U R X A L DE MÉDECINE, DE CHIRURGIE ET DE PHARMACIE MILITAIRES
Interrompue depuis vingt-cinq ans, pendant toute la durée des guerres la République et de l’Empire, la publication mensuelle du Journal de ’decine, de chirurgie et de pharmacie militaires fut reprise en 1813 pour être ntinuée jusqu’à nos jours sous divers noms 2. Le plus ancien de tous les jrnaux de médecine français, de beaucoup le plus ancien des journaux de idecine militaire, il constitue une des plus riches collections de mémoires ; primés sur la médecine et la chirurgie d’armée. Actuellement encore, au illieu des publications étrangères de même ordre, il tient la première place Simple vérité nous force à le reconnaître. Une quantité considérable de 1 s rares se mêlent dans les volumes de cette publication à des mémoires portants, à des relations complètes ou partielles de nos campagnes des 1815 jusqu’à nos jours. Ces observations, ces mémoires, ces relations campagne, sans parler de la part d’influence qu’ils ont eue sur l’avanîent de notre art, restent d’une lecture toujours attachante et instructive .ont une source continuelle d’enseignement pour celui qui veut les lire c 1 attention qu’ils méritent. Ils sont signés pour la plupart de noms ont illustre la chirurgie militaire.
Nous ne ,erons Pas pour le Journal de médecine, de chirurgie et de phar- >.e militaires, dont on trouve la collection dans nos hôpitaux et dans les Miothèques de nos infirmeries régimentaires, ce que nous avons faitpour le nu (te Médecine de Dehorne, qui est aujourd’hui à peine connu et qu’il difficile de se procurer. A l’analyse des articles de chirurgie militaire
Uryje 'le pharmacie militaires, rédigé sous la sur- Tvt es Inspecteurs généraux du service de santé, par Biron, médecin en
, *' V'"1 '* . ote * es Inv{dides, et M. Fournihr, médecin-secrétaire de
• >ection de santé de Pans, 1815.
J£?n eM une période d accalmie, avait été chargé de reprendre 1 e Journal
'm'",''11 ' ai\ ‘ ' Gt l a',ut’ rasse*n^'« matériaux nécessaires à l'histoire des prin- .uij ec-,OMS o Jservees parmi les troupes depuis le commencement des guerres de la • ' ,',.3 CIIf r’“8tancn-s |u* permirent pas de mettre ce projet à exécution et les
II’’ iii'1!'11!:,.' e p osés au Ministère, furent perdus pour la science. Ses articles des ' e ‘jncf/rlopédic méthodique n’en représentent qu'un résumé très succinct.
que renfermait le premier, nous nous contenterons d’opposer, le plus souvenl, la citation brève de ceux contenus dans le second, nous limitant encore à ceux qui intéressent plus particulièrement la chirurgie de guerre.
La •première série commence par un mémoire important de Percy sur l’ente animale1. A côté des exemples les plus remarquables d’ente empruntés àla science, l'illustre chirurgien cite des faits personnels de larges plaies de la face par armes blanches ou par armes à feu, intéressant de préférence le nez et les lèvres et terminés par la guérison malgré une séparation presque complète. Dans ce mémoire, Percy a développé ses qualités de maître écrivain, érudit, pénétrant, convaincant. Suit un mémoire volumineux et très substantiel de Gama, alors premier professeur à l’hôpital d’intruction du Val-de-Grâce sur les plaies de tète et l’encéphalite, qui leur est consécutive2. Dans ce travail, Gama passe en revue les travaux de ses devanciers et s’y montre partisan des doctrines de Broussais. Il étudie les plaies simples du crâne, les fractures, les paralysies, les compressions symptomatiques de ces fractures, les troubles à distance, les symptômes, la marche de l’encéphalite traumatique et son traitement. Ces descriptions sont accompagnées d’observations personnelles intéressantes et nombreuses. Ce mémoire classique fut repris plus tard et publié en un volume.
Bégin fut un des rédacteurs assidus du Journal de médecine militaire presque dès sa fondation. Il lui a fourni des travaux de vulgarisation sur les plaies de tête 3, les plaies articulaires4, les accidents sympathiques déterminés par les lésions externes 5, la pourriture d'hôpital6, le tétanos7, le traitement des blessures graves produites par les armes à feu8, la pratique de la ligature des artères dans les lésions de ces vaisseaux et les anévrysmes9, sur la torsion des artères10, la réunion immédiate des plaies de l'intestin11, etc.
Des nombreux travaux que Fournier-Pescay donna à cette première série qu’il contribua à rédiger avec Biron, nous ne signalerons que son mémoire sur les plaies du cou 12.
Lemazurier, ex-chirurgien-major des armées impériales, dans sa relation médicale de la campagne de Russie, décrit d’une façon remarquable les effets du froid 13.
Tracuez consacre à la manière d’agir du boulet et autres projectiles lancés par la poudre à canon un travail intéressant u.
Briard, dans une étude des abcès du foie consécutifs aux lésions traumatiques, discute les théories diverses des auteurs qui l’ont précédé sur la formation de ces abcès ls.
D’assez nombreux travaux sont consacrés àla pratique des amputations: Larrey fournit sur celle de la jambe une notice qui mérite encore d’être con su ltée 1 6 ; Baudens décrit son procédé d’amputation de la cuisse1', son procédé d’amputation d’avant-bras 18;Gairal revient sur les amputations partielles