d’une façon presque exclusive. Il | avait tant contribué en généraliser l’emploi dans les armées qu’on 1 appela longtemps appareil de Larrey l’appareil à fanons. C’était à tort,

! puisque, comme nous l’avons vu, Paré 1’employa sur lui-même lorsqu’il il eut la jambe fracturée. Mais, il faut bien le reconnaître, Larrey l’imposa à ; la pratique de la chirurgie de guerre. Il rendit encore, pour ainsi dire j sienne, la méthode de traitement des fractures par l’appareil inamovible, tjj par les efforts qu’il fit pour la propager, l’extension qu’il donna à son emploi et les nombreux succès qu’il en obtint.

Dans l’intervalle des luttes même les plus rapprochées, tout le personij nel sanitaire sous la surveillance de ses chefs les plus élevés Percy et , Larrey, préparait avec une louable activité, ces moyens de contention t dont il trouvait les éléments partout. Toujours on avait soin de dépasser I les limites présumées des besoins. Charpie, compresses, bandes étaient rassemblées, empaquetées, casées, numérotées dans des caisses qui ne quiti taient pas l’ambulance et sur l’ordre du chirurgien tout, comme par enchantement, tombait sous sa main1 2. Jamais la chirurgie de guerre n’avait : été aussi méthodique, tout en étant aussi active et aussi bienfaisante. La j similitude des traumatismes qui familiarisait vite le personnel avec les pansements appropriés à chaque lésion, le soin apporté à diviser les blessés en quelques catégories auxquelles se rattachaient des procédés opératoires toujours les mêmes et des pansements autant que possible semblables, le secondait aussi, dans sa tâche.

Hémorrhagies. — Dans les hémorrhagies , la ligature directe est le moyen le plus employé pour assurer l’hémostase. Les larges incisions dont nos chirurgiens étaient si peu avares leur facilitait d’ailleurs singulièrement la recherche du vaisseau.

« Si pendant les dernières guerres, nous dit Briot, les chirurgiens militaires n’ont pas imaginé des moyens nouveaux pour suspendre et arrêter les hémorrhagies, parce qu’il paraît avoir été donné à notre Paré de fixer à cet égard les limites de l’art, on peut dire qu’ils ont su tirer le plus grand parti de ceux qui étaient connus et choisir parmi ceux qui ont véritablement de la valeur. Rarement dans les plaies d’armes à feu les voyait-on recourir à la compression : ils savaient que l’engorgement et l'inflammation plus ou moins considérable qui accompagnent ordinairement ces plaies, ne permettent pas qu’on les comprime au degré nécessaire pour suspendre l’hémorrhagie en mettant en contact les parois du vaisseau ouvert. Dans les cas de commotion, de stupeur de la partie frappée, ce moyen leur répugnait également; une partie stupéfiée ne leur paraissait pouvoir être comprimée en aucun sens et d’aucune manière. Rarement aussi plaçaient-ils

1. On attribue à tort la première idée de ces linges fenêtres à Larrey, on doit la reporter à Paré.

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