JOURNAL DE MEDEC., DE CUIR. ET DE P H ARM. MILITAIRES
| le la main 1 ; Cornuau, un de nos opérateurs les plus habiles, qui a attaché I ;on nom à la chirurgie opératoire, étudie la désarticulation coxo-fémorale, snumère les procédés anciens, les discute et précise les divers temps de | elui auquel il a été attaché sou nom 1 2 3; Maillot, alors aide-major, insiste vec Collette sur les avantages de l’appareil inamovible de Larrey dans le raitement des fractures11; Châtelain, reprenant une idée et une pratique te Mayor de Lausanne, insiste sur les avantages du coton dans le panseîent des plaies et avance pour en faire ressortir les avantages précieux es arguments qu’on croirait écrits d’hier 4 * * ; enlin Grandval préconise à ouveau l’usage de l’eau dans les lésions chirurgicales s.
Presque toutes les relations de nos campagnes depuis 1815 jusqu’en 846 se retrouvent dans cette série du Journal de Médecine , de chirurgie A. de pharmacie militaires , ou dans le Recueil de Mémoires de médecine, de kirurgie et de pharmacie militaires qui lui fait suite. Ils livrent au chiurgien militaire une de ses sources d’instruction les plus profitables; -s l’initient à toutes les vicissitudes delà guerre et aux difficultés qu’il doit . attendre à y rencontrer pour diriger ses services. Les campagnes d’Afrique mrnissent à Guyon, Tesnière, Baüdens, Mauricheau-Beaupré, Bagré, Dany, iUÉRiN, Huet des relations sur lesquelles nous allons revenir ; les événeîents de 1830 et la prise d’Anvers donnent à H. Larrey les sujets de mémires fort étendus et des plus intéressants; enfin les six journées 'avril 183-4, à Lyon, inspirent à Laroche un très bon travail sur les plaies ar armes de guerre.
Les observations sur les blessures des différentes régions sont en très rand nombre et parmi celles-ci beaucoup méritent d’être rappelées à ittention des chirurgiens. Forgemol soigne un blessé auquel l’explosion un mortier abrase l’une des mains, la projette contre sa poitrine et dé~ rmine des lésions mortelles G; Royère cite le cas d’un nez détaché par i h coup de sabre7; Zinck, l’observation curieuse d’une hémostase sponnée constatée à la suite de l’amputation d’un membre supérieur atteint î coup de feu; il attribue ce fait à la rétraction des vaisseaux sous l’inîence du traumatisme 8; Bégin rapproche du cas de Zinck les faits ana- .gues épars dans la science.
Chianea apporte à l’histoire des plaies du cœur une observation cueuse que nous reprendrons et qui lui suggère d’intéressantes remaries sur les blessures du péricarde et du cœur 9.
Giscard10, Carré h,Tournel12, Paradis13, Pommier u fournissent à l’étude is blessures de la poitrine de beaux faits. Rochon-Duciiiron apporte au êrne cadre le cas d’un blessé chez lequel un coup de sabre avait traversé poitrine de part en part et qui guérit, dit-il, grâce â dix-huit sai- >ées faites en douze heures. Cet homme avait donné au sanguinaire ururgien, d’après les évaluations même de l’auteur, treize à quatorze livres